Cinq de cœur dans « le concert sans retour »

23 Fév

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Il est toujours à la fois assez excitant et un peu angoissant de retourner voir un groupe que l’on a déjà pu admirer dans un spectacle inédit. Excitant parce que précisément, on a aimé son univers. Angoissant, parce qu’on a cette petite peur que ce soit « trop pareil » ou que ce soit « moins bien », alors que l’on souhaite naturellement ressentir la même surprise et le même émerveillement que la première fois.

C’est donc avec cet état d’esprit que je me suis rendue au théâtre des Bouffes parisiens pour découvrir ce « Concert sans retour » des Cinq de Cœur, après avoir découvert il y a déjà quelques années leur spectacle déjanté dans les couloirs souterrains du métro dans « Métronome ». Notez que j’aurais pu voir encore bien d’autres de leurs création puisque le groupe existe depuis 1991 (avec quelques changements dans les chanteurs mais pas tant que ça). Remarque préliminaire que je me permets rarement parce que même si cela peut parfois faire du bien, je n’aime pas dire du mal, l’accueil de la salle à l’entrée se rapproche plus de l’écueil de la salle (cette remarque ne s’appliquant pas à la placeuse qui elle s’est montrée fort aimable). Après ce petit trait critique, je reviens donc à des dispositions plus favorables pour parler des artistes eux-mêmes. Lire la suite

Fantasio

21 Fév

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Le Théâtre du Châtelet, mythique salle parisienne, fermera ses portes à compter du 1er mars pour 2 ans de travaux. Il continuera bien sûr à proposer une programmation, mais hors les murs, avec notamment Singin’in the rain sous la merveilleuse couple du Grand Palais. Mais il faudra tout de même patienter durant ces 24 mois (si le chantier ne prend pas de retard, et nous savons tous que cela est hélas fréquent) pour revoir les dorures et le magnifique lustre, pour bénéficier depuis les étages de cette vue plongeante sur l’orchestre, et bien sûr pour applaudir les artistes. C’est donc avec émotion que je me suis rendue à nouveau dans cette salle pour un au revoir à la fois nostalgique en repensant à ces moments privilégiés vécus devant My fair Lady, le New York City Ballet et quelques autres spectacles, et joyeux en sachant que bien sûr, « ce n’est qu’un au revoir ».

C’est donc avec Fantasio que le théâtre du Châtelet a choisi de clore sa saison « dans les murs ». Clin d’œil amusant, cette opérette méconnue d’Offenbach, adaptée de la pièce de Musset, est programmée par l’Opéra Comique, actuellement en rénovation (laquelle a pris du retard, CQFD). Fantasio est donc un jeune bourgeois fêtard et par conséquent criblé de dettes, qui, apprenant la mort du bouffon du roi, Saint-Jean, se met en tête de lui succéder, non sans être préalablement tombé sous le charme de la jeune princesse Elsbeth, se lamentant sur sa terrasse de son mariage à venir avec le prince de Mantoue. Les noces constituent en effet un arrangement entre les deux royaumes pour garantir la paix, et, si elle accepte de se sacrifier par amour et dévouement envers son père, la princesse n’en a pas moins de chagrin de voir ses rêves de jeune demoiselle romantique ainsi mis à mal. Lire la suite

Liste des spectacles chroniqués

15 Fév

Chers lecteurs, j’ai plusieurs fois tenté de mettre à jour le tableau de mes chroniques théâtrales mais faute de temps, cela devient vite complexe pour moi (d’autant que certains spectacles changent de salle plusieurs fois). Pour que tout le monde y gagne, je vous mets donc un tableau par ordre alphabétique de tous les spectacles chroniqués ici et la salle où ils étaient quand je les ai vus. Ce tableau est mis à jours tous les 2 mois environ en y ajoutant donc les lignes correspondantes. Lire la suite

