Un vers de Cid

6 Nov

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Cet automne, je passe pour mon plus grand plaisir de bonne surprise en excellente surprise dans mes sorties théâtrales. Et il se peut que cela soit un hasard de calendrier ou mon cerveau qui me guide inconsciemment dans mes choix, mais j’apprécie à la fois la créativité des spectacles et le travail de très grande qualité sur les textes lors de mes découvertes coup de cœur les plus récentes. Évidemment, comme l’indique le titre de cette chronique, la pièce s’appuie en très grande partie sur les vers de Corneille, et l’on pourrait penser que la Compagnie Ornithorynque qui propose une version volontairement écourtée de ce très célèbre texte, de seulement 1h10, avait un « matériau » suffisant pour ne pas avoir à se préoccuper réellement d’écriture.

Et pourtant, précisément, la « mise en texte » du Cid a certainement requis de très nombreuses heures de travail d’adaptation, excellement réalisé par François Lis. En partant de l’idée très amusante de faire interpréter tous les rôles par deux comédiens seulement, l’un se présentant comme un intermittent du spectacle en période de réinsertion après un AVC, l’autre comme responsable culturelle à la Mairie de Paris. Le spectacle mettant en scène à la fois leurs interactions (elle cherchant à le séduire tandis que lui reçoit ses tentatives avec embarras), le résumé désopilant de certaines scènes, et l’interprétation dans le texte littéral des plus connues et de celles jugées les plus belles ou les plus déterminantes.

Au-delà de l’inventivité du « metteur en texte », Delphine Guillaud et Olivier Banse redoublent de créativité dans l’interprétation, s’amusant avec les rythmes, les accents et les intonations avec une complicité et un plaisir évident. La mise en scène de Stéphanie Wurtz est fluide et extrêmement rythmée, avec une place particulière accordée à la musique. L’on voit ainsi défiler des marionnettes, un prétendant qui zozote, des références sportives, le tout sur du Iron Maiden (entre autres surprises que je vous laisse découvrir)… bref vous l’aurez compris, cette revisite du Cid est tout aussi déjantée que géniale, tout en étant très respectueuse de l’œuvre.

ornithorynque

Et comme une bonne nouvelle en appelle une autre, la Compagnie Ornithorynque fête ses 10 ans cette année et présente à cette occasion sa vision d’un classique différent jusqu’en juin, les 2 prochains étant Dom Juan en décembre et Ruy Blas en janvier.

Plus d’infos :

 

 

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