Lettre à la fraîcheur

31 Juil

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Chère fraîcheur,

Je tenais à m’adresser à toi aujourd’hui, car tu es visiblement partie en vacances pour une destination très très lointaine, y compris de l’Arctique à laquelle tu sembles manquer plus encore qu’au reste du monde. Cela fait désormais des semaines que l’on ne t’a pas réellement vue réapparaître puisque tu sembles avoir décider de t’éloigner au moment même où la moitié de la population mondiale s’est vue confiner à cause de la maladie de l’année qui ne cesse de changer de nom mais hélas pas de niveau de dangerosité.

Tu as certainement préféré vivre libre isolée que masquée au milieu de tous les inconscients que nous sommes, et l’on ne peut que te donner raison. J’aimerais beaucoup moi aussi, et je suis sûrement loin d’être la seule, pouvoir prendre le large loin de toutes les catastrophes plus ou moins naturelles que cette année n’a de cesse de provoquer.

Et puis force est de reconnaître que nous manquons généralement cruellement de reconnaissance à ton égard, nous plaignant à chaque vague de froid, essayant de la compenser à grand renfort de radiateurs branchés à fond et d’épaisseurs de vêtements supplémentaires. Allant même jusqu’à ouvertement te faire comprendre que l’on préfère le printemps et l’été, lorsque tu te fais discrète voire que tu disparais complètement. Il semble bien que tu as donc décidé d’accéder à cette requête en faisant tes valises dès le mois de mars, pour ne réapparaître que par très courtes intermittences et dans une version allégée qui ne nous a pas permis de profiter pleinement de tes vertus.

Aujourd’hui, où nous vivons l’un des plus forts pics de chaleur d’une année où le climat tant météorologique qu’idéologique a clairement été très étouffant, je tiens à te dire que tu me manques vraiment. D’autant plus que je n’ai jamais bien supporté les températures dépassant les 25 degrés, appréciant d’ailleurs l’automne, qui est réellement ta période de présence, bien plus que les autres saisons. J’ai bien remarqué, et pas seulement grâce aux rapports du GIEC, que depuis quelques années, tu es de moins en moins présente, et je tenais à te signifier que je le regrette sincèrement.

Ta douceur légèrement piquante me manque. J’apprécie toujours tes nuances, de la brise bienvenue du début du printemps à la bise qui rend le nez froid, et qui m’incite à me couvrir ou à me découvrir au gré de tes humeurs, sans jamais ni étouffer comme actuellement, ni grelotter comme avec ton frère (ou ton cousin, je ne sais point) le grand froid. Alors si tu as un accès réseau, sache que je ne t’oublie pas, que d’autres aussi te regrettent, et, pendant que tu jouis de tes congés, sois assurée que nous saurons t’accueillir dignement à ton retour et que tu es bien dans nos cœurs en attendant de reprofiter de tes bienfaits enchanteurs.

Plumechocolat

Une Réponse vers “Lettre à la fraîcheur”

  1. dorette1981 2 août 2020 à 00:46 #

    Merci pour cette ode à la fraîcheur qui m, il est vrai, se fait trop rare et j’aimerais aussi voir revenir….

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