Silence on tourne

8 Fév

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Il y a six ans, alors que je n’avais même pas encore 30 ans et que j’ignorais ce qu’était un blog, mais que j’allais déjà au théâtre à un rythme frénétique, je découvrais « thé à la menthe ou t’es citron », l’une des 7 pièces écrites par le très talentueux Patrick Haudecoeur et certainement la plus jouée (de 1991 à 1993 et de 2010 à 2016). Et ce fût un coup de foudre que de découvrir ces vrais comédiens incarnant pour de vrai des faux comédiens (ou l’inverse, je ne sais plus trop, après 30 ans la mémoire décline) en pleine répétition avec des accidents en cascade et menée à un rythme effréné. Aussi, lorsque j’ai découvert totalement par hasard, à la faveur d’une multitude d’affiches 4*3 de toute discrétion dans le métro (comme quoi la publicité par affichage fonctionne encore), qu’une nouvelle pièce avait été écrite, se déroulant cette fois pendant le tournage d’un film, celle-ci est tout naturellement passée dans le haut de la pile de ma wishlist (laquelle comprend environ 250 pièces au total pour la période de janvier à juillet). Et elle s’est retrouvée encore plus haut dans la liste lorsque j’ai eu l’honneur d’être invitée à une représentation VIP permettant de rencontrer l’équipe à l’issue de la représentation. Je voudrais toutefois préciser ici que si les conditions de découverte de « silence on tourne » étaient plus qu’idéales, mon avis enthousiaste ne doit vraiment que très très peu aux deux financiers et aux trois macarons accompagnés de cidre qui étaient à disposition des quelques privilégiés dont j’ai fait partie entre deux questions aux comédiens (mais dans un souci d’honnêteté, je ne saurais passer sous silence mon penchant incurable pour les macarons et les financiers).

Après cette très longue digression qui n’aura sans doute pas surpris les quelques lecteurs fidèles et patients qui connaissent un peu mon penchant pour les introductions interminables (et qui savent que j’aurais pu faire encore deux fois plus long), j’en viens donc à mes impressions réelles sur cette nouvelle comédie qui devrait enchanter les spectateurs parisiens, après quelques dates à Lyon et, souhaitons-le, beaucoup de représentations hors de la capitale.

L’histoire se déroule donc, et je vous présente mes excuses pour cette répétition, sur le tournage d’un film. Ce qui permet naturellement de mêler les maladresses et accidents plus ou moins fortuits se déroulant lors des différentes prises aux intrigues qui se déroulent en coulisses. Naturellement, il est difficile de détailler trop toutes les situations sans risquer de trahir des éléments qui gâcheraient le plaisir de la découverte. Lire la suite

Ma famille

6 Fév

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Il est peu courant de voir du théâtre d’Amérique du Sud à Paris . Encore moins venant d’Uruguay. Et pourtant, « ma famille » provient bien de ce pays méconnu. L’auteur, Carlos Liscano, pourrait ainsi, si j’en juge à ce seul spectacle, être comparé à un Ionesco contemporain à la touche latino.

Ecrite en 2005, la pièce raconte l’histoire d’un jeune garçon né dans une fratrie où les parents ont pour coutume de vendre leurs enfants dès qu’ils ont besoin d’argent. L’un des frères échappe à cette malédiction en restant coincé dans un arbre où il va grandir à la suite d’une crise de tétanie au moment de descendre et où il construira lui-même sa propre famille. Lire la suite

Michael Hirsch dans Pourquoi ?

6 Fév

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Alors que Michael Hirsch a choisi d’intituler son spectacle « pourquoi ? », je me demande personnellement « comment ? » bien parler à la fois de ce seul en scène et de l’artiste. Parce qu’aucune des phrases ou des expressions que je pourrais employer ici ne risque d’être à la hauteur du talent de ce jeune homme pour manier les mots et les magnifier, avec une aisance que Raymond Devos aurait presque enviée . Et puis, Michael, c’est aussi un artiste simple et humble que j’avais eu la chance de rencontrer il y a déjà plusieurs mois lors d’un très chouette apéro Blog’up organisé par la non moins chouette Laura du blog jesuislinsolente. Un jeune homme qui au bout de trois ans à faire tourner son spectacle, et alors qu’il est désormais visible sur des grandes affiches dans tout le réseau du métro parisien, est toujours humble et accessible. Ce qui fait déjà deux bonnes raisons d’aller l’applaudir. Lire la suite

Dormez je le veux

26 Jan

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Rien de tel qu’un petit théâtre du dimanche soir pour bien terminer le week-end et échapper aux pensées sombres, ou même aux pensées tout court, sur la reprise du lundi matin. Surtout lorsqu’il s’agit d’une comédie de Feydeau, déjà un peu loufoque à l’origine eu égard à son auteur, rendue complètement déjantée par une troupe de joyeux drilles tout aussi soucieux (parce que oui, être un trublion est une affaire sérieuse) de s’amuser eux-mêmes que de distraire le public. Lire la suite

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