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Le concept du nazebroque

12 Mai

 nazebroque

Chères lectrices et (peut-être, ça dépend, c’est à voir) chers lecteurs,

Je me permettrai aujourd’hui une digression sans doute honteusement partiale, qui pourra à tort me faire passer pour une féministe, en vous parlant de cette espèce qui semble en voie d’expansion sans qu’aucun phénomène géologique ou climatique ne vienne l’expliquer : le nazebroque. Je parlais de féminisme parce qu’il est possible que la nazebroquine existe, mais que je ne tiens pas à m’attaquer à mes consœurs aujourd’hui, tenant soudainement la solidarité féminine pour une valeur phare de mon existence.

Ehontément détrôné par le « selfie » parmi les mots nouvellement rentrés ou re-rentrés dans le dictionnaire (alors qu’il existait déjà depuis longtemps un synonyme plus élégant répondant au doux nom d’autoportrait), le nazebroque est présent uniquement sur le wiktionnaire, sous la charmante définition de « naze, démodé, sans intérêt, minable ». Commencez donc à trembler si vous faites partie de ces vils pleutres, car ces quelques mots vont bel et bien planter le décor de ce billet.

La principale caractéristique du nazebroque est donc l’insignifiance qu’il finira inévitablement par revêtir (hormis bien sûr, la place qui lui est faite sur cette page). Parce que le nazebroque n’est ni un connard qui abusera de votre bonté, ni un vermisseau de l’amour, ni un homme qui vous fera passer un rendez-vous raté, non. Juste un mâle qui n’est visiblement pas volontaire pour être d’un quelconque usage. Mais qui va tout de même vous faire perdre votre temps, alors que vous auriez utilement pu l’utiliser à regarder la saison 3 de Scandal à lire ou relire tout Flaubert ou un quart de l’œuvre de Balzac (il est évident que nous, femmes, ne lisons que des classiques de la littérature française, consommez local, c’est le ministre qui le dit, et il est tout aussi évident que l’on respecte profondément les préconisations du ministre). Lire la suite

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L’amour est un concerto à quatre mains

27 Fév

4 mains

 

Aujourd’hui est un jour symbolique, puisque c’est le 200ème billet que je poste sur le blog. J’aurais pu faire comme si de rien n’était, ou écrire un texte en deux cent mots, en 200 lignes, en 200 phrases. En fait, j’ai préféré mettre l’amour à l’honneur, la relation amoureuse plus précisément. Et de faire parler d’autres que moi sur le sujet. Il y a quelque temps déjà, j’avais demandé une libre participation de qui voulait sur ce à quoi chacun aspirait dans sa relation amoureuse, actuelle pour certains, à venir pour d’autres. Léopoldine, Grégoire, Working Girl et Daniel ont eu la gentillesse de me répondre. Des jolies choses.  Je les ai lues et relues. Et j’ai retenu ce qui m’a touché. J’espère avoir le plus possible respecté leur pensée. Je les remercie vraiment pour ce qu’ils ont livré avec naturel, poésie et simplicité.

Aspirer, c’est réaliser un mouvement vers un idéal. Un idéal qui est lui-même en mouvement. Un mouvement vers souvent plus d’exigence. En partant de cet infime qui fait tout, celui de deux regards qui se croisent. Les yeux se fixent, le cœur bat, un sourire s’esquisse, et l’on comprend que cette attraction est mutuelle. Et l’on se laisse embraser, consumer, tourbillonner dans des étourdissements enivrants.

Les yeux qui clignotent et les papillons dans le ventre, c’est souvent ce par quoi on se fait emporter, adolescent(e), lorsque les choses sont simples ou tout ou moins le paraissent. Plaire ou ne pas plaire, la question est souvent essentiellement celle-là. Prendre l’initiative pour certaines au charme remarqué, attendre comme une « wallflower » d’être remarqué lors du quart d’heure américain pour de jeunes garçons timides lors des premières boums et des soirées qui suivront. Ces premières amours qui se font et se défont plus vite que les mois passent.

Et puis on grandit un peu, on expérimente, on saisit chaque possibilité et l’on s’adapte ensuite. Souvent, ça ne marche guère longtemps. Jusqu’au jour de cette première grande passion qui deviendra plus tard un joli souvenir empreint de nostalgie. Cette relation où l’on s’est tapé dans l’œil, où l’on ne voit plus rien, où il est inutile de se raisonner. Vivre cette folie qui donne des ailes, passer le cap des 3 semaines, des 2 mois, des 6 mois, un peu plus parfois. Comme un tour du monde en Concorde avec atterrissage d’urgence en Argentine. Lire la suite

Une porte ouverte sur l’avenir

16 Fév

Ce texte était destiné à un concours littéraire dont j’avais mal lu la consigne. Afin qu’il vive malgré tout, je le livre à votre jugement.

Avant lui, je n’avais connu que des histoires que l’on pourrait qualifier d’ «expériences amoureuses ». Des hommes dont j’étais flattée qu’ils s’intéressent à moi. Qui pour la plupart cherchaient surtout à être vus avec quelqu’un. Ou alors désiraient une personne pour exaucer leurs caprices. Me donnant le choix entre aller au restaurant ou au cinéma mais ayant déjà réservé la séance de 20h de l’UGC de leur quartier, parce que se déplacer dans le mien, une fois le 3ème rendez-vous passé, ça faisait loin. L’expérience est une forme d’apprentissage. Au cours de ces semaines ou mois passés près de ces hommes, j’ai compris qu’ « être avec » Machin ne signifie pas toujours « vivre une relation avec » Machin. Et que la solitude se vit mieux en étant seule qu’avec un autre qui ne vous regarde pas réellement.

