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Récit d’un départ – épisode 2

6 Juil

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Il y a quelques semaines, j’abordais ici le récit du départ de mon entreprise. Un départ laborieux, fruit d’un processus de dégradation long et inexorable de ce que l’on pourrait grossièrement nommer ma qualité de vie au travail, pour employer le terme idoine et à la mode du moment. Je l’avais sobrement intitulé « épisode 1 », consciente que j’avais envie d’une part de livrer cette tranche de vie, et d’autre part que je ressentais le besoin d’aborder cette période sous différents angles. Le temps de l’épisode 2 est donc arrivé. Celui de l’étonnement devant l’aberration de telles situations.

Les semaines ont en effet passé depuis la récupération de mon solde de tout compte. Chaque semaine qui passe étant l’occasion de prendre du recul. Mais aussi, en se trouvant à nouveau dans un cadre sain, en vivant le présent suffisamment sereinement pour envisager l’avenir avec optimisme, à s’étonner d’avoir pu laisser faire. De n’avoir réussi à aucun moment à être écoutée, et encore moins entendue. D’avoir effectivement vu le vent tourner à chaque stade de cette interminable descente, mais toujours trop tard pour sortir le coupe-vent avant son arrivée.   Lire la suite

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Récit d’un départ – épisode 1

20 Avr

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Comme certains d’entre vous le savent, comme d’autres l’ignorent, j’ai quitté mon entreprise l’an dernier. Sans avoir un emploi derrière, et ce malgré les plus de 3 millions de chômeurs de catégorie A déjà inscrits à Pôle Emploi. Cela faisait longtemps que je voulais écrire sur cette étape de ma vie. J’en avais d’ailleurs esquissé quelques mots ici plusieurs mois avant de m’en aller, alors que j’étais encore totalement immergée dans une atmosphère qui petit à petit me rongeais. Simplement, je savais aussi qu’il me faudrait du temps avant d’être capable de parler de cette période. Et qu’un billet n’y suffirait pas, d’où cet « épisode 1 », sans savoir si l’épisode 2 et les suivants viendront dans 10 jours, dans 10 mois ou dans 10 ans.

A l’heure de l’entamer, j’avoue d’ailleurs que je ne sais pas précisément par quoi ni comment entamer le récit d’un processus qui, d’une certaine manière, suit encore son cours. Je dirais simplement, parce qu’il faut bien une entrée en matière, que je suis semblable à ces personnes que l’on voit régulièrement dans les reportages à la télévision ou dans les magazines depuis déjà plusieurs années : une personne qui, à un moment, a cessé de cadrer avec le système de son organisation. Ce qui, en tant que salariée, est déjà problématique, mais qui l’est plus encore en tant que salariée « cadre ». Mon cas n’est (hélas) pas original, comme le prouvent justement les reportages évoqués précédemment. Et pourtant, comme il s’agit de MON cas, j’y attache naturellement une plus grande importance qu’à ceux des trop nombreuses autres personnes qui ont vécu la même chose, ou qui sont actuellement en train de la vivre. Lire la suite

La nécessaire bienveillance au travail

4 Déc

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Le travail, lorsque l’on a la chance d’en avoir un, est concrètement, cela a été dit et redit, l’un des lieux où nous passons le plus de temps. D’où l’importance de bien s’y sentir. Cela passe bien évidemment par la vigilance apportée par l’employeur à offrir non seulement des conditions de travail décentes, voire confortables et à nommer comme managers / encadrants / responsables d’équipes des personnes capables d’insuffler un esprit de travail positif.

