Tag Archives: amour

Quelques réflexions sur l’amour

22 Jan
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Crédits : photo-libre.fr

J’ai longuement hésité avant d’écrire ce billet sur l’amour (amoureux, précisions tout de suite le sujet). Parce que je ne connais de l’amour que ce que j’ai pu en ressentir et parce que ce que je ressens n’est pas forcément dicible. Par besoin évident de pudeur évidemment, mais aussi parce que les mots, si bien choisis soient-ils – et je ne prétends pas savoir bien les choisir – ne sauront jamais retranscrire avec exactitude toute la beauté et la complexité de ce que l’on peut vivre dans une relation à un autre à la fois si étranger et si proche.

Vous noterez à la lecture de ce premier paragraphe que mes réflexions initiales commencent par plein de parce que, et par aucun pourquoi ou comment. Il me semble que c’est là que figure le mystère de l’amour que l’on peut porter à un autre que l’on a choisi. Dans ce pourquoi auquel on n’aura jamais entièrement la réponse. Auquel on peut répondre tous ces parce que qui émergeaient dans mes premières phrases : parce que j’étais disponible pour cette rencontre, parce que l’autre est captivant / beau / qu’il a ce petit quelque chose de pétillant, parce que – même si ce n’est pas glorieux – j’étais seul(e), parce que nous avons des points communs, parce que nos projets de vie se rejoignent… Autant d’explications qui contiennent toutes une part de vérité sans qu’aucune ne soit complète. Lire la suite

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Les relations, le soleil et les fruits

10 Avr

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Cela faisait longtemps que je n’avais pas parlé de relations, même si la vie vaut essentiellement par celles que l’on a avec les autres. Et surtout avec les autres qui nous veulent du bien. Parce que vivre ces relations est un apprentissage permanent dont on n’a pas toujours envie de parler ou que l’on n’a pas toujours les mots pour décrire. Parce que j’ai eu aussi affronter la laideur des contacts avec certaines personnes qui n’étaient pas tellement orientées vers la bienveillance et l’altruisme. Et puis enfin parce que l’avantage d’un blog, c’est d’écrire sur ce qu’on veut quand on veut. Et aujourd’hui, j’ai envie de parler des liens aux autres. La suite dira si vous aviez ou non envie de lire quelques phrases sur ce sujet.

Longtemps, j’ai pensé qu’il fallait correspondre aux attentes des autres pour qu’ils m’apprécient. Cela n’est certes pas entièrement faux. Mais c’est aussi totalement stupide. D’abord parce que les attentes des autres peuvent différer de ce que l’on en perçoit. Ensuite parce que ces attentes ne sont pas immuables, et que certains autres sont très versatiles et donc potentiellement sources d’épuisement dès lors qu’il faut leur plaire. Et puis, parmi sans doute encore une longue liste de raisons, parce que se conformer à cette exigence se fait souvent au détriment de ce qui nous plaît à nous-même. Lire la suite

Il faut que je parle à quelqu’un

12 Mar

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Ce jour-là était un jour comme tous les autres. Ou disons que ce jour-là semblait se dérouler comme tous les autres. Elle s’était levée avec son réveil, s’était préparée selon un rituel quasi-immuable, avait pris son café et une tartine et était partie travailler. Allumage de l’ordinateur, vérification des e-mails, réponse aux messages les plus urgents et matinée se déroulant dans une routine des plus ordinaires. A la cantine, les plaisanteries habituelles des collègues avaient fusé et l’après-midi se passait sans signe de perturbation particulier. Jusqu’au moment où, consultant son téléphone, elle avait vu ce message : « il faut que je parle à quelqu’un, es-tu disponible ce soir ? ». Elle s’était d’abord demandé si ce n’était pas une erreur. Certes, David et elle se connaissaient bien et depuis longtemps, mais elle n’était pas sa confidente attitrée. Et le SMS ne contenait pas de prénom, il aurait tout aussi bien pu s’agir d’une erreur de destinataire. Dans le doute, elle décida de le rappeler pour vérifier que cétait bien sa présence qui était souhaitée.