Aussi, quand il est arrivé, je ne l’ai pas remarqué. Ou plutôt si. Je le trouvais sympathique, à l’écoute, je l’ai considéré comme un ami. Nous pouvions parler des heures entières sans voir le temps passer. Il se confiait facilement, j’en faisais autant. Pendant un semestre, on se voyait tous les mois et on s’appelait entre deux. Je n’étais pas candide au point de ne me poser aucune question sur ce lien si facile, mais rien de sa part ne semblait montrer d’attirance autre qu’amicale. Et puis, un jour, je me suis tordu le poignet. Le gauche alors que je suis droitière heureusement. Mais malgré tout, un seul poignet valide, c’est handicapant à pas mal de titres. Dès qu’il l’a su, il a voulu m’aider, et j’ai laissé faire. C’est ainsi que tous les samedis, je l’ai vu débarquer chez moi à 11h pile, prêt à m’accompagner pour faire les courses, le déjeuner et pour m’aider pour le ménage. Il m’appelait aussi deux fois par semaine pour vérifier que tout allait bien. Nous continuions à nous livrer, avec encore plus de naturel qu’auparavant. C’est là que je compris que je tenais à lui plus qu’à un ami. Mais je voulais ne rien gâcher. Lire la suite

Les vermisseaux de l’amour

24 Déc
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Chers lecteurs, vous le savez, j’aime bien parler d’amour. Et en cette période de Noël, où les guirlandes clignotent dans les foyers et où l’on fait fondre de la guimauve dans les cheminées, tout plein d’amour coule de partout et les familles se retrouvent, la dinde et le chapon étant l’occasion d’une agréable trêve à la fin d’une année plus ou moins réussie. Dégustons donc notre foie gras avec joie, oublions les soucis quelques jours, ressortons les gros pulls ridicules et mangeons des truffes au chocolat jusqu’à écœurement.

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Pour trois mots

19 Déc

Mon ange,

ce matin je t’ai senti un peu bougon. Lorsque je t’ai interrogé, tu m’as dit que tu étais peiné qu’après ces quelques mois passés tous les deux, je ne t’ai toujours pas dit les trois mots que tu espères et attends, ce « je t’aime » sur lequel tant se joue, comme une étape qui dirait que la relation existe, qu’elle est scellée entre les deux protagonistes. Lorsque toi, tu les as prononcés, ces mots, il y a déjà quatre mois comme tu me l’as fait remarquer, je dois reconnaître que j’ai senti en moi comme une vague de chaleur. Comme un vertige également. Et tu sais combien je suis sujette au vertige. Seulement cette fois, j’ai compris que ta voix serait là pour me rassurer à la prochaine montagne à descendre.

Ce jour-là, j’étais submergée. Tu ne l’as pas vu mais j’en ai pleuré d’émotion dès que tu as eu le dos tourné. Ou peut-être as-tu vu mes yeux rouges et as-tu eu la pudeur de ne pas en parler. Tu es si délicat. Lire la suite

Quand le papillon refuse de faire son nid

30 Oct

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Ce soir, je vous parlerai de ce phénomène datant de déjà quelques années, mais qui semble parti pour se pérenniser, celui de la prolifération des papillons, spécialement en zone urbaine. Je sens déjà certains d’entre vous s’étonner, et chercher la dernière fois où il leur est arrivé de croiser ce charmant animal aux ailes chatoyantes sur la Grand-Place du centre-ville. Je me dois donc de préciser que je ne compte pas vous parler d’entomologie, mais de cette tendance de beaucoup, si ce n’est la majorité des jeunes (ce qui inclut de manière très large les vrais jeunes, les encore jeunes, et les moins jeunes qui refusent de vieillir) de butiner de relation amoureuse éphémère en relation éphémère sans amour, sans aucune intention de transformer l’éphémère en engagement sérieux et sur la durée. Tout au plus apprécient-ils le confort de l’ « éphémère durable », qui consiste à laisser l’habitude d’être avec leur partenaire s’installer sans pour autant envisager à un quelconque moment que ledit partenaire fasse partie de leur existence ad vitam aeternam. Un peu à l’image des abonnements mensuels reconduits par renouvellement tacite mais que l’on est libre d’interrompre à tout moment. Lire la suite

La famille : subir ou choisir ?

16 Oct

family

Vous connaissez sans doute tous la célèbre chanson de Maxime Leforestier, dont la première phrase est « on choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille ». Et j’imagine aussi qu’il vous est tous arrivé de penser plus ou moins fort « oui, c’est vrai ». Et qu’on le veuille ou non, que l’on en soit proche ou pas, notre famille vit en nous, pour le meilleur et pour le pire, même après que la mort nous ait séparés de certains de ses membres. Cocon privilégié pour certains, lieu de souffrance pour d’autres, l’entité famille n’est jamais simple à appréhender. Et, à l’âge adulte, voire même de façon beaucoup plus précoce, savoir y trouver une juste place est toujours un défi à relever, et non des moindres, dans la quête de l’affirmation de soi.

Nous avons tous des histoires de famille différentes, il n’est donc pas question pour moi d’asséner des principes universels. De la famille nombreuse unie vivant dans une chaleureuse maison à la famille entassée dans un étroit appartement ne vivant que de conflits larvés ou ouvertement déclarés, du modèle nucléaire traditionnel à celui des couples et des fratries dix fois recomposés, de la cellule familiale appartenant et se réclamant d’une classe sociale déterminée et hermétiquement close à celle aux origines socioculturelles multiples, chacun et chacune d’entre nous a connu des réalités différentes. Avec son lot de chances et de malheurs. Parce que la famille parfaite n’existe pas. Lire la suite

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