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Petit essai de démystification de la vie de « chômeur profiteur »

15 Déc

Celles et ceux d’entre vous qui lisent régulièrement ces pages auront certainement noté qu’avec le chômage, premier « employeur » de France devançant l’artisanat, nos routes se sont hélas (trop) régulièrement croisées. Nous avons ainsi appris à nous connaître et à nous apprivoiser dans cette relation de circonstance déjà évoquée dont nous nous passerions volontiers (lui encore plus car il est évidemment très très occupé compte tenu du nombre d’adhérents de son organisation) mais que nous entendons maintenir cordiale, a fortiori en tenant compte du fait qu’il est fort probable que nous nous revoyions plus ou moins fréquemment jusqu’à ce que je puisse bénéficier du statut de « retraitée profiteuse » (si tant est que la retraite existe encore ce jour-là mais n’anticipons point trop avant).   

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L’obsession du leadership

7 Juin

Depuis quelques années, voire même pour les plus attentifs depuis quelques décennies, ce que l’on appelle souvent la novlangue, sorte de langage se voulant cool sans être ni du « verlan » ni du « parler djeuns », le plus souvent à base d’anglicismes prend une place croissante dans notre quotidien. Venant essentiellement du monde des affaires, et y florissant de manière particulièrement active, elle « s’exporte » parfois subrepticement, parfois ostensiblement dans nos activités et occupations extraprofessionnelles. J’ai ainsi lu récemment avec une certaine consternation un article expliquant comment utiliser le « management visuel », outil issu des méthodes de lean management, comme « allié » de la gestion de sa vie privée, en plaçant un curseur sur un graphe permettant d’auto-évaluer son humeur du jour, d’exécrable à excellente, ou d’inscrire les axes de progrès de son conjoint / sa conjointe, pictos ou dessins à l’appui pour les plus motivé.e.s.

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La vie de chercheuse d’emploi

9 Avr

A plusieurs reprises, je me suis exprimée ici sur mes péripéties de femme active ayant hélas buté sur quelques obstacles, et donc ayant été confrontée à cette période particulière, désormais récurrente dans la vie de la majorité des salariés, qu’est celle du chômage. Bien que pouvant toucher à peu près n’importe quel entrepreneur, indépendant ou salarié à peu près n’importe quand, et évidemment particulièrement dans des périodes où globalement l’économie se porte mal, la vie des « demandeurs d’emploi » fait l’objet de beaucoup de fantasmes, souvent négatifs d’ailleurs, et semble peu susciter l’intérêt sur la manière dont elle se déroule réellement. J’avais donc envie aujourd’hui d’apporter ma vision de cette période « de transition » avec ses rires et ses larmes, ses espoirs et ses périodes de découragement, ses côtés structurants et ses aspects ubuesques, sa matrice SWOT (non promis c’est une blague, après tout il est de notoriété publique que les chômeurs sont des feignasses, ils ne vont quand même pas se mettre à faire de l’analyse mercato-stratégique de leur situation) et autres joyeusetés qui me viendront à l’esprit au fil de l’écriture de ce billet.

Pour commencer par un peu d’humour, parce que c’est primordial lorsque l’on se retrouve sans emploi, un chômeur n’est jamais vraiment seul, puisque, contrairement à ce que dit la publicité, l’artisanat n’est clairement pas la 1ère entreprise de France au vu des derniers chiffres publiés : nous, les inscrits à Pôle Emploi, sommes 3,8 millions en catégorie A et 6 millions toutes catégories confondues, soit nettement plus que les 3,1 millions d’actifs des entreprises artisanales. Force est de constater pourtant que l’organisme qui verse nos indemnités pèche par de nombreux aspects, malgré la bonne volonté de nombre de ses conseillers qu’il convient de saluer (car leur quotidien n’est pas une sinécure).

