Valjean

5 Nov

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Adapter un roman aussi riche et dense que les Misérables au théâtre est un exercice complexe et potentiellement dangereux. Ce défi n’a pas effrayé Christophe Delessart, qui, comme beaucoup de lecteurs de cette œuvre magistrale, a été séduit par la force à la fois des personnages et des mots de Victor Hugo. Il y a 30 ans, ce comédien qui n’avait alors que 23 ans décide de raconter l’œuvre à travers les yeux de ce personnage à la fois héroïque et énigmatique qu’est Jean Valjean. Bien des années plus tard, il décide de reprendre ce texte, pour le plus grand plaisir des amateurs du grand auteur de cette fresque.

En choisissant de faire reraconter l’œuvre par Jean Valjean, l’auteur-comédien nous permet non seulement de redécouvrir ce roman magnifique, mais aussi de nous interroger sur cet homme hors normes. Et il réussit l’exploit de vraiment nous faire revivre tous les moments importants des Misérables en seulement 1h15, ce qui en soi constitue déjà une prouesse.

Mais en plus de cela, Christophe Delessart est littéralement Valjean, en tout cas tel que l’on peut s’imaginer cet ancien bagnard. L’on sent en lui toute la rage de cet homme injustement condamné. Et dans le même temps toute la sagesse progressivement acquise au cours de sa deuxième vie, celle qui a pris sa source dans la rencontre avec Monseigneur Myriel premier homme à ne pas le rejeter et plus encore, à lui donner sa chance même lorsque l’ex-forçat tente de le voler. Au cours du récit, l’on voit constamment s’affronter ces deux influences de colère et de bienveillance, qui reflètent d’un côté la fatalité, de l’autre l’espoir.

La mise en scène très sobre d’Elsa Saladin permet de révéler toute l’intensité du jeu de ce comédien que ses 30 ans d’expérience ont certainement donné un ancrage et un charisme donnant plus de corps à ce rôle sans rien lui faire perdre de l’énergie de ses vingt ans. Une belle occasion de (re)découvrir cette histoire de vie en français ou en anglais selon les soirs, et quelques merveilleuses phrases de Victor Hugo qu’on ne se lassera jamais d’entendre.

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