Tag Archives: amour

La onzième bougie

15 Nov

Ce texte est une participation à la Team Ecriture qui donne toujours d’agréables défis à réaliser. La contrainte était la suivante : écrire une histoire se passant en bord de mer, un jour de pluie, en intégrant les mots voyages de noces, boîte et mordu. Les liens vers les autres participation se trouvent à la fin de ce billet.

Biarritz 1_2 septembre 2011 (214)

Ce week-end au bord de la mer, c’était son idée. Et elle avait eu raison de me pousser à l’accompagner. Malgré la pluie typique du pays basque, celle qui peut ne pas s’arrêter du lever du soleil à l’heure de l’apéritif, voire plus tard. 55 années avaient passé, mais pourtant, ces grandes plages totalement vides en cette fin de septembre semblaient ne pas avoir pris une ride. Je dois avouer que j’avais beaucoup d’appréhension à revenir sur ces lieux. Biarritz, Espelette, Guéthary, tous ces lieux que nous aimions tant, Madeleine et moi, depuis que nous les avions découverts pendant notre voyage de noces, en 1959. Depuis, nous y étions retournés tous les 5 ans pour une nouvelle lune de miel. Souffler une bougie pour chaque 5 ans en admirant le coucher de soleil au rocher de la vierge. Seulement, Madeleine était partie voir la vierge trois ans plus tôt, me laissant seul avec mes dix bougies. Jamais je n’aurais pensé y retourner. Mais l’insistance de notre petite-fille avait fini par avoir raison de mes résistances. Lire la suite

Un tango en bord de mer

14 Sep

un tango en bord de mer

Il est difficile de rendre hommage en quelques lignes à ce tango en bord de mer. Parce qu’il s’agit d’une pièce qui se vit plus qu’elle ne se décrit. L’histoire importe moins que les mots et ceux de Philippe Besson sont un pur régal, au théâtre comme dans ses romans.

La pièce se passe toute entière dans le décor magnifiquement réussi d’un bar d’hôtel de luxe déserté en bord de mer en fin de soirée. Un écrivain renommé, la cinquantaine, y retrouve son ancien amoureux, ayant la trentaine, parti sans un mot deux ans auparavant. Le premier incarnant les vieux renards, le second les jeunes chiens fous. Les deux porteurs de toute la fragilité de leur absence d’adieux. Comme si cette scène (apparemment) orchestrée par l’écrivain était à la fois la meilleure et la pire qui puisse leur arriver. Lire la suite

Quand les femmes s’imaginent le prince charmant

27 Mai

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Après avoir un peu écorné les messieurs récemment à l’occasion d’une petite diatribe sur ceux d’entre eux que l’on peut qualifier de nazebroques, je tenais à rééquilibrer un peu les choses. Parce que je ne peux pas décemment aspirer à l’équité de traitement dans la vie professionnelle et estimer dès que je suis sortie de l’espace ouvert, que nous, femmes avons, toutes les vertus, tandis que les hommes seraient d’odieux lobbyistes exigeant tout de nous sans être prêts à lâcher sur rien. Je ne me ferai pas la voix de ce féminisme de mauvais aloi qui n’envisage le progrès que dans la lutte. Parce que, dans cette série de batailles que nous menons pour tenter de conquérir le cœur d’un preux chevalier, nous aussi avons (bien que ce trait de caractère soit très léger) une microscopique tendance à vouloir le fondant au chocolat (celui qui ne fait pas grossir), le pâtissier, ses tablettes de chocolat, et le cerveau d’Einstein. Une petite infiltration au cœur de nos idéaux s’impose donc, pour mieux comprendre ce que peuvent être nos aspirations amoureuses.

Parmi les désirs communément exprimés, il y a celui du bad boy. On pourrait croire que, passés 25 ans, ce garçon devient aussi attirant que ne l’est Justin Bieber pour un mélomane, et pourtant, le fantasme demeure. Se promener au bras de cet homme mystérieux et imprévisible qui sent bon l’aventure et dont le côté macho donne le sentiment d’être protégée (ceci tant que sa bad boy attitude ne se traduit pas en violence envers sa copine). La joie de vivre au jour le jour, d’avoir un mec qui soit un peu rock’n’roll, avec lequel demain est toujours différent d’aujourd’hui. Son assurance attire, ses tatouages excitent, son côté spontané fait voyager. Mais avoir un vrai bad boy qui va se battre à la première occasion, passe sa vie en pantalon baggy et en marcel, et n’a aucun projet d’avenir, ça, non. Le bad boy charmant a un travail fixe et si possible correctement rémunéré, n’est impliqué dans aucun trafic d’aucune sorte, et a des accès de spontanéité qui nous mènent en we dans les pubs des Pays-Bas ou sur les plages du Touquet. Et veille bien à ne pas laisser apparaître certains de ses tatouages lors des présentations à ses beaux-parents. Lire la suite

