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Le difficile parcours de l’usager du métro

11 Mar

metro (2)

L’expérience du métro commence par le quai

Parfois vide, souvent plein, qui déjà n’est pas gai

L’affichage du délai avant la prochaine rame

Nargue les passagers de cet étrange drame

Qui se joue chaque jour, de l’aurore jusqu’au soir

Essorant l’usagé (oui, l’usagé ! Fin de l’aparté) plus sûrement qu’une passoire

Car il me faut hélas ici vous révéler

A vous tous qui peut-être êtes émerveillés

Devant ce faux symbole de la modernité

Ce transport en commun qu’on vous a trop vanté

Le métro est un monde étrange et parallèle

Evitez donc le risque de vous y brûler les ailes !

Je vous vois réagir, pensant que j’exagère

Que je pourrais avoir des formules plus légères

Vous naïfs béotiens qui empruntez rarement

Ces wagons dont on sent continuellement

Le roulis, les secousses et autres tremblements

Faisant que le trajet ne passe pas calmement

Parce que les voyageurs qui n’ont d’autre secours

Que ce seul moyen-là sans nul autre recours

Même en reconnaissant sa grande praticité

Ne sauraient s’y sentir vraiment en liberté

Surtout aux heures de pointe où tous bien entassés

Ils voient chaque station très lentement passer

C’est souvent là qu’éclate une dispute enragée

Sur un malentendu entre deux passagers

Le ton monte, pas moyen de s’écarter de la scène

Avant que l’un des deux un coup à l’autre n’assène

Et les co-voyageurs presque au bout du rouleau

N’ont alors qu’une hâte : être enfin au boulot.

Mais d’autres personnages dont ils ont l’habitude

Vont venir renforcer leur grande lassitude

D’abord le musicien qui écorche les oreilles

Puis le marionnettiste qui point ne les réveille

Arrivent un malotru qui écrase tous les pieds

Et un pauvre paumé qui suscite la pitié

Le tout est saupoudré d’odeurs pestilentielles

Qui dans certaines stations se sont fait la part belle.

L’heure de la délivrance finit par arriver

L’usager a les yeux vers la sortie rivés

Car il lui faut encore franchir cette mêlée

Pour pouvoir de nouveau sourire et rigoler

Ces épreuves passées, le nez enfin dehors

Il chérit le grand air comme un beau lingot d’or !

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Ma vie en couleurs

25 Déc

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Nous sommes le soir de Noël, vous êtes sans doute déjà sous le couette ou confortablement installés sur votre canapé, après ces deux jours de festins, de retrouvailles familiales, de cadeaux, de rires, de discussions animées. Je vais donc faire une trêve dans mes habitudes et vous livrer un texte en quelques lignes dont l’inspiration m’est venue en voyant chatoyer les lumières de toutes les illuminations du moment.

Ma vie est jaune comme la lune qui brille dans un beau clair-obscur.

Ma vie est rouge comme l’est mon caractère passionné et combatif.

Ma vie est violette, dégageant un parfum délicieusement désuet.

Ma vie est grise comme une fin de journée pluvieuse qui donne envie de rester bien au chaud à regarder perler les gouttes sur la fenêtre.

Ma vie est bleue comme la douceur d’un ciel d’été dégagé.

Ma vie est transparente comme un cours d’eau de montagne qui suit son cycle paisible et apaisant sans qu’on le remarque.

Ma vie est verte comme un jeune gazon que l’on a planté dans une terre fertile et pris le soin d’arroser.

Ma vie est noire comme les pensées qui parfois la traversent.

Ma vie est rose comme une bonbonnière symbolisant ce besoin de retrouver de temps à autre candeur et naïveté.

Ma vie est turquoise comme l’eau d’un lagon loin de toute civilisation.

Ma vie est marron comme un tronc d’arbre solide et qui regarde vers le haut même durant les orages.

Ma vie est orange comme une dose de vitamines qui me fait rebondir et aller de l’avant vers de nouveaux projets.

Ma vie est blanche comme ces nuages cotonneux sur lesquels on a envie de voler.

Tous ces états font partie de qui je suis, je suis fière de tous les traverser, cette mosaïque est ma richesse, la vôtre sans doute aussi.

Alors, en cette période de fin d’années, je vous souhaite d’échapper aux coups de blues et de rire à en devenir écarlates. Que cette fin 2012 vous apporte joie, espoir et convivialité pour bien démarrer la future année.

