Archive | Théâtre – Réflexions autour du spectacle vivant RSS feed for this section

Comédienne amatrice : intégrer une nouvelle troupe de théâtre

23 Juil

troupe

 

Cela fait déjà quelque temps que je réfléchis, en parallèle des nombreuses chroniques de spectacles publiées ici, à parler de l’autre versant de la scène, celui où l’on ne regarde plus les autres mais où l’on incarne à son tour ces personnages divers et variés, que l’on essaie de faire exister du mieux que l’on peut. J’avais évoqué il y a déjà longtemps le « comment je suis tombée dans la marmite quand j’étais adolescente »  et ce besoin désormais très ancré de régulièrement remonter sur les planches pour vibrer à nouveau de cette façon unique, étrange et pénétrante, où l’on n’est, pour un temps, ni tout à fait la même ni tout à fait une autre.

Mais avant de vivre ces instants, il est bien entendu nécessaire, sauf dans le cas du seul en scène qui exige « seulement » un – ou une – metteur en scène (par facilité, le masculin sera employé par la suite pour désigner la personne en charge de la mise en scène, étant bien entendu qu’il peut s’agir indifféremment d’une femme ou d’un homme), de rejoindre une troupe pour monter un projet. Et cette étape est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Lire la suite

Smoking or not smoking ?

24 Juin

smoking

 

Sous ce titre énigmatique aux évocations cinématographiques figure une question importante pour tout spectateur régulier de théâtre : celle de la présence de la cigarette sur scène (et parfois même de joints, si si je vous assure). En effet, malgré la loi Evin et le décret du 15 novembre 2006, certaines salles de spectacle résistent encore et toujours à la croisade anti-nicotinique menée dans les « lieux fermés et couverts accueillant du public ».

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Quelques réflexions sur le statut de blogueuse invitée

17 Oct

invitée

En rédigeant ma dernière chronique théâtrale, j’ai commencé à aborder la question à la fois riche et épineuse du rapport que les blogueurs tels que moi peuvent avoir face aux invitations. J’ai eu envie d’approfondir ce sujet, parce qu’il a pour moi son importance. J’ai en effet la chance que ce blog ait acquis auprès d’un certain nombre de professionnels du théâtre une certaine reconnaissance. Et qu’avec cette reconnaissance viennent des invitations, le plus souvent de la part des attachés de presse, mais aussi parfois de la part des troupes ou de l’auteur ou du metteur en scène, ou de l’un des comédiens. Je suis toujours honorée de cette distinction, parce que c’en est une. Et j’espère ne jamais être blasée ou prendre qui que ce soit de haut, ou que si cela m’arrive, les gens qui me connaissent bien me feront redescendre sur terre. Je dis cela en préambule pour bien insister sur le fait que même si je peux parfois être gênée ou agacée, je suis flattée que l’on pense à moi. J’ai toujours mis du cœur dans mon blog, depuis sa création, et le fait que cela soit ressenti et plaise, et me permette également de nombreuses découvertes que je n’aurais sans doute pas faites sans ces invitations est une récompense très appréciable. D’autant plus que j’ignorais tout de ce type d’avantages lorsque j’ai eu l’inconscience de créer le blog, et qu’il s’est d’ailleurs écoulé beaucoup de temps avant que cette micro-renommée ne me donne l’accès à ces conditions VIP lors de certaines de mes sorties théâtrales.

Passé ce préambule, il me faut cependant émettre des réserves sur mon rapport au système des invitations. Rapport qui m’est personnel, chaque blogueur ou blogueuse ayant le sien. D’abord, bien évidemment, et tout ceci est bien naturel, ces invitations ne sont pas de simples invitations, mais une forme « d’échange-marchandise » pour parler en des termes affreux de business. Il est logique que des professionnels ne distribuent pas des sésames à l’aveugle, mais espèrent que cela leur permettra de bénéficier d’une publicité, si possible positive. Lorsque j’accepte une proposition, je suis pleinement consciente de cette dimension gagnant-gagnant et j’en accepte le principe. Mais cela ne va pas sans poser quelques questions à gérer : Lire la suite

Mes molières 2016

23 Mai

moliere

Ce soir auront lieu les molières, un jour après la palme d’or à Cannes, grande semaine pour les prix donc. Or, cette sélection me parlant assez modérément, je n’ai choisi de m’amuser à faire mon propre palmarès sur la saison 2015/2016, qui est réellement très riche. Le choix a parfois été réellement complexe, plus difficile pour une ou deux rubriques. Quoi qu’il en sot, il existe encore plein de pépites non citées ici qu’il est très bon  de découvrir. Petite précision : allant voir peu de spectacles du théâtre public (non pas par refus mais plus du fait du hasard et des opportunités), je n’ai pas souhaité faire de différence public-privé.

 

Molière du meilleur spectacle de théâtre : Chute d’une nation. Unique. Incomparable. Grandiose. 8h de bonheur

Molière de la comédie : Laura Elko : Enfin vieille, la réussite après 60 ans. Une comédienne géniale à suivre de près avec un spectacle tout aussi génial

Molière de la pièce dramatique (qui n’existe pas mais il y a pas de raison) : Orphans actuellement à la Comédie Bastille Lire la suite

Les spectateurs pénibles au théâtre

15 Déc

Maligne

Sur le blog, je vous fais (très) régulièrement part de mes impressions sur les spectacles que je vais voir. La qualité de l’histoire, de l’écriture, le talent des comédiens, la beauté du décor, l’accueil de la salle, etc. Mais je n’ai pas encore abordé un sujet pourtant déterminant qui est celui du public. Or, un public peut soit renforcer votre plaisir d’être là, soit le gâcher partiellement ou totalement. Je dois avouer être moi-même parfois un rien pénible, lorsque je ne renonce pas à un spectacle même avec un rhume carabiné. A ma grande honte, il m’arrive également, lorsque la salle est au deux tiers vide, de prendre un peu mes aises. Pour autant, je veille à ne perturber (sauf dans le cas du rhume) ni les comédiens ni le reste du public. On ne peut hélas pas en dire autant de tous. Petite revue des personnes sans respect :

