Et si on ne se mentait plus ?

27 Mai

mentait

 

« Et si on ne se mentait plus ? » fait partie de ces pièces dont le pitch me séduit immédiatement mais que j’attends plus de six mois pour aller voir, juste sur le fil du rasoir avant les dernières représentations (à ma décharge, la pièce était initialement programmée à 18h30 puis à 19h, horaires un peu précoces surtout en semaine). Enfin les dernières temporaires puisque la pièce sera cet été à Avignon, ce qui laisse aux spectateurs du Sud et à ceux en visite dans la cité des papes l’occasion d’aller la découvrir.  La pièce raconte l’amitié entre 5 grands hommes de lettres et de théâtre fin 19ème siècle – début 20ème siècle : Alfred Capus, Lucien Guitry (père de Sacha), Jules Renard, Tristan Bernard et Alphonse Allais.

 Liés par amitié autant que par les affaires qui les amènent à collaborer régulièrement, ces cinq hommes hauts en couleurs se retrouvent régulièrement pour déjeuner chez Lucien… quand ils ne se voient pas par deux ou par trois pour jouer au cercle, se lire leurs écrits respectifs ou faire la tournée des bars parisiens pour comparer les absinthes, menés par Alphonse Allais. Evidemment, la vérité de chacun est distillée aux autres par bribes, qu’il s’agisse de leurs projets, de leurs écrits, d’argent ou des femmes, et lorsque certaines informations sont révélées à ceux auxquels on voulait le cacher, les esprits s’échauffent… avant de se réconcilier autour d’un bon cognac.

Cette pièce originale nous plonge dans l’ambiance du début du 20ème siècle, grâce aux très réussis décors et costumes, mais surtout grâce au travail de ces cinq brillants comédiens qui ne boudent pas leur plaisir d’incarner ces hommes de lettres. L’on découvre de nombreuses anecdotes méconnues, notamment sur le brevet du café lyophilisé déposé par Alphone Allais. Et surtout, l’on savoure avec délices les péripéties de cette amitié virile ancrée dans une époque à la fois lointaine et proche. Un hymne à l’amitié et à toutes ces petites dissimulations qui finissent toujours par laisser éclore le port aux roses.

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