Lorsqu’il décrocha, il lui dit d’emblée qu’il était content qu’elle le rappelle. Plus de doute donc, il voulait la voir. Elle avait prévu d’aller au cinéma avec des amis mais elle pouvait annuler vu l’importance que cela semblait revêtir aux yeux de David. Elle se demandait d’où venait ce soudain besoin de se confier, s’il s’agissait d’un événement grave ou heureux, pourquoi précisément à elle, en quoi cela pouvait la concerner, ou en quoi elle pourrait se révéler d’une aide précieuse. Les hypothèses fusaient dans sa tête, l’empêchant de se concentrer comme il l’aurait fallu. Au téléphone, elle l’avait senti fébrile mais pas abattu, ce qui l’avait un peu rassurée. Ils s’étaient donné rendez-vous dans le bistrot où ils se voyaient toujours à vingt ans avec leurs amis communs de l’époque, un petit bar musical du côté d’Odéon. Ce retour dans leur passé étudiant après tant d’années l’amusait. Aujourd’hui, ils approchaient tous les deux des deux fois vingt ans. Lire la suite

La paille, la poutre, et l’aiguille dans la botte à son pied

25 Jan

Parfois, la vie ressemble un peu à un oscilloscope cathodique déficient avec des ondulations totalement incohérentes et beaucoup trop nombreuses. Depuis le mois de septembre, c’est peu ou prou le sentiment que j’ai à l’égard de la mienne. Trop de choses à gérer tout le temps et pas souvent les pauses nécessaires pour prendre un peu de recul. Néanmoins, au milieu des évènements qui se succédaient, j’ai tenté de réfléchir à ma vie amoureuse. Parce qu’entre les « tu es jeune, tu as bien le temps » (eh oui, même au 21ème siècle, les gens ne comprennent pas que le désir d’être en couple n’est pas qu’une question de temps de vie restant), et les « si tu veux des enfants, il faudrait que tu songes à te caser » (les mêmes gens, au 21ème siècle, ne se disent pas que peut-être qu’on y songe mais que les pensées ne donnent rien, et qu’on peut aussi ne pas être obsédée par sa date de « péremption » niveau maternité), il est parfois nécessaire de se demander où l’on en est. Ou plutôt pourquoi on est là. Personne ne l’avoue vraiment, mais tout le monde le fait, c’est ainsi quasiment depuis que le monde est monde.

Pour autant, se demander seule n’est pas forcément d’une grande évidence, parce que l’on n’a sur soi que son propre regard et qu’il manque d’extériorité. J’ai donc, sciemment pour une fois, interrogé des personnes que je connaissais plus ou moins bien, sur ce qui, à leurs yeux, pouvait faire obstacle à mon « casage » en bonne et dûe forme. Autant mettre les choses au clair tout de suite, il n’est ressorti de cette « opération vérité » aucune illumination géniale. Et si j’avais écouté tout ce qui m’a été dit, je serais sans doute atteinte d’au moins 5 psychopathologies notoires. Je tiens aussi à prévenir mes lecteurs les plus curieux qu’ils ne bénéficieront pas d’informations détaillées sur les conseils plus ou moins avisés que j’ai pu recevoir de ça et de là. Lire la suite

Une transformation

11 Jan

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Assise sur son canapé, elle regardait les images défiler sur son téléviseur. Elle avait ressorti le DVD d’un film qu’elle aimait bien, une histoire de musiciens remplie de bons sentiments. Elle connaissait déjà l’histoire, pas de surprise, elle avait simplement eu envie de se changer les idées. Hélas, cela ne fonctionnait pas très bien. Elle était incapable de se concentrer sur ce qui se passait. Elle ne pensait qu’à lui. Elle s’en voulait pour ça, ce passage permanent de la tristesse à la colère à l’espoir et de nouveau à la colère et à la tristesse. Cela faisait 8 jours que ça durait. Elle savait que 8 jours, ce n’est pas très long dans une vie, mais quand chaque pensée vous ramène vers la même personne à chaque minute, cela paraît interminable.

