Les étés de la danse – Carmen

12 Juil

carmen

 

Depuis une semaine, l’univers des spectacles franciliens tourne au ralenti, les artistes étant soit en train de profiter de vacances méritées, soit partis au soleil pour se faire connaître par les très nombreux spectateurs du festival d’Avignon (et dans les deux cas, ils ont bien raison). Mais Paris est une ville qui ne dort jamais vraiment, et même dans cette période « de creux », nous avons la chance de pouvoir y découvrir quelques petites merveilles, et notamment, tous les étés depuis 15 ans, de pouvoir assister aux étés de la danse, qui, du fait des travaux du Théâtre du Châtelet, ont été accueillis 2 ans à la Seine Musicale avant de prendre leurs quartiers cette année à Mogador.

Après avoir accueilli de nombreuses compagnies nord-américaines (Alvin Ailey, Paul Taylor Dance Company, San Francisco Ballet, Ballet de Montréal, New York City Ballet), quelques illustres danseurs russes, le ballet national de Vienne et celui de Cuba, les étés de la danse reçoivent cette année la Compañia Nacional de Danza de España. Là où la manifestation se déroulait auparavant sur 3 semaines, elle est cette année resserrée sur dix jours, avec un programme unique (mais 2 distributions différentes). Avec un choix d’œuvre particulièrement emblématique pour une compagnie espagnole, celui de la rebelle andalouse Carmen.

Dans ce ballet, l’on ne peut qu’admirer cette compagnie qui sait conjuguer la technicité de la danse à un magnifique travail d’interprétation digne des plus grands acteurs (et sans recours à la parole). Dan Vervoort, l’interprète de Don Carlo, est particulièrement remarquable, à la fois par sa souplesse et par le charisme qui se dégage de lui. Il est accompagné par deux grandes danseuses solistes : Sara Fernández qui campe une Carmen à la fois altière et légère, et Shani Peretz qui donne un autre regard sur Micaëla, mi-femme mi-enfant avec l’idée originale de la faire apparaître en basketteuse dans la scène d’introduction.

Le choix des portes mobiles avec une face miroir pour les décors donne énormément de relief aux numéros de danse. Le travail sur la musique, avec des libertés prises dans les rythmes des célèbres airs de Bizet, mais aussi dans le registre musical, en n’hésitant pas à les remixer en sachant trouver le juste équilibre entre respect et modernisation de la partition. Cette nouvelle version de Carmen en ballet est ainsi porteuse de belles innovations, donnant un nouveau regard plein d’intensité sur l’histoire. La compagnie dans son ensemble montre à la fois son excellence, sa fraîcheur, sa cohésion et sa capacité à casser les codes pour mieux nous émerveiller. Elle nous offre un grand moment de danse que l’on n’est pas près d’oublier.

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