L’A-Démocratie – Le Maniement des Larmes

29 Oct

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Après avoir découvert le 1er volet de la trilogie « L’A-Démocratie » au début du mois, intitulé « Elf, la Pompe Afrique », qui portait sur le célèbre procès Elf, j’étais très curieuse d’assister à la suite. Sans pour autant suivre l’ordre proposé puisque j’ai décidé de poursuivre par le volet 3 qui s’intéresse à l’armement et plus précisément à l’arme nucléaire, avec là encore un parfum de scandale politique puisque cette nouvelle « conférence-spectacle » traite en grande partie de l’affaire Karachi et du financement supposé de la campagne présidentielle de Monsieur Balladur en 1995 par le dirigeant libyen (affaire particulièrement d’actualité d’ailleurs puisque le procès d’Édouard Balladur vient de s’ouvrir).

Ayant déjà beaucoup parlé de la rigueur du travail de Nicolas Lambert et de son talent dans ma précédente chronique, je ferai au mieux pour éviter la redite. Force est de constater tout de même que l’auteur comédien dispose d’une égale passion et d’une égale énergie quel que soit le jour et le spectacle. Là où j’avais particulièrement admiré l’expressivité de son visage et la vitesse de passage d’un personnage à l’autre, il m’a semblé que sur ce volet, l’on voyait plus encore ressortir ses talents d’imitation, tant dans la voix que dans la gestuelle.

La présence sur scène du musicien Jean-Yves Lacombe et du régisseur Philippe Evrard, également tous deux parties prenantes de l’action, donnent une dynamique assez différente, qui s’apparente réellement à un travail d’enquête multi-sources, qui tranche avec celle du procès dans le volet 1. Cette ambiance donne réellement envie d’en savoir plus, des conversations téléphoniques récupérées par l’instruction aux conférences de presse d’Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy en passant par les bulletins d’actualité. Le spectacle permet surtout de se poser des questions essentielles sur les ventes d’arme de la France et plus largement sur les pays possédant la bombe nucléaire ou des ressources suffisantes pour la développer. Seul petit bémol, la toute dernière partie est très intéressante mais il y manque un lien (autre que le sujet de l’armement) avec les précédentes. Aucune larme n’est vraiment versée en assistant à ce spectacle, mais les neurones sont vivement sollicités, et c’est tant mieux.

Plus dinfos :

L’A-Démocratie, jusqu’au 28 décembre 2019, en 3 volets :

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