L’oiseau bleu

23 Déc

Depuis longtemps déjà, j’entendais parler du fameux conte de l’oiseau bleu de Maurice Maeterlinck sans jamais avoir pris le temps de savoir quelle histoire se cachait derrière ce titre évoquant la poésie, la majesté du bleu du paon et plus encore la magie. Et puis, avec les trois premières représentations de ce spectacles pour enfants juste avant Noël au Théâtre des Déchargeurs (avant une reprise au printemps au Funambule Montmartre), j’ai eu l’occasion de partir pour un grand voyage à la recherche de cet animal mythique, guidé par la courageuse Tyltyl et sa poupée Mytyl.

Tyltyl, enfant vivant dans une cabane de bûcheron, mais attention, une cabane bien tenue où ses parents s’occupent bien d’elles, regarde avec envie les voisins dans leur grande maison savourer des gâteaux tous alléchants le soir du réveillon. Et alors qu’elle rêve de douceur sucrée, une fée facétieuse, déterminée et un peu sans-gêne lui apparaît pour lui expliquer que sa fille est malade de tristesse et qu’il est impératif que Tyltyl parte à la quête de l’oiseau bleu pour la soigner de sa mélancolie et lui permettre d’apprécier pleinement la vie.

N’ayant pas peur des défis, la petite fille part donc en plein hiver affronter mille péripéties avec son chien, son chat et le bonhomme pain d’épices pour ramener l’oiseau supposément magique. Elle traversera la Forêt des Sifflants, le Pays du Souvenir et le Palais de la Nuit, rencontrant sur son passage des personnages tantôt sympathiques tantôt hostiles, appartenant à son passé pour certains, et vivra plein d’aventures et de bifurcations, croyant chaque fois toucher au but avant de se rendre compte qu’elle n’est pas encore sur le bon chemin, mais ne cédant jamais à la peur malgré la difficulté.

Les deux comédiennes, Lucie Contet et Cecile Coves, interprètent avec beaucoup de tendresse, d’humour, de complicité et d’engagement une galerie de personnages hauts en couleur, de la petite fille au chien, en passant par la  sorcière ténébreuse, la mère de Tyltyl et l’inoubliable et légèrement pleutre Bonhomme Pain d’épices, apportant plumes et paillettes sur le plateau au cours de cette épopée unique. On les sent très attachées à bien transmettre les messages du spectacle, n’hésitant pas à prolonger l’échange avec les enfants (et les parents) à la fin du spectacle. Une jolie envolée loin du blues hivernal vers le bleu boréal. Avec la possibilité de se procurer le texte superbement illustré, tout comme l’affiche, par la talentueuse Eloise Heinzer.

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