Paris à l’infini

19 Août

Paris_a_l_infini 2

 

Force est de reconnaître que l’été à Lutèce, les spectacles se raréfient. D’abord en juillet puisque la capitale du théâtre devient Avignon durant trois semaines. Et à plus forte raison en août puisque les autochtones sont peu nombreux à être encore présents, et, lorsqu’ils le sont, ils sont rendus amorphes par la canicule qui les incite à ne pas quitter un périmètre allant du frigidaire où se trouve de l’eau fraîche au ventilateur acheté en urgence ou ressorti de la cave où il avait été placé après avoir été en urgence en 2003 dans des circonstances à peu près similaires.

Bref, l’on peut dire que les passionnés de théâtre sont pour toutes ces raisons au chômage technique. Mais heureusement, quelques valeureux artistes résistent encore et toujours à l’appel des vacances, et sont même prêts à se produire dans des petites salles de spectacle. C’est le cas de Caryn Trinca et de Sébastien Debard qui se sont lancés le défi de chanter Paris dans Paname privée des Parisiens, pour les touristes de passage, les nostalgiques d’un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître et les quelques curieux égarés ou à ce point accros à leur dose théâtrale qu’ils ne sauraient supporter un mois complet de sevrage (toute ressemblance avec une personne existante et tenant un blog avec une rubrique spectacles est purement fortuite).

Dans un joli duo voix-accordéon (avec pour seul bémol la présence de micros qui est de trop dans cette petite salle), ces deux amoureux du temps d’un cabaret nous livrent les secrets de Paris, remontant ensemble le temps, pour nous livrer leur rencontre et leur coup de foudre réciproque à l’époque contemporaine mais aussi dans les années 1970, 1950, 1930 et même 1910. Et tenter de comprendre pourquoi, se plaisant toujours, ils se sont toujours retrouvés séparés dans chacune de leurs réincarnations. Avec cette idée simple, ils nous font ainsi voyager dans cette ville éternelle, de Piaf à Pharell Williams, de la java au hip-hop, avec, au-delà de l’amour de cet homme et de cette femme, un troisième invité aussi haï qu’adulé : Paris.

La voix mélodieuse et le dynamisme de Caryn Trinca, passant de la timide provinciale à la Russe exubérante, mêlée à la voix sirupeuse et au talent d’accordéoniste de Sébastien Debard nous entraîne dans cette ville aux mille vies, à la fois célèbre et mystérieuse, poussiéreuse et magique. Le travail de compilation et d’entrecroisement des chansons célèbres et moins célèbres est absolument remarquable, avec des enchaînements tout à la fois improbables et évidents. Et l’on se laisse bercer par ce conte musical, fredonnant intérieurement à de nombreuses reprises ces chansons qui ont traversé nos vies à différentes époques. Un vrai régal à savourer à l’infini.

Plus d’infos :

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

Des images... et des mots

rienaredire

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Chroniques erratiques d'une emmerdeuse

Wandering City et tout le reste

Les confidences extraordinaires du Professeur Bang

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

#EtaleTaCulture – La Culture Générale pour briller en société

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

%d blogueurs aiment cette page :