Decadance

28 Oct

Julien Benhamou 3

Crédit photo : Julien Benhamou

 

 

Comme souvent à l’Opéra de Paris, les représentations se terminent avant que l’on ait le temps d’en parler. Pour autant, la découverte de l’univers du chorégraphe Ohad Naharin me donne tout de même envie d’écrire sur la merveilleuse soirée vécue il y a quelques jours à l’Opéra Garnier. En soi, le lieu suffit déjà à créer la magie, entre les salons rococo, les plafonds et les sols magnifiquement décorés et bien entendu la salle de spectacle elle-même avec sa superbe voûte peinte par Chagall. La qualité du spectacle n’en importe pas moins, et celle de ce ballet était amplement à la hauteur de ce cadre mythique.  

Ohad Naharin a créé sa compagnie de danse, la Batsheva Dance Company, en 1974 alors qu’il avait tout juste 22 ans et avant même d’aller se former dans les plus prestigieuses compagnies américaines (School of American Ballet, Julliard School, Martha Graham Company). Il démarre comme chorégraphe en 1979 et devient directeur artistique de sa compagnie en 1990. Dix ans plus tard, il crée Decadance qui célèbre cet anniversaire particulier. Depuis, le spectacle se joue sur les scènes du monde entier, avec une évolution puisqu’il n’intègre pas systématiquement les mêmes séquences. Les danseurs du ballet de l’Opéra de Paris interprétaient cette saison une dizaine de séquences dans des styles très différents, tous très forts en émotions.

Sur des musiques éclectiques et toutes choisies avec goût, les danseurs nous font donc passer de la légèreté de la jeunesse rebelle à des questions sur l’intégration, en passant par des univers allant de celui du ballet classique au tango. Et toujours dans le langage corporel très particulier qui est la marque de ce chorégraphe hors normes, le gaga, impossible à décrire avec justesse, mais où les mouvements partent de l’écoute du corps pour développer son habileté et sa dextérité. Les danseurs nous livrent ainsi des chorégraphies qui sortent réellement des traditions, y compris celles du ballet contemporain, pour notre plus grand bonheur. Et particulièrement pour celui des heureux élus du public qui participent sur scène à une séquence interactives plein d’humour. Du début à la fin, on se laisse entraîner dans cet univers haut en couleurs musicales, chorégraphiques et surtout sensibles, qui donnent une énergie et le moral au beau fixe pour plusieurs jours.

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