Stan dans Et si les œuvres d’art pouvaient parler ?

27 Juil

J’ai découvert Stan par le jeu du hasard dans son précédent seul en scène, déjà placé sous le signe de l’art puisque le titre en était « Quelque chose en nous de Vinci », où l’on découvrait avec délectation une galerie de personnages et de situations, de la professeure de théâtre à la vendeuse en passant par la Joconde. Cette fois, l’on retrouve l’incontournable Mona Lisa, mais pour l’entourer, seules les autres œuvres entrent désormais en scène. Avec une plume précédemment très ciselée, qui évolue pour passer à bien trempée, avec toujours comme marque de fabrique de l’artiste (de son « vrai » nom Christophe Carotenuto) de jouer sur les mots et souvent aussi sur les rimes.

C’est ainsi que, comme entrée en matière, Le Cri de Münch ouvre le bal pour pousser la complainte d’être le fruit des sentiments d’un artiste malheureux, nous instruisant au passage sur la vie de l’expressionniste suédois, servant de genèse imaginaire à cette célèbre toile. Mais souhaitant quitter l’obscurité des sentiments avec talent, Stan reste dans l’univers sombre de la nuit, mais y fait venir un peu de lumière, passant de la toile à l’étoile, et plus exactement de la nuit étoilée, source d’inspiration de tant de peintres ayant laissé une trace brillante auprès de nous, spectateurs privilégiés de siècles d’expression créative.

Alternant les styles et les accents, les époques et les sujets, l’humoriste nous régale des observations bien senties d’une jeune fille à la perle en quête d’émancipation, des pensées trépidantes d’un célèbre pharaon, de la vie complexe d’uns statue sans tête et d’une autre sans bras, de l’histoire de l’une des œuvres les plus marquantes du mouvement dada, toujours avec une imagination très fertile, et une succession d’émotions allant de la lassitude à l’enthousiasme béat, et de la complainte au rêve des lendemains qui chantent. Que vous aimiez ou que vous détestiez les musées, nul doute qu’à votre prochaine visite au Louvre, au Musée des Beaux-Arts de Nancy, au Prado ou au Guggenheim, vous regarderez d’un œil nouveau les tableaux qui s’offriront à vos yeux scrutateurs.   

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