Les gens qui arrivent en retard : d’une manière générale, les salles n’acceptent pas les retardataires au-delà de 2-3 minutes sauf grosse panne de transports avérée (qui peut entraîner d’ailleurs un démarrage un peu plus tardif pour laisser aux personnes concernées le temps d’arriver). Il arrive toutefois que par gentillesse, elles se laissent fléchir devant des retardataires insistants. Le souci est que ces derniers ne font pas souvent dans la discrétion en prenant une place libre au dernier rang, ils sont capables de faire se lever tout le monde alors que la pièce est commencée pour avoir LEUR siège. Et d’enlever leur manteau en se relevant également et en gênant leurs voisins ponctuels au passage, et sans doute également les comédiens qui perçoivent ces mouvements. Lire la suite

2014 face à la scène

31 Déc

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Après une année 2013 qui avait déjà marqué un record dans ma fréquentation des salles de théâtre avec 94 spectacles vus, je m’étais fixée comme défi personnel de franchir la barre symbolique des 100. Et comme je n’aime pas tellement faire les choses à moitié, les envies et les opportunités ont fait que je suis arrivée au chiffre de 125. Je précise tout de suite que je ne ferai pas de course au record suivant, et que 2015 sera a priori l’année du ralentissement de la cadence.

Tous ces moments passés dans les salles obscures me laissent ainsi beaucoup de souvenirs. Des soirées intenses seule face à ces acteurs qui donnent avec générosité beaucoup de leur travail, un peu de leur talent, et énormément de leur conviction à ceux qui viennent les voir. Des moments de partage aussi avec les amis qui m’ont souvent accompagnée, spectateurs chevronnés eux aussi, amateurs réguliers ou béotiens m’ayant fait confiance pour leur faire découvrir ce monde fascinant. De la joie, des yeux qui brillent, des rires bruyants, des larmes d’émotion, des sourires, des silences qui en disent long, un peu d’ennui aussi (parce que tous les spectacles ne se valent pas). Et puis des paroles et des émotions qui peuvent résonner longtemps après avoir quitté son siège ou ressurgir de façon incongrue dans le quotidien.

2014 a aussi été l’occasion, de façon tout à fait inattendue, de participer à mon premier grand festival. En Ecosse en vacances d’été, j’ai en effet découvert le merveilleux et gigantesque Fringe Festival qui a lieu tous les étés au mois d’août à Edinburgh. Il réunit musique (environ 900 concerts), spectacle vivant (environ 1400 créations en réunissant théâtre, musicals, danse et cirque contemporain), et, à vue de nez, plus de 2000 films dans les différents cinémas de la ville. En 3 jours dans la capitale, j’ai pu ainsi profiter de 5 spectacles (le reste du temps ayant été dévolu à arpenter cette ville inoubliable). Lire la suite

Mon année de spectatrice

1 Jan

Nous voilà rendus au terme de 2013, qui fut une année record en ce qui concerne la découverte de spectacles vivants, puisque ma consommation est passée à une dose tous les 3,9 jours en moyenne. Et je dois avouer que ce fût également un bon cru, ma notation personnelle, sur une échelle de 0 à 20, donnant les résultats suivants sur les 94 candidats ayant passé la sélection :

  • 6 seulement ont une note inférieure à 10/20 (6%)
  • 29 ont obtenu entre 10/20 et 13/20 (31%)
  • 44 ont obtenu entre 14 et 17/20 (47%)
  • 15 passent la barre des 18/20 (16%)

Il y a donc tout lieu de se satisfaire du dynamisme et de la créativité de la scène française, nous avons des atouts à valoriser et des troupes qui méritent pleinement d’être découvertes.

Cette année, cela a aussi été celle de la découverte de trois salles mythiques : la Comédie-Française, place Colette, avec sa salle Richelieu tout juste rénovée, brillant de mille feux grâce à son fabuleux lustre, avec son très beau foyer auquel succède la galerie des bustes des plus illustres auteurs classiques ; le théâtre du Châtelet, impressionnant vu du haut du 6ème étage où j’ai pu assister avec ravissement à la reprise de My Fair Lady, entourée des angelots dorés qui ornent les balcons ; et enfin le Théâtre de l’Odéon, aux fauteuils spacieux et confortables, surplombé de la magnifique fresque du plafond peinte par André Masson. J’aime cette impression d’entrer dans un magnifique écrin, de perturber en quelque sorte ces lieux qui ne s’animent que 3 à 4 heures par jour pour retourner ensuite à leur paisible silence.

L’important restant tout de même ces quelques dizaines de minutes qui me transportent ailleurs. Et ayant vu tant de merveilles, je ne pourrais me contenter de vous en sélectionner 3 ou 4 sans avoir l’impression de ne pas rendre hommage à d’autres qui m’ont émue, fait rire, surprise, envoûtée, que sais-je encore… D’où l’idée, plutôt que de n’en nommer que 5 à 10, de parler de toutes celles que, pour une raison ou une autre, j’ai trouvées réellement marquantes.

Je me dois toutefois de dévoiler celles qui pour moi méritaient les meilleures notes de l’année, sur des critères purement subjectifs définis uniquement par mon ressenti et non validés par un panel de critiques et de béotiens. Quelques-unes figurent dans plusieurs catégories. Lire la suite

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