Plus haut que le ciel

29 Déc

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Alors que fort malheureusement, la France a renoncé à concourir réellement pour l’Exposition Universelle de 2025, ayant préféré tout miser sur les Jeux Olympiques (à mon grand regret) un an plus tôt, le Théâtre Fontaine a pour sa part décidé de nous replonger dans l’effervescence de ce temps où Paris aimait à faire rayonner l’inventivité et la capacité d’innovation, et où, il y a désormais plus de 130 ans, la capitale accueillit cet étrange monument qui en constitue désormais l’un des plus célèbres symboles.

L’histoire prend place au cabinet du célèbre Gustave Eiffel, en quête d’un nouvel élan, où les ingénieurs Koechlin et Nouguier viennent présenter au très austère Sauvestre, architecte en chef de l’entreprise et peu enclin au risque, leur proposition révolutionnaire de construire tour de 305 mètres de haut, exclusivement en métal. Celui-ci rejette manu militari ce projet, le comparant à un pylone géant et totalement inutile (opinion qui sera d’ailleurs partagée par un certain nombre de personnes, la tour Eiffel ayant eu un certain nombre de détracteurs). C’est sans compter sur la persévérance et la détermination de Claire Eiffel, bien disposée à la fois à faire entendre sa voix et à prendre des responsabilités dans l’entreprise, et qui fera en sorte que le projet soit présenté à son illustre père.

D’abord dubitatif, celui-ci se laisse convaincre, et c’est alors que se lance le marathon à la fois pour le financement de ce monument unique et pour sa livraison dans les délais prévus, en moins de deux ans donc, avant l’Exposition Universelle de 1889. Les péripéties s’enchaînent, entre les coups de sang de Gustave Eiffel (le très charismatique Frédéric Imberty), les désirs d’émancipation de sa fille Claire (la faussement douce Margaux Van den Plas) qui refuse les projets de mariage forgés pour elle, les maladresses mais aussi géniales trouvailles des deux ingénieux ingénieurs (Axel Blind et Nicolas Le Guen), les rencontres avec le secrétaire d’Etat (l’excellentissime Jean Franco) et sa femme tyrannique (Héloïse Wagner) et les retournements de vestes de Sauvestre (le très énergique Tuomas Ronzeau) qui se réfèlera finalement bien plus loyal et subtil qu’il n’y paraît.

L’on revit avec beaucoup de joie cette grande épopée romancée, souvent contrariée mais portée par la détermination de tous ceux et celles qui ont cru à cette folie et voulu la faire exister. Une amusante page d’histoire qui ravira petits et grands. Cerise sur le gâteau, si vous recevez des amis étrangers, la pièce est surtitrée en anglais.

 

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