Archive | Théâtre – Spectacles RSS feed for this section

Trois précédé de Un et de Deux

1 Mai

Il y a trois ans, je découvrais dans la salle du Tarmac le spectacle Un de Mani Soleymanlou. Et j’étais pleinement séduite. Trois ans plus tard, le même homme revient à Paris avec Trois. Mais il n’oublie pas d’emporter les racines de ce cheval de Trois, soit Deux et Un.

Et c’est bien de racines qu’il est question pour ce triptyque réjouissant de 4h30 (pauses comprises). Dans Un, sans tomber dans la redite de ce que j’avais pu en dire il y a trois ans (j’espère que vous n’êtes pas perdus dans les chiffres), Mani Soleymanlou raconte son histoire, de ses premières années en Iran à son arrivée à Paris avant un départ pour le Canada à l’âge de 9 ans, pays où il est désormais établi, et où il a vécu à Toronto, Ottawa et Montréal. Et à travers ces multiples déplacements, il interroge son identité, celle d’un homme qui a en lui un peu de tous ces endroits où il a vécu sans faire réellement parie d’aucun. Dans Deux, il réalise une sorte de mise en abyme, en mettant fictivement en scène son comparse québécois Emmanuel Schwartz comme nouvel interprète de Un. L’occasion pour ce dernier de livrer aussi un peu de qui il est. Et de renvoyer à Mani ses propres questions. Lire la suite

Légende d’une vie

30 Avr

Zweig-36bis

Légende d’un vie est une pièce méconnue de Stefan Zweig, écrite en 1919, et qui n’avait jamais été traduite jusqu’à ce que Caroline Rainette ne fasse le choix de s’intéresser à cette œuvre. L’histoire se déroule dans la maison des Franck, lors d’une soirée organisée pour présenter la première œuvre poétique de Friedrich, fils de l’illustre écrivain décédé Karl Amadeus Franck. Le jeune homme, bien que mesurant la chance d’être introduit « dans le monde » sans avoir à se battre, est dans le même temps écrasé par le poids de cette figure paternelle érigée au rang de génie. Cette réputation doit autant à la force de ses écrits qu’au mythe créé par la biographie co-écrite par sa femme et par la très dévouée Clarisssa Van Wengen, entrée toute jeune au service des Franck. Lire la suite

Jardin suspendus

21 Avr

3551486549280

 

J’ai beaucoup réfléchi à la façon dont je pourrais parler de « Jardins suspendus » avant d’écrire ce billet. De comment décrire cette performance un peu hors cadre, parler ou non de ce que je savais de ce projet, parler ou non de telle ou telle personne. Et puis je me suis dit que le mieux, c’était de décrire cette soirée sous toutes ces dimensions à la fois, parce qu’elles ont sans aucun doute toutes contribué à forger mon opinions sur ce spectacle.

Il y a quelques semaines donc, j’ai été contactée sur la boîte mail du blog, comme cela arrive régulièrement,  (je ne vais pas revenir une énième fois sur le statut de blogueuse invitée dont j’ai déjà parlé en détail ici). Mais à la différence des autres invitations, elle venait non pas de la compagnie ou d’une attachée de presse, mais d’une personne qui s’était engagée dans le projet parce qu’elle y a cru. Lire la suite

Le déni d’Anna

17 Avr

index

Amis de la rationalité et des rebondissements en série, je préfère vous prévenir d’emblée, le déni d’Anna n’est pas pour vous. Parce que cette histoire de famille et de deuil est un exemple emblématique de ce que l’on appelle le théâtre de l’absurde, dont Eugène Ionesco et Samuel Beckett font partie des représentants les plus connus, bien que de nombreux autres auteurs aient pratiqué le genre.

Enfin après cette brève parenthèse, revenons au 21ème siècle et à cette pièce écrite par Isabelle Jeanbreau, qui prend place dans une famille en apparence tout ce qu’il y a de plus normal. La mère est atteinte d’un cancer et n’en a plus pour très longtemps à vivre. Sa propre mère, un peu harpie, et son frère au caractère bien trempé sont venus pour l’entourer dans ses derniers jours. Lire la suite

C’est encore mieux l’après-midi

17 Avr

affiche-cest-encore-mieux-lapres-midi

C’est encore mieux l’après-midi, c’est l’histoire d’un député qui vient à Paris, officiellement pour voter un texte important à l’Assemblée nationale, officieusement pour passer un après-midi crapuleux avec sa maîtresse. Pour avoir le champ libre, il envoie sa femme voir un drame de 4 heures à la Comédie Française. Et pour ne pas prendre le moindre risque, il demande à son assistant de lui réserver une deuxième chambre dans le même hôtel sous un nom d’emprunt.

Bien évidemment, l’assistant va faire une erreur dans le nom d’emprunt, la femme va s’ennuyer à mourir et décider de rentrer se reposer… avant de retomber « par hasard » sur l’assistant de son cher mati qu’elle trouve fort à son goût, la maîtresse va arriver en retard, et le patron de l’établissement va tenter médusé de préserver la réputation de respectabilité de son établissement. Lire la suite

Intra muros

10 Avr

4d6dee9b81ec5b6225078fd214d451a0

Pour les initiés du théâtre, et même pour les non initiés, on ne présente plus Alexis Michalik, auteur et metteur en scène d’un talent rare, justement auréolé de succès par le porteur d’histoire qui se joue de façon quasi-ininterrompue depuis septembre 2012, puis par le cercle des illusionnistes  et plus récemment par Edmond (que j’admets n’avoir pas [encore] vu) que vous pouvez également aller admirer au Théâtre du palais-Royal.

Le jeune génie de 34 ans nous revient donc avec sa nouvelle création, Intra muros, et renoue avec l’esprit de ses débuts, à savoir une création collective et chorale, avec changements de personnages et de costumes de visu, et le temps qui file à vitesse grand V pour cette histoire où se révèlent petit à petit les véritables lies qui unissent toutes ces personnalités. Lire la suite

Quelque chose

24 Mar

QUELQUE-CHOSE_3528967468048333669

 

Il est des sujets dont il est difficile de parler, et précisément pour cette raison, il est nécessaire de parler de ces sujets.Il en va ainsi de l’inceste et de ses répercussions sur ceux et (ici) celles qui le subissent. C’est le défi que s’est lancé Capucine Maillard avec sa pièce « quelque chose », où 4 femmes d’âges différents se rencontrent dans un groupe de paroles pour « survivantes », des années après avoir subi l’inimaginable.

Rapidement lassées des règles trop strictes imposées par l’animateur, l’une d’elles propose une rencontre conviviale et hors cadre à l’occasion de la fête de la musique. C’est là que, la nuit s’écoulant, leur amitié va se créer, teintée de rires, de confrontations, et amenant surtout chacune d’elles à se révéler progressivement, et à parler des traces que ce « quelque chose » a laissé dans leur vie. Lire la suite

Les carnets du bien-être

Des idées et des outils pour se détendre et se ressourcer

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

Des images... et des mots

rienaredire

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Chroniques erratiques d'une emmerdeuse

Wandering City et tout le reste

Les confidences extraordinaires du Professeur Bang

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

#EtaleTaCulture – La Culture Générale pour briller en société

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots