Les producteurs

3 Avr

Depuis ses débuts en tant qu’auteur et metteur en scène de théâtre avec le porteur d’histoire, Alexis Michalik aime explorer des univers variés et loufoques, et emmener le public dans des directions toujours différentes. Après nous avoir fait (re)découvrir Georges Méliès et Edmond Rostand et nous avoir fait faire un tour intra muros avant de nous livrer une histoire d’amour, il a choisi pour cette saison de ressusciter un film de 45 ans d’âge (qui a donc eu le temps de se bonifier avec le temps) de Mel Brooks, les Producteurs, que Broadway avait déjà mis à l’honneur en 2001 en l’adaptant en comédie musicale.   

N’ayant vu aucune des 2 versions, ni l’original ni la captation du musical new-yorkais, je ne m’engagerais dans aucune comparaison. J’ai découvert le spectacle en béotienne, et ai plongé avec joie dans cette atmosphère désuète des années 60, magnifiquement restituée par l’équipe en charge des décors et de la scénographie. L’histoire en est simple : Max Bialystock, producteur maintes fois primé, voit son succès se tarir et s’en inquiète, lorsqu’un timide comptable, Leo Blooum venu inspecter ses registres lui révèle sans y réfléchir qu’il gagnerait beaucoup plus d’argent en faisant un four. C’est ainsi que ces deux anti-héros pas si opposés qu’il n’y paraît de prime abord, vont s’associer pour monter la pire comédie musicale possible, « des fleurs pour Hitler », et avec un casting catastrophique, à l’exception de la pétillante suédoise au nom aussi long qu’un bottin qui ne laisse évidemment pas Léo indifférent.

Menée tambour battant, cette comédie grandement musicale dans la comédie musicale nous donne à voir une galerie de tableau aussi délicieuse que celles des grands musées d’Europe et d’ailleurs. Assumant la caricature, les comédiens et comédiennes nous régalent tantôt de leur sex-appeal du troisième âge, de leur côté cage aux folles, de la monotonie de la vie de comptable, de leur admiration pour un certain dictateur et de leurs trahisons plus ou moins attendues. Une soirée sous le signe de la bonne humeur et de l’humour d’antan.

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