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Petit coup de gueule d’une salariée lambda (ou zêta ou omicron)

11 Juil
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Crédit : photo-libre.fr

Cher gouvernement (ou plutôt devrais-je dire chers gouvernements puisque les têtes ont changé même si la direction prise est la même),

Depuis quelques mois déjà (enfin en réalité depuis quelques années, mais j’ai inscrit « petit » coup de gueule dans le titre, donc je vais éviter de remonter trop loin dans le temps), j’observe avec plus ou moins d’attention selon les périodes (mais globalement plutôt plus que moins) ce que l’on appelle les « réformes du travail ». Et je dois dire que mes réactions oscillent souvent entre l’inquiétude et la colère. Avec le balancier plutôt du côté de la colère, avouons-le.

J’ai conscience de mon impuissance. Et même de mon insignifiance. Je suis juste une salariée lambda (ou zêta ou omicron, comme dit dans le titre). Comme la plupart des salariés lambda, j’ai une attitude à dominante individualiste. Ce qui ne signifie pas que je ne me soucie pas d’un point de vue humain de mes collègues et de mes managers et de mes subordonnés et même des cadres dirigeants de mon organisation. Simplement que je ne suis pas syndicaliste ni déléguée du personnel et que j’ai l’œil davantage rivé sur mon évolution de carrière et mon salaire que sur ceux de toutes les personnes susnommées (oui, j’avoue humblement n’être ni candide ni altruiste, même si la poursuite du bien commun est une idée que je trouve noble et que je suis prête à défendre, sous réserve que la défendre ne me nuise pas, tout ceci montrant à quel point je suis un cliché ambulant de la « lambdattitude »). Lire la suite

Les réponses standardisées des recruteurs

19 Juil

 

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Crédits image : photo-libre.fr

Malgré la chance inouïe que constitue le fait d’avoir un emploi par ces temps troubles de hausse du chômage, poussée par une insatisfaction croissante à l’égard d’une activité dont le retour sur investissement individuel est à mon sens inférieur aux standards de rentabilité que se fixent les entreprises, j’ai envoyé un nombre très élevé de CVs assortis de lettre de motivation. En pure perte je vous rassure, nonobstant le fait que les réponses reçues m’ont donné l’idée de disserter sur leur absence totale à la fois de créativité et de chaleur humaine.

Évidemment, dans la majorité des cas, une candidature ne donne lieu à aucune réponse, quand bien même l’on a pris la peine, au prix de ruses dignes des animaux les plus astucieux de la jungle, d’adresser ladite candidature à un contact qualifié dont on s’est préalablement assuré par des moyens encore plus créatifs et détournés qu’il s’agit d’une vraie personne encore en poste dans la société. Dans bon nombre de cas également, l’on reçoit un accusé de réception automatisé nous invitant à aller nous faire cuire un œuf au pays de Platon à considérer que sans nouvelles dans un délai de 3 à 4 semaines, l’examen de notre profil n’aura pas été jugé en complète adéquation avec le poste à pourvoir (s’il y a réellement un poste à pourvoir). Néanmoins, le message signifie que notre CV ira pourrir dans le même tiroir que les dizaines de rapports préalables aux réformes commandés par les gouvernements successifs des trente dernières années nourrir la base de données de l’entreprise ou du cabinet de recrutement. Lire la suite

Amour de filiale ou amour filial ?

2 Mai

Amsterdam (239)

Plongée dans ses pensées, il cherchait un moyen d’expliquer sa décision depuis deux bonnes heures, tournant et retournant les mots, les phrases, les arguments dans son esprit. Rien ne venait pourtant. Sans doute parce que lui-même ne se l’expliquait pas totalement. Il avait agi de façon impulsive, et pourtant, il était profondément convaincue qu’elle n’aurait pas pu faire différemment. Ou pas sans vivre avec ce doute et ces regrets qui ne vous quittent pas pendant des années.

