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Quelque chose

24 Mar

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Il est des sujets dont il est difficile de parler, et précisément pour cette raison, il est nécessaire de parler de ces sujets.Il en va ainsi de l’inceste et de ses répercussions sur ceux et (ici) celles qui le subissent. C’est le défi que s’est lancé Capucine Maillard avec sa pièce « quelque chose », où 4 femmes d’âges différents se rencontrent dans un groupe de paroles pour « survivantes », des années après avoir subi l’inimaginable.

Rapidement lassées des règles trop strictes imposées par l’animateur, l’une d’elles propose une rencontre conviviale et hors cadre à l’occasion de la fête de la musique. C’est là que, la nuit s’écoulant, leur amitié va se créer, teintée de rires, de confrontations, et amenant surtout chacune d’elles à se révéler progressivement, et à parler des traces que ce « quelque chose » a laissé dans leur vie. Lire la suite

Réversible – les 7 doigts de la main

14 Mar

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Les 7 doigts de la main, c’est un peu ma madeleine de proust circassienne. Après les avoir admirés en 2014 dans Séquence 8 et avoir découvert avec eux le cirque contemporain, j’étais déjà conquise. Du coup j’ai remis ça  en 2015 avec Cuisine & confessions puis en 2016 avec Traces. Entre temps, j’ai découvert d’autres troupes qui m’ont fait vibrer, comme Flip Fabrique, ou le cirque Eloize que je n’ai hélas pu voir qu’en vidéo ou la compagnie Finzi Pasca (tous étant plus ou moins passés à un moment de leur vie par les 7 doigts de la main d’ailleurs). Mais je suis toujours aussi contente de découvrir les 7 doigts de la main, qui nous gratifie, nous Parisiens, d’un nouveau spectacle par an, chaque fois donc avec une petite troupe de 6 à 8 personnes différente, les spectacles vivant donc chacun leur vie en tournée à l’image du cirque du soleil (mais en plus familial et convivial il faut bien le dire). Lire la suite

La folle histoire du petit chaperon rouge

13 Mar

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Se rendre à un spectacle conçu pour les enfants lorsque l’on n’a pas d’enfant ou de neveu / nièce sous la main n’est pas intuitif, il faut bien le reconnaître. Et pourtant, en voyant le teaser vidéo, j’ai tout de suite eu envie d’aller admirer ce spectacle musical sur le petit chaperon rouge, qui me paraissait – à juste titre – à la fois joyeux et totalement déjanté. Un fâcheux contretemps à base d’infection virale m’a empêchée d’honorer ma réservation faite durant les vacances de Noël mais j’ai heureusement pu  bénéficier d’une séance de rattrapage en février, au cours de laquelle j’ai pu constater que j’étais la seule adulte non accompagnée. Avant de me rassurer très fortement en constatant que les parents présents avaient l’air de s’amuser beaucoup plus encore que leur progéniture, et de me dire que finalement nous sommes tous des grands enfants et que j’étais la seule à l’assumer ouvertement sans alibi (la prochaine fois, je songerai tout de même à emprunter le petiot d’une amie histoire de me donner une contenance).

Si vous vous attendez à un récit formel du célèbre conte, avec un loup atrocement méchant et une grand-mère benête qui se laisse croquer par l’animal, passez votre chemin. La folle histoire du petit chaperon rouge est plutôt un prétexte pour faire vivre toute une galerie de personnages bucoliques et distiller des petites morales aux petits et des messages d’encouragement aux parents qui font de leur mieux avec leurs enfants mais comme tous les autres parents ont parfois l’impression d’être dépassés ou pas à la hauteur. Le tout dans une ambiance festive émaillée de chansons qui donnent vraiment la pêche. Lire la suite

Les fantômes de la rue Papillon

10 Mar

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En ces temps non pacifiés où les insultes communautaristes fusent et où les relations entre les forces de l’ordre et la population sont, sinon ambivalentes au moins complexes, écrire une pièce traitant du racisme et mettant indirectement en scène la police était un pari risqué. Parce qu’il est tout aussi facile d’attiser les tensions existantes que de tomber dans la caricature lorsque l’on touche à ces sujets, sur lesquels l’actualité récente montre qu’il est difficile de réagir sans affect d’une part, et de parvenir à un jugement un tant soit peu objectif d’autre part.