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Tomber, cicatriser, rebondir

9 Avr

Ballon sauteur (2)

 

J’ai plusieurs fois hésité avant d’écrire ce billet. J’ai commencé deux fois déjà, avant de faire disparaître les quelques premiers mots ou premières phrases qui me venaient dans les arcanes de la corbeille numérique de mon ordinateur. Et puis, comme dit l’adage, jamais deux sans trois, et je crois que j’ai ce besoin d’écrire vissé au fond des tripes, et qu’il ne me quittera pas tant que je n’aurais pas mis en mots ce que je ressens en ce moment. Voilà, il y a trois semaines, j’ai perdu mon emploi. Pour la troisième fois en trois ans. Vous noterez l’omniprésence du chiffre trois dans cette introduction. Trois expériences et contextes différents mais qui laissent place à une montagne de doutes et de questionnements de la hauteur de l’Aconcagua. Lire la suite

Pensées sur la réussite professionnelle

15 Fév

réussite

 

J’ai déjà raconté sur ces pages le récit du départ de ma vie professionnelle d’il y a quelques mois (ici  puis ). La suite logique était bien sûr d’arriver ailleurs, ce qui a effectivement été le cas. Après un temps riche d’enseignements sur ce que je souhaitais faire, puis un temps plus laborieux bien qu’également riche d’enseignements pour me donner les moyens d’y parvenir. Depuis l’automne, j’ai ainsi eu l’occasion de découvrir à la fois une nouvelle entreprise et un nouveau métier. Ce qui en soi ne vous intéresse certainement que modérément, j’en ai conscience, et que j’expose à moitié (ou peut-être un peu plus, allez savoir) par narcissisme, et pour l’autre moitié (ou peut-être un peu moins, donc), pour situer le contexte des pensées qui vont suivre.   Lire la suite

Récit d’un départ – épisode 2

6 Juil

solitude 2

 

Il y a quelques semaines, j’abordais ici le récit du départ de mon entreprise. Un départ laborieux, fruit d’un processus de dégradation long et inexorable de ce que l’on pourrait grossièrement nommer ma qualité de vie au travail, pour employer le terme idoine et à la mode du moment. Je l’avais sobrement intitulé « épisode 1 », consciente que j’avais envie d’une part de livrer cette tranche de vie, et d’autre part que je ressentais le besoin d’aborder cette période sous différents angles. Le temps de l’épisode 2 est donc arrivé. Celui de l’étonnement devant l’aberration de telles situations.

Les semaines ont en effet passé depuis la récupération de mon solde de tout compte. Chaque semaine qui passe étant l’occasion de prendre du recul. Mais aussi, en se trouvant à nouveau dans un cadre sain, en vivant le présent suffisamment sereinement pour envisager l’avenir avec optimisme, à s’étonner d’avoir pu laisser faire. De n’avoir réussi à aucun moment à être écoutée, et encore moins entendue. D’avoir effectivement vu le vent tourner à chaque stade de cette interminable descente, mais toujours trop tard pour sortir le coupe-vent avant son arrivée.   Lire la suite

Récit d’un départ – épisode 1

20 Avr

dpart

 

Comme certains d’entre vous le savent, comme d’autres l’ignorent, j’ai quitté mon entreprise l’an dernier. Sans avoir un emploi derrière, et ce malgré les plus de 3 millions de chômeurs de catégorie A déjà inscrits à Pôle Emploi. Cela faisait longtemps que je voulais écrire sur cette étape de ma vie. J’en avais d’ailleurs esquissé quelques mots ici plusieurs mois avant de m’en aller, alors que j’étais encore totalement immergée dans une atmosphère qui petit à petit me rongeais. Simplement, je savais aussi qu’il me faudrait du temps avant d’être capable de parler de cette période. Et qu’un billet n’y suffirait pas, d’où cet « épisode 1 », sans savoir si l’épisode 2 et les suivants viendront dans 10 jours, dans 10 mois ou dans 10 ans.

A l’heure de l’entamer, j’avoue d’ailleurs que je ne sais pas précisément par quoi ni comment entamer le récit d’un processus qui, d’une certaine manière, suit encore son cours. Je dirais simplement, parce qu’il faut bien une entrée en matière, que je suis semblable à ces personnes que l’on voit régulièrement dans les reportages à la télévision ou dans les magazines depuis déjà plusieurs années : une personne qui, à un moment, a cessé de cadrer avec le système de son organisation. Ce qui, en tant que salariée, est déjà problématique, mais qui l’est plus encore en tant que salariée « cadre ». Mon cas n’est (hélas) pas original, comme le prouvent justement les reportages évoqués précédemment. Et pourtant, comme il s’agit de MON cas, j’y attache naturellement une plus grande importance qu’à ceux des trop nombreuses autres personnes qui ont vécu la même chose, ou qui sont actuellement en train de la vivre. Lire la suite

amenaviguante

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