La vie est belle

16 Déc

vie belle

 

Reprendre un classique du cinéma américain au théâtre est forcément un pari, la transposition du 7ème au 6ème art étant déjà un défi, celle d’une œuvre connue ajoutant à la complexité. Pour cette saison, la compagnie Caravane (qui n’en est pas à son coup d’essai puisqu’elle avait déjà adapté « Des souris et des hommes » et « Vol au-dessus d’un nid de coucous ») a décidé de s’attaquer à une œuvre emblématique, le « It’s a wonderful life » de Franck Capra. Pour toutes celles et ceux qui aiment voir et revoir ce film à Noël (ou en dehors), vous avez l’occasion de découvrir cette œuvre autrement. Ayant pour ma part vu 2 ou 3 fois les aventures de Georges Bailey, mais il y a déjà quelque temps, je n’en avais pas un souvenir très frais, ce qui m’a permis de m’affranchir de toute comparaison.

Pour les quelques allergiques aux films en noir et blanc des années 1940, George Bailey est un homme de devoir qui a renoncé à beaucoup de ses rêves pour reprendre l’entreprise familiale aidant les personnes modestes à se loger, non sans difficultés. D’épreuve en désillusion, il en vient à songer sérieusement au suicide. C’est là qu’intervient Clarence, jeune ange cherchant à « gagner ses ailes » dont la mission est de la faire renoncer. Pour cela, nous sommes entraînés dans une succession de flashbacks permettant à Clarence de comprendre la vie et le chemin ayant mené George à cette extrémité.

Cette transposition sur les planches, conçue par Catherine Hauseux et Stéphane Daurat, est conduite avec un très joli sens du rythme par une troupe soudée et passionnée, où chacun endosse tour à tour les rôles de l’ensemble des personnages aux caractères hauts en couleur que croise George, brillamment interprété par Thierry Jahn, avec des décors amovibles et bien pensés. Ça file, ça swingue, et ça nous entraîne dans une belle aventure simple et humaine, où l’on passe de l’attendrissement à la révolte, bref où les sentiments sont bien présents. Une belle leçon d’espoir et de vie en ces temps un peu moroses, à savourer jusqu’au 22 décembre (avant de revoir le DVD en famille pour Noël).

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