Instant de gratitude

18 Août

Depuis le début de la pandémie, les débats enflammés succèdent aux polémiques bouillonnantes, le tout assaisonné d’altercations tumultueuses autour de ce qu’il faudrait ou ne faudrait pas faire pour la santé des uns et le bien-être des autres. Chacun et chacune y va de sa théorie, de son ressenti, et beaucoup se découvrent soudainement experts en épidémiologie et en santé publique, persuadé.e que les soignants ne savent pas ce qu’ils font et que les médecins émérites ne savent pas ce qu’ils disent.

Pourtant, au milieu de tout cela, applaudis puis oubliés, écoutés puis oubliés puis réécoutés puis mis en doute puis ré-ré-écoutés puis conspués, soignants et médecins sont restés sur le pont, ont fait œuvre de pédagogie, ont paré au plus urgent, ont tenté de ne pas oublier le moins urgent. Même l’hôpital, débordé par endroits, bricolant déjà auparavant, a fait de son mieux pour reprogrammer ce qui avait été déprogrammé, et pour continuer à assurer l’accueil des patients en urgence. Et alors que la pandémie connaît son énième rebondissement, l’on peut toujours compter sur eux, dans la limite de leurs moyens bien entendu, mais tout de même, sans avoir à s’inquiéter d’être pris en charge, que ce soit pour une rhinopharyngite, une chute à vélo, ou une forme grave du fameux virus qui envahit le débat public.

Bénéficier d’un système de santé, qui, malgré ses imperfections de longue date, malgré évidemment l’hétérogénéité des caractères, de l’empathie ou de l’expertise des soignants, nous permet de savoir que, s’il nous arrive quelque chose, nous serons pris en charge, est une chance. Tous les pays ne l’ont pas, et l’on peut voir chaque jour en suivant les actualités internationales, ces drames d’hôpitaux surchargés quand ils n’ont pas été bombardés, d’oxygène manquant, de pénurie de médecins, de médicaments indisponibles malgré l’aide internationale et l’action volontariste des ONG, entre autres carences pour celles et ceux qui souffrent.  

Alors comme évoqué dans les lignes précédentes, la situation n’est pas parfaite, les déserts médicaux existent, les phrases inacceptables face à certains patients aussi, les places manquent en Ehpad ou en centres de soins, que plus anecdotiquement il faut attendre des mois pour voir un dermatologue ou un ophtalmologue… Mais j’ai eu l’occasion à maintes reprises de réaliser à quel point nous sommes chanceuses et chanceux, en France, de pouvoir nous lever et nous coucher sereins quant au fait que nous ne sommes pas seul.e.s avec notre douleur et nos maladies. Qu’il existe toujours au moins un numéro à joindre en cas d’urgence. Que pour beaucoup, nous pouvons accéder à un « médecin de ville » pour nos bobos du quotidien, et que, même quand cela pèse un peu lourd sur le budget mensuel, ça ne le grève pas au même niveau que dans certains autres pays. Je suis heureuse que les ambulanciers, les pompiers, les aide-soignant.e.s, les infirmier.ère.s, les sage-femmes, les pharmacien.ne.s, les secrétaires médicaux.ale.s, les médecins et certainement d’autres personnes que j’oublie existent, et qu’il aient été là pour moi, pour mon entourage, pour les autres bien entendu. Et j’ai envie de dire merci pour ce système, qui, avec ses limites, nous apporte cette tranquillité, ces soins, ce mieux-être. Et surtout la joie de rester en bonne santé, ou dans le meilleur état de santé possible.

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