« Gérer » ses enfants et leurs virus saisonniers

3 Mai

Dernièrement, j’ai été, comme nombre de parents avant moi confrontée à ce dilemme si fréquent entre travail et enfants. Et je le serai certainement encore à de nombreuses reprises. Mais j’ai eu envie de partager autour de ce sujet, parce que forcément, aucun parent n’aime avoir à faire face à la situation dans laquelle il FAUT choisir de s’occuper de son enfant malade, tout autant qu’il FAUT pouvoir avancer sur ses dossiers, le tout si possible sans tomber malade ni s’écrouler de fatigue.

Je fais « par chance » (un peu provoquée soyons clairs) partie de ces femmes enviées ayant un conjoint qui considère que la 42ème rhinopharyngite de l’année est bien NOTRE problème et qui pose sans difficulté les congés nécessaires pour s’occuper de notre enfant. Et je mesure à quel point c’est une force. Pour autant, lui comme moi nous trouvons confrontés à une charge de travail importante, doublée d’un souci de bien faire, et avec ce souci décuplé s’agissant de bien s’occuper de notre aimant à virus adoré quand bien même « ça tombe vraiment mal ». Et s’il est établi qu’aucun pieds mains bouches ou otite ne peut jamais arriver à un « bon moment », il n’en reste pas moins qu’il y a des périodes où ils sont particulièrement malvenus. Et où même les entreprises les plus « kids friendly » peuvent vous le faire sentir.

C’est là que l’on réalise à quel point il est difficile de gérer la situation. Avec cette culpabilité qui vient sur tous les fronts, à la fois de « lâcher » ses collègues ou de « ne pas assurer » tout en passant chaque minute libre sur son ordinateur à tenter d’avancer un maximum sur ses dossiers, et de « ne pas bien s’occuper » de son enfant parce que le stress des échéances doublé à celui de ses pleurs et grincements de dents ne nous met pas dans la disponibilité que l’on aimerait avoir. Et que le travail, quand bien même on l’apprécie, prend une place que l’on déteste lui voir occuper, au premier plan devant ce qui est pourtant plus essentiel. Faire ce constat est tout aussi important que cela remue, questionne, fait remettre en question ses choix professionnels. La réponse ne peut pas être simpliste, parce qu’encore une fois, avoir un travail qui nous correspond participe aussi de cet équilibre de funambule de la vie de parent, et qu’y renoncer ou partir dans une toute autre voie ne convient pas à tout le monde. Mais vivre ce tiraillement au quotidien, en plus de la course horaire, en ayant l’impression de n’assurer nulle part et d’être indigne partout amène à se demander quelle est vraiment sa vocation. Parce que « tout » vouloir c’est aussi ne profiter de rien. Et vous, avez-vous trouvé votre équilibre et comment ?

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