Donner son maximum

27 Mar

Dernièrement, et c’est la raison pour laquelle ce blog n’est plus aussi vivant qu’il a pu l’être, j’ai eu à faire face à une période intense sur tous les plans, à commencer par le travail avec une prise de poste tout aussi passionnante qu’exigeante, à laquelle s’est ajoutée une formation elle aussi tout aussi passionnantes qu’exigeante. Et, le monde ne s’arrêtant pas de tourner pour me laisser souffler, ma vie de famille a elle aussi été dense, avec un fils évidemment le plus adorable et beau et intelligent du monde (oui, je suis une mamma assumée) mais qui n’en demande pas moins « un peu » d’énergie, et un mari profondément soutenant avec sa propre fatigue et avec lequel il est aussi plaisant que nécessaire de se ménager des fameux « moments de qualité » tels que popularisés par Gary Chapman (chez qui je n’ai pas d’actions, je précise, pour autant que j’apprécie ses écrits).

Celles et ceux qui me lisent depuis longtemps connaissent désormais ma tendance hyperactive et ne s’étonneront pas que, pour la énième fois, je me comporte en grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf, au risque de flirter avec l’implosion. Et je ne peux pas leur donner tort, j’aime à la fois me fixer des challenges et « montrer que j’assure ». Seulement, cette ambition se heurte régulièrement à une fragilité que je ne cache pas non plus, et que la fatigue exacerbe selon un mécanisme certainement bien connu et décrit par les psychologues de PMU comme par les vrais cliniciens.

Et ces dernières semaines comme à d’autres occasions, j’ai tout fait pour « donner mon maximum ». Je me suis cependant heurtée au fait que cela n’était pas suffisant. Et que, malgré toute ma bonne volonté, je n’avais pas les ressources pour donner ce qui était attendu. Je ne parle pas tant du temps que requièrent mes activités que de l’affabilité, l’ouverture et l’écoute dont il aurait fallu que je fasse preuve. Et cela n’a pas été faute de générosité. Simplement, à un moment, j’ai fait le constat que ces qualités dont j’essayais de témoigner, cet esprit positif que j’essayais d’insuffler autour de moi, en n’y réussissant pas entièrement allaient au-delà de mes capacités. Et surtout au-delà de ce que j’ai pu recevoir.

Loin de moi l’idée de me plaindre de ma vie très privilégiée. Il n’empêche que je n’ai malheureusement pas toujours été entourée de cette confiance et de cette bienveillance que je cherche tant à transmettre. Et que, dans ces moments de tension, je sens ma combativité faiblir, et ma sensibilité à fleur de peau ressurgir. Pas pour le pire, mais pas pour le mieux non plus. J’aimerais savoir relativiser, replacer mes limites à leur juste place, mais cela aussi dépasse mon maximum. Alors dans ces moments, j’accueille le flot d’émotions, j’essaie de respirer, et surtout surtout j’essaie de brancher ma batterie à une source qui la réalimente. Et vous, que faites-vous quand vous sentez que votre maximum a été consommé ?

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