Dominique Coubes a réussi, en écrivant (et en mettant en scène) « les fantômes de la rue Papillon » à éviter ces deux écueils et à livrer une pièce qui amène à réfléchir sans mettre d’huile sur le feu. L’auteur a en effet choisi le parti d’une certaine tendresse et de beaucoup de poésie pour cette histoire qui est avant tout celle de la rencontre entre deux cultures et deux générations. L’histoire, c’est celle d’Haïssa, un jeune Maghrébin, qui se fait abattre par « erreur » par la police lors d’un contrôle d’identité où son mobile est confondu avec une arme (la scène introductive est matérialisée par des voix off) et devient un fantôme. A l’endroit même, où, en 1942, monsieur Joseph, luthier juif qui devait, sous le contrôle de la police, monter dans le bus avec sa famille (sans connaître la destination du voyage), tente d’aller récupérer son stradivarius en espérant qu’il leur permettra le cas échéant de s’assurer financièrement des jours décents, s’était fait abattre, devenant également un fantôme. Lire la suite

Yannick Bourdelle est Robert Lamoureux

8 Mar

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Malgré ma curiosité et mon goût pour les comiques désuets de l’époque de Bourvil et Fernand Raynaud, il me faut confesser ici, et je laisse les plus de 40 ans me juger (voire plutôt les plus de 50 ou 60 ans, sauf le respect dû à l’âge), que je ne connaissais pas Robert Lamoureux. Et, comble de l’ignorance et du non patriotisme cinématographique, je n’ai pas vu la 7ème compagnie dont le monsieur est auteur et réalisateur.

Tout cela n’a heureusement plus de réelle importance puisque, grâce à Yannick Bourdelle, certainement l’un de ses plus illustres fans, je suis à la fois parfaitement documentée sur la vie de ce très talentueux auteur-acteur-chanteur-réalisateur et conquise par l’humour tendre et délicieusement suranné de certains de ses sketchs et chansons, avec un coup de cœur particulier pour la plupart du temps et de quoi donc tu causes. Lire la suite

Cinq de cœur dans « le concert sans retour »

23 Fév

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Il est toujours à la fois assez excitant et un peu angoissant de retourner voir un groupe que l’on a déjà pu admirer dans un spectacle inédit. Excitant parce que précisément, on a aimé son univers. Angoissant, parce qu’on a cette petite peur que ce soit « trop pareil » ou que ce soit « moins bien », alors que l’on souhaite naturellement ressentir la même surprise et le même émerveillement que la première fois.

C’est donc avec cet état d’esprit que je me suis rendue au théâtre des Bouffes parisiens pour découvrir ce « Concert sans retour » des Cinq de Cœur, après avoir découvert il y a déjà quelques années leur spectacle déjanté dans les couloirs souterrains du métro dans « Métronome ». Notez que j’aurais pu voir encore bien d’autres de leurs création puisque le groupe existe depuis 1991 (avec quelques changements dans les chanteurs mais pas tant que ça). Remarque préliminaire que je me permets rarement parce que même si cela peut parfois faire du bien, je n’aime pas dire du mal, l’accueil de la salle à l’entrée se rapproche plus de l’écueil de la salle (cette remarque ne s’appliquant pas à la placeuse qui elle s’est montrée fort aimable). Après ce petit trait critique, je reviens donc à des dispositions plus favorables pour parler des artistes eux-mêmes. Lire la suite

Fantasio

21 Fév

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Le Théâtre du Châtelet, mythique salle parisienne, fermera ses portes à compter du 1er mars pour 2 ans de travaux. Il continuera bien sûr à proposer une programmation, mais hors les murs, avec notamment Singin’in the rain sous la merveilleuse couple du Grand Palais. Mais il faudra tout de même patienter durant ces 24 mois (si le chantier ne prend pas de retard, et nous savons tous que cela est hélas fréquent) pour revoir les dorures et le magnifique lustre, pour bénéficier depuis les étages de cette vue plongeante sur l’orchestre, et bien sûr pour applaudir les artistes. C’est donc avec émotion que je me suis rendue à nouveau dans cette salle pour un au revoir à la fois nostalgique en repensant à ces moments privilégiés vécus devant My fair Lady, le New York City Ballet et quelques autres spectacles, et joyeux en sachant que bien sûr, « ce n’est qu’un au revoir ».

C’est donc avec Fantasio que le théâtre du Châtelet a choisi de clore sa saison « dans les murs ». Clin d’œil amusant, cette opérette méconnue d’Offenbach, adaptée de la pièce de Musset, est programmée par l’Opéra Comique, actuellement en rénovation (laquelle a pris du retard, CQFD). Fantasio est donc un jeune bourgeois fêtard et par conséquent criblé de dettes, qui, apprenant la mort du bouffon du roi, Saint-Jean, se met en tête de lui succéder, non sans être préalablement tombé sous le charme de la jeune princesse Elsbeth, se lamentant sur sa terrasse de son mariage à venir avec le prince de Mantoue. Les noces constituent en effet un arrangement entre les deux royaumes pour garantir la paix, et, si elle accepte de se sacrifier par amour et dévouement envers son père, la princesse n’en a pas moins de chagrin de voir ses rêves de jeune demoiselle romantique ainsi mis à mal. Lire la suite

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