Tag Archives: A la Folie Théâtre

Une vie d’artiste

27 Mar

vie artiste

 

Les petites salles de théâtre ont toujours un côté un peu magique pour moi. Un mélange de convivialité et d’intimité souvent propice à la créativité. Celle du système D, puisque les troupes qui s’y produisent n’ont logiquement pas le budget décors des scènes nationales. Mais aussi l’inventivité des dialogues et l’énergie mise dans l’interprétation. Dimensions sur lesquelles les compagnies des petites salles doivent être au top pour attirer le public. C’est cela qui me touche dans ces lieux. Et notamment dans « une vie d’artiste » qui se joue actuellement A la Folie Théâtre, lieu charmant caché dans une courette du 11ème arrondissement.

Dans ce spectacle, Gino et Lili, couple à la ville comme sur la scène, proposent depuis plus de trois ans un cabaret un peu démodé dont Gino compose toutes les chansons. Lire la suite

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Ouragan Catégorie 5

7 Juin

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De prime abord, il peut sembler étrange de consacrer une soirée à une pièce qui se déroule à huis clos dans un bar de la Nouvelle-Orléans en 2005 où sont coincées 4 personnes « qui n’ont nulle part d’autres où aller » alors que l’ouragan Katrina est en train de décimer la ville, et que la plupart des habitants ont évacué. Plus encore lorsque le pitch laisse entendre à demi-mot que ces 4 personnes ne sont a priori pas des blanches colombes. Et pourtant, quelque chose dans l’enthousiasme des réactions face à ce spectacle (parce que oui, j’avoue ne pas être dans la prise de risque permanente et consulter moi aussi régulièrement les critiques avant de faire mes choix de sortie) m’a décidée à aller affronter la tempête de ces âmes torturées.

Et il faut dire qu’en l’espèce, les avis des spectateurs m’ayant précédée étaient plus que fiables, et je dois un peu les remercier pour la très belle soirée que j’ai passée en décidant de leur faire confiance. A eux, et, soyons honnêtes, à Nicolas Rocq, l’auteur et metteur en scène, qui a aussi apporté sa contribution. Toujours est-il que dès l’accueil très courtois de la serveuse du Muriel’s , le bar où se déroule l’action, bercée par la musique jazz interprétée au saxophone par le talentueux Constantin Alaïmalaïs (qui, sans faire partie des personnages, reste présent sur le plateau du début à la fin pour accompagner les 4 comédiens), je me suis sentie bien. Lire la suite

Clôture de l’amour

28 Mai

 cloture

 

Cela fait maintenant quelque temps que je ne vous ai pas parlé théâtre. Non pas parce que j’ai cessé d’y aller, mais parce que je n’y ai rien vu de suffisamment notable pour en parler. Jusqu’au week-end dernier où j’ai découvert « Clôture de l’amour » à la Folie Théâtre, charmant lieu situé dans une impasse du 11ème arrondissement, où l’on est toujours bien installé en attendant la représentation (autant le dire, la petite salle est peu confortable, tandis que la grande est assez agréable).

J’avais repéré la pièce il y a déjà quelque temps, mais, hasard du calendrier, l’occasion ne s’est présentée qu’une semaine avant que le spectacle ne s’arrête. Aussi ne puis-je que vous encourager, Franciliens, qu’à annuler toutes vos activités prévues pour vendredi et samedi soir pour aller vous faire votre impression par vous-même. Pour ma part, je suis restée totalement sans voix d’émerveillement, mais aussi de ce que cette représentation suscite comme émotions.

Le texte de Pascal Rambert est, comme vous pouvez le deviner, un écrit sur la rupture. Un homme, interprété par le ténébreux Régis Lionti, rentre chez lui où se trouve sa compagne et lui annonce froidement que leur relation est terminée. Brutalement même. Et il n’aura de cesse de lui expliquer avec une violence morale presque insoutenable qu’elle ne peut pas lutter contre cette décision, la détruisant intérieurement presque jusqu’à l’écroulement. Lire la suite

Sweet summer sweat

29 Déc

Sweet-Summer-Sweat_reference

L’hiver s’installant progressivement, l’on cherche la chaleur où l’on peut, et il y a quelques jours, je suis allée voir si elle se trouvait au théâtre. Le titre de la pièce, faisant référence à la douce transpiration de l’été (vous comprendrez à ces mots pourquoi beaucoup n’aiment pas traduire les titres anglais) m’a interpellée. Sept petites scènes qui parlent d’amour, de séduction, de regrets, de plaisir charnel, de solitude et de relations. Avec douceur. Sur un ton léger comme un soir d’été. Et sans que les acteurs ne s’épargnent pour ne pas transpirer. D’où le nom.

Il est difficile de résumer cette pièce, parce qu’avant tout elle se regarde, elle est vraiment faite pour être vue jouée sur ce tout petit espace scénique. La rencontre à l’arrêt de bus, l’amour entre vieux à la retraite, les adolescents qui ont envie de passer à l’acte sans assumer totalement, la mère et son fils, je ne voudrais pas non plus trahir trop de surprises. Lire la suite

Jean et Béatrice

10 Déc

JB

Avec un peu de retard, parce qu’elle n’est plus à l’affiche, ou avec beaucoup d’avance, parce qu’elle est programmée à Avignon en mars prochain, je voudrais vous parler d’une pièce que j’affectionne au point d’être allée la revoir et d’avoir fait l’acquisition du texte. Cette pièce, c’est Jean et Béatrice, écrite par la canadienne Carole Fréchette, dont les pièces semblent actuellement très prisées dans notre belle capitale (celle-ci par exemple a été plusieurs fois mise en scène en 2010-2011).

L’histoire commence comme souvent de façon simple. Une femme, Béatrice, placarde une annonce sur les panneaux de son quartier : « Jeune héritière, lucide et intelligente, qui n’a jamais aimé personne, recherche un homme qui pourra l’intéresser, l’émouvoir et la séduire. Dans l’ordre. Récompense substantielle ».  Cette femme vit seule dans son appartement en haut d’un immeuble qui semble désaffecté et dont l’ascenseur est en panne. Naturellement, la pièce ne pourrait pas prendre forme sans qu’un homme se présente. Et ce sera Jean, un homme un peu brut de décoffrage au premier abord, venu pour gagner, et dont on apprend très rapidement que la principale activité consiste à « collectionner les billets de vingt ». Lire la suite

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