Lui, c’était Luc. A une lettre près, cela s’écrivait pareil. Elle aurait voulu que Luc soit son Lui plus longtemps. Mais cela semblait fort compromis. Objectivement, c’était même totalement compromis. Et pourtant, Agathe avait envie de se raccrocher à ce mince espoir, de ceux que l’on a envers et contre toute raison lorsque les sentiments sont là, bien vivants. Elle avait rencontré Luc quatre mois plus tôt à un vernissage d’exposition dans une petite galerie où exposait la compagne d’un de ses amis. Elle s’y rendait sans grande conviction sur les talents artistiques de cette dernière, mais par amitié pour le couple dont elle admirait l’enthousiasme et la générosité, et qui avait mis beaucoup d’énergie pour organiser cette exposition. Lire la suite

3ème flemmardise interrogative : de l’amour de contes de fées

24 Nov

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Il est désormais de notoriété publique que les femmes doivent cesser de croire au prince charmant des histoires qu’on leur racontait petites avant d’aller dormir. D’abord pour une raison pratique : l’aristocratie est un peu passée de mode et avec elle, les princes, qui sont désormais une espèce en voie de raréfaction. Certes, vous pouvez toujours vous tourner vers les princes saoudiens, mais la vie de princesse saoudienne ne semble pas ressembler beaucoup aux contes que l’on nous racontait, le nombre impressionnant de vêtements mis à part.

Donc nous avons grandi et devons affronter la réalité, en apprenant à repérer les nazebroques, connards, indécis, immatures et autres parasites qui nous feront perdre du temps et l’ensemble de nos réserves lacrymales les hommes n’ayant pas le charme requis. Et à tenter de leur faire comprendre que nous ne ressemblons pas à l’image véhiculée de nous les femmes dans les romans et films. Parce qu’hélas, à l’heure où l’on nous demande à nous le sexe faible d’être réalistes, on présente à nos congénères du sexe fort une image totalement biaisée de leur future compagne. Dans les romans girly en effet, l’héroïne est en général une femme au statut précaire, ayant peu de conscience professionnelle, sachant à peine faire ses courses et certainement pas planter un clou, et dont la simple vue d’un homme, même du plus parfait abruti, suscite moult plans intégrant robe blanche et poussette pour peu qu’il ait un regard sexy et des tablettes de chocolat. Hommes qui me lisez à cette heure, au cas où vous auriez cru une seconde à ces clichés, sachez qu’ils sont complètement idiots (même si en effet, trop de femmes ont hélas un statut professionnel précaire, mais trop d’hommes également, la courbe du chômage n’aide pas…). Lire la suite

La onzième bougie

15 Nov

Ce texte est une participation à la Team Ecriture qui donne toujours d’agréables défis à réaliser. La contrainte était la suivante : écrire une histoire se passant en bord de mer, un jour de pluie, en intégrant les mots voyages de noces, boîte et mordu. Les liens vers les autres participation se trouvent à la fin de ce billet.

Biarritz 1_2 septembre 2011 (214)

Ce week-end au bord de la mer, c’était son idée. Et elle avait eu raison de me pousser à l’accompagner. Malgré la pluie typique du pays basque, celle qui peut ne pas s’arrêter du lever du soleil à l’heure de l’apéritif, voire plus tard. 55 années avaient passé, mais pourtant, ces grandes plages totalement vides en cette fin de septembre semblaient ne pas avoir pris une ride. Je dois avouer que j’avais beaucoup d’appréhension à revenir sur ces lieux. Biarritz, Espelette, Guéthary, tous ces lieux que nous aimions tant, Madeleine et moi, depuis que nous les avions découverts pendant notre voyage de noces, en 1959. Depuis, nous y étions retournés tous les 5 ans pour une nouvelle lune de miel. Souffler une bougie pour chaque 5 ans en admirant le coucher de soleil au rocher de la vierge. Seulement, Madeleine était partie voir la vierge trois ans plus tôt, me laissant seul avec mes dix bougies. Jamais je n’aurais pensé y retourner. Mais l’insistance de notre petite-fille avait fini par avoir raison de mes résistances. Lire la suite

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

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