Hymne à mon agenda papier

6 Déc

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Je souhaite ici narrer l’histoire rafraîchissante

Qui, un peu hors du temps, se voudrait distrayante,

D’une passion entretenue toujours fidèlement

Qui ne saurait défier les barrières du temps

Celle que j’ai conçue depuis quelques années

Pour un petit objet paraissant suranné,

Un carnet plein de charme aujourd’hui oublié

Que je veux faire renaître du fond des cavités,

Le témoin de très beaux moments d’intimité

Vécus toute l’année : mon agenda papier. Lire la suite

Sweets & Delicatessen

25 Nov

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Quand sonne le réveil, la tête enfarinée,

Je tente de me lever, les yeux encore cernés,

Mais ne peux débuter ma journée sans un thé

Auquel il conviendra bien sûr de rajouter

Du pain, de la brioche, ou bien des céréales,

Pour pouvoir affronter la fraîcheur matinale.

Sur le coup de onze heures, je suis très concentrée,

Lorsque sournoisement, venant à pas feutrés,

Inexorablement, la faim se fait sentir,

Et même si je tente de n’y point consentir,

Je finis par céder hélas sans grande peine

A l’appel d’un biscuit ou d’une madeleine.

Le déjeuner vient vite, c’est l’heure des potins,

Entre collègues, on rit, d’un air parfois mutin

Oubliant un instant nos dossiers à traiter

En savourant un plat de cantine raté

Que saura rattraper un délicieux gâteau,

Marquant la fin de la pause souvent beaucoup trop tôt.

L’après-midi s’étire, mon cerveau me menace,

Si je ne bouge pas, d’être moins efficace.

L’écoutant volontiers, j’esquisse quelques pas,

Vois le distributeur brillant comme un appât,

Je m’y verse un café que bien sûr j’agrémente

D’un caramel ou bien d’un bonbon à la menthe.

Le jour touche à sa fin, il est temps de dîner,

Je cherche une bonne idée de repas à cuisiner.

Je découpe des légumes pour les faire rissoler,

Que je savoure ensuite à mon aise attablée

Avant de terminer par ce que je préfère,

Vous l’aurez bien compris, il s’agit du dessert.

Et la journée se clôt dans un très bel éclat

Sur une note de tisane avec du chocolat.

Hymne au bain

19 Nov

bain

Ah ! Qu’elle est agréable cette chaude torpeur,

Que ressent le quidam au sortir de son bain

Que l’on soit homme ou femme on aime cette langueur

Mêlée du sentiment de redevenir bambin.

Car cher lecteur le bain ne fait pas que laver.

Il est tout à la fois un passage obligé,

Un moment de détente, une bulle de douceur,

Un rite du souvenir des instants de bonheur

Qui montent à la mémoire comme s’élève l’eau chaude,

Laquelle progressivement notre corps enveloppe,

En chassant de nos têtes tout ce qui nous taraude,

Ces préoccupations qui peuvent mettre en syncope,

Pour laisser place au rêve tantôt mélancolique,

Tantôt philosophique ou encore bucolique,

Et permettre à nos muscles, usés par la journée,

Ainsi qu’à notre esprit de sortir reposés.

En une phrase, prendre un bain,

Ça délasse vraiment bien !

Au fil de la ligne 9

9 Nov

A Mairie de Montreuil, la ligne 9 m’accueille

Puis vient Croix de Chavaux, les gens semblent tous en deuil

Je passe Porte de Montreuil, carrefour tout en travaux

Tiens, voilà Maraîchers, j’achète une côte de veau

Et file à Buzenval, galopant tel un cheval

J’atterris à Nation, là les choses tournent mal

Menée Rue des Boulets, on en veut à ma pogne

On me transporte à Charonne, je vais finir en charogne

Mais mon ami Voltaire après toutes ces secousses

Aidé par Saint-Ambroise surgit à ma rescousse

Je cours à Oberkampf, pas encore bien remise

Piétine à République, la prudence est de mise

A Strasbourg-Saint-Denis, je me sens ragaillardie

Marche sur les Grands Boulevards de façon très hardie

Richelieu-Drouot vient, je croise un plaisantin

Il me suit Chaussée d’Antin et sur Havre-Caumartin

Et à Saint-Augustin, il ne me fait plus rire

Arrive Miromesnil, poliment je le vire

Voici Franklin-Roosevelt, je me sens plus légère

Je traverse Alma-Marceau, dégustant une gougère

Puis me vient à Iéna une envie de chocolat

Devant Trocadéro, une choriste donne le la

Longeant la Rue de la Pompe, je chantonne sa musique

Je débarque à La Muette où je fais les boutiques

Puis parcours Ranelagh et son charmant jardin

Pour atteindre Jasmin, un lieu plein de radins

C’est le tour de Michel-Ange, Auteuil et Molitor

Puis celui d’Exelmans, où personne n’a tort

J’entre Porte de Saint-Cloud, la tête pleine de souvenirs

Je vois Marcel-Sembat, le voyage va finir

Un tour à Billancourt avant de terminer

Sur la rive du Pont de Sèvres cette folle journée

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

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rienaredire

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