Seulement, maintenant, il allait falloir leur expliquer à eux pourquoi au dernier moment, il avait dit non à ce qu’ils pendaient tous être son rêve. Et qui de fait avait été son rêve pendant très longtemps. Mais plus maintenant. Et pas aux conditions que cela impliquait. C’était la découverte de ces conditions qui avait d’ailleurs déterminé son refus. Et qui l’avait incité à se demander ce qu’il voulait le plus. Seulement, comme souvent dans le milieu des affaires, il y a des choses qu’on ne peut pas réellement dire. Ou pas de but en blanc. A la fois par risque de litige pour un propos de trop proféré dans la « discussion » et pour préserver la cohésion dans les équipes. Ne pas trop en dire sur ce qui se passe dans les hautes sphères et qui tire quelles ficelles, même si elles le pressentent. Se dire qu’après tout, l’essentiel est que les affaires tournent le plus proprement possible. Lire la suite

Joies et tracas du quotidien au pays du cadre moyen

5 Déc

Écrire sur la vie du cadre moyen m’a longtemps titillée, démangée, tentée et plus si affinités. Dans mes précédentes diatribes sur l’entreprise, j’ai ainsi distillé ça et là sans grande subtilité quelques remarques, réflexions, questions qui se posent au quotidien dans cette vie qu’est la mienne et celle de beaucoup d’autres que moi. Je ne parlerai ici qu’en mon nom propre, même lorsque je n’emploierai pas le fameux « je », parce que chaque expérience est singulière et que la mienne n’est pas représentative. Je sais malgré tout en disant cela que certains de mes propos m’ont été inspirés par d’autres, proches ou moins proches. Et puis parce que ceux que l’on appelle les cadres moyens sont dans les faits totalement hétérogènes, ne serait-ce que par leur niveau dans l’échelle du moyen. On trouve ainsi :

  • le cadre moyen piou-piou (souvent nommé « junior »), en général un jeune diplômé frais émoulu de son université ou école, qui bénéficie de cette spécificité française faussement considérée comme un privilège d’avoir le « statut cadre », ce qui signifie qu’il a le bonheur de cotiser à l’AGIRC-ARRCO (organisme de retraite complémentaire dont les caisses ne remplissent même plus l’espace d’un casier de piscine tellement elles sont asséchées). Dans un nombre plus restreint de cas, le cadre moyen piou-piou peut être un employé dont la progression lui permet d’accéder à un poste plus haut placé dans la hiérarchie et normalement dans la grille de salaire par la même occasion.
  • le cadre moyen « confirmé » qui après quelques années à être encadré par un ou plusieurs autres cadres, moyens ou supérieurs (oui, le cadre est plus souvent encadré que garni d’une photo ou d’une peinture dans les entreprises, il est même parfois plus encadré que n’importe quel salarié n’ayant pas le statut cadre, et tout cela cadre parfaitement avec la vision bien cadrée de l’organisation), a suffisamment fait ses preuves pour qu’on le laisse travailler de façon quasi-autonome. En général, dès lors qu’on l’encadre moins, on lui laisse le soin d’encadrer lui-même des pious-pious ou des tout juste confirmés pour s’assurer d’une non diminution du niveau général d’encadrement.
  • le cadre moyen « sénior » (en général autour de la quarantaine, parce que oui, le niveau sur l’échelle du moyen dépend essentiellement de l’ancienneté et subséquemment de l’âge) en passe d’accession au rang de cadre supérieur. En général, ce cadre moyen a réellement une responsabilité managériale, souvent également une responsabilité de développement du business en monnaie sonnante et trébuchante, et avec tout cela un pouvoir dont il peut choisir selon les cas d’user avec mesure ou d’abuser avec démesure.

Dans la mesure où je parle en mon nom propre, je parlerai essentiellement du point de vue d’une personne confirmée, en grande empathie avec les piou-pious et ayant soif d’un jour atteindre le stade de la séniorité, non pas tant pour le pouvoir que pour les moyens. Car paradoxalement, le cadre moyen en est souvent dépourvu, de toutes ces choses pourtant souvent anecdotiques qui pourraient lui permettre d’exercer son activité comme il le souhaite. Lire la suite

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

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