Sois parfaite et t’es toi !

18 Avr

parfaite

Sois parfaite et t’es toi est une comédie rafraichissante qui parle de féminité, pas mal aussi de féminisme, et puis naturellement du fait d’être soi… surtout quand on est une femme et que l’on souhaite trouver sa place dans une société où, quelle que soit l’époque, elle n’est pas offerte sur un plateau d’argent (ni même de métal argenté).

Emmanuelle est une jeune avocate brillante, la trentaine, fière de sa réussite et qui s’impose dans son travail par une autorité souvent excessive envers ses collègues moins expérimentés et les stagiaires de son cabinet. A la pointe des tendances, qu’il s’agisse de la mode ou de sa vie sociale, elle apparaît de prime abord comme une femme qui n’a pas froid aux yeux mais qui se distingue surtout par sa dureté et sa froideur. Ce manque d’attention aux autres apparaît de façon particulièrement criante lorsqu’elle se retrouve à prononcer l’éloge funèbre de sa grand-mère Colette, qu’elle n’a même pas écrit elle-même.

Le destin va lui jouer un étrange sort en la propulsant par une mystérieuse faille spatio-temporelle dans la cuisine de Colette… en 1960. Passé l’effet de surprise réciproque face à cette rencontre incongrue, les deux femmes vont apprendre à se découvrir tandis que se joue dans le salon le dîner d’affaires ayant pour enjeu le contrat le plus déterminant pour la carrière du grand-père d’Emmanuelle… et donc indirectement pour son propre avenir.

D’abord révoltée par la docilité de Colette face aux hommes auxquels elle sert uniquement de serveuse et surtout par le contenu du guide de la femme parfaite soigneusement posé dans la cuisine et visiblement plus utilisé que les livres de recettes eux-mêmes, la jeune femme ambitieuse du 21ème siècle va progressivement tenter de comprendre sa grand-mère. Laquelle est naturellement très curieuse de savoir ce que les décennies à venir lui réservent. Confrontant toutes les deux leurs rêves et leurs questionnements, elles vont découvrir au fur et à mesure qu’aucune des deux n’est aussi libre ni aussi contrainte qu’elle ne croit l’être. Aline Gaillot (Emmanuelle) et Elodie Godart (Colette) vont vivre ces deux femmes au caractère bien affirmé avec une énergie folle et visiblement beaucoup de plaisir. La pièce écrite (et actuellement jouée en tournée) par Elyse Fruttero et Lucile Brunel est très intelligemment construite et mêle avec brio l’humour aux questionnements subtils sur la place de la femme. Soyez beau publics et tentez l’expérience !

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