No Bullshit

12 Oct

bullshit

 

 

Le monde de l’entreprise empruntant de plus en plus à l’art de la scène, des « pitchs » de projets aux « key notes » en passant par des conférences avec décor et mise en scène, il n’est pas illogique que certains entrepreneurs / dirigeants / managers aient des velléités de passer des estrades des amphithéâtres aux planches de théâtre. C’est le pari d’Alain Péron, co-fondateur de l’agence de communication stratégique Giacometti-Péron devenue No Com, qui a écrit et fait partie des interprètes de cette pièce nous plongeant dans le monde impitoyable du conseil.

L’on y découvre Charlotte, une jeune femme ambitieuse, le jour de son « dernier round » d’entretiens, pour lequel elle s’est littéralement entraînée comme une boxeuse afin de répondre du tac au tac à chaque question, d’esquiver les mauvais coups et de parvenir à porter l’uppercut final qui convaincra la très renommée société SOPI de l’embaucher. Pensant avoir perdu la partie face à la terrible et impitoyable directrice des affaires financières, sa fraîcheur plaira à l’un des 2 fondateurs qui décide de lui donner un rôle stratégique dans son équipe. La voilà donc embarquée dans cet univers d’excellence et de luttes impitoyables pour garder ou conquérir le pouvoir, « armée » de sa SOPI Watch, petite merveille technologique servant tout autant la performance que l’espionnage de chaque collaborateur, avec un code couleur qui révèle au premier regard le grade et le service de chacun.

Loyale à J-P, l’associé l’ayant engagé, semblant toujours posée et peu prompte à médire et écraser les autres pour gravir les échelons de senior, manager ou encore senior manager, contrairement à ses collègues, elle est scrutée par ces derniers qui pour certains cherchent à la protéger là où d’autres se méfient de cet air innocent. La question de ses vraies prétentions est au cœur de ce spectacle qui décrit le système de ce secteur certes en condensant et en mettant l’accent sur ses travers et les conspirations et coups de poignard dans le dos qui y surviennent, mais sans rien inventer qui ne reflète pas hélas la réalité.

L’on y voit des jeux de séduction opportunistes (allant du simple cirage de pompes aux relations charnelles), des placements de pions sur le bon plateau de jeu, des pieds écrasés et des dents qui râclent le parquet, etc. Des dossiers quotidiens aux plaidoiries à peine déguisées lors du séminaire annuel pour déloger et prendre la place du numéro 3 de l’entreprise, en passant par l’animation de « workshops » et la révolution des bureaux post open-space et flex office, l’on se laisse totalement entraîner par les tête-à-tête plus ou moins formels et les hauts et les bas de chacun. Tout en se demandant comme les autres qui manipule réellement qui, et surtout quelles sont les intentions de Charlotte… La réponse vous sera révélée au Théâtre du Roi René.

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