L’amour est un concerto à quatre mains

27 Fév

4 mains

 

Aujourd’hui est un jour symbolique, puisque c’est le 200ème billet que je poste sur le blog. J’aurais pu faire comme si de rien n’était, ou écrire un texte en deux cent mots, en 200 lignes, en 200 phrases. En fait, j’ai préféré mettre l’amour à l’honneur, la relation amoureuse plus précisément. Et de faire parler d’autres que moi sur le sujet. Il y a quelque temps déjà, j’avais demandé une libre participation de qui voulait sur ce à quoi chacun aspirait dans sa relation amoureuse, actuelle pour certains, à venir pour d’autres. Léopoldine, Grégoire, Working Girl et Daniel ont eu la gentillesse de me répondre. Des jolies choses.  Je les ai lues et relues. Et j’ai retenu ce qui m’a touché. J’espère avoir le plus possible respecté leur pensée. Je les remercie vraiment pour ce qu’ils ont livré avec naturel, poésie et simplicité.

Aspirer, c’est réaliser un mouvement vers un idéal. Un idéal qui est lui-même en mouvement. Un mouvement vers souvent plus d’exigence. En partant de cet infime qui fait tout, celui de deux regards qui se croisent. Les yeux se fixent, le cœur bat, un sourire s’esquisse, et l’on comprend que cette attraction est mutuelle. Et l’on se laisse embraser, consumer, tourbillonner dans des étourdissements enivrants.

Les yeux qui clignotent et les papillons dans le ventre, c’est souvent ce par quoi on se fait emporter, adolescent(e), lorsque les choses sont simples ou tout ou moins le paraissent. Plaire ou ne pas plaire, la question est souvent essentiellement celle-là. Prendre l’initiative pour certaines au charme remarqué, attendre comme une « wallflower » d’être remarqué lors du quart d’heure américain pour de jeunes garçons timides lors des premières boums et des soirées qui suivront. Ces premières amours qui se font et se défont plus vite que les mois passent.

Et puis on grandit un peu, on expérimente, on saisit chaque possibilité et l’on s’adapte ensuite. Souvent, ça ne marche guère longtemps. Jusqu’au jour de cette première grande passion qui deviendra plus tard un joli souvenir empreint de nostalgie. Cette relation où l’on s’est tapé dans l’œil, où l’on ne voit plus rien, où il est inutile de se raisonner. Vivre cette folie qui donne des ailes, passer le cap des 3 semaines, des 2 mois, des 6 mois, un peu plus parfois. Comme un tour du monde en Concorde avec atterrissage d’urgence en Argentine. Lire la suite

Sweet summer sweat

29 Déc

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L’hiver s’installant progressivement, l’on cherche la chaleur où l’on peut, et il y a quelques jours, je suis allée voir si elle se trouvait au théâtre. Le titre de la pièce, faisant référence à la douce transpiration de l’été (vous comprendrez à ces mots pourquoi beaucoup n’aiment pas traduire les titres anglais) m’a interpellée. Sept petites scènes qui parlent d’amour, de séduction, de regrets, de plaisir charnel, de solitude et de relations. Avec douceur. Sur un ton léger comme un soir d’été. Et sans que les acteurs ne s’épargnent pour ne pas transpirer. D’où le nom.

Il est difficile de résumer cette pièce, parce qu’avant tout elle se regarde, elle est vraiment faite pour être vue jouée sur ce tout petit espace scénique. La rencontre à l’arrêt de bus, l’amour entre vieux à la retraite, les adolescents qui ont envie de passer à l’acte sans assumer totalement, la mère et son fils, je ne voudrais pas non plus trahir trop de surprises. Lire la suite

Quand le papillon refuse de faire son nid

30 Oct

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Ce soir, je vous parlerai de ce phénomène datant de déjà quelques années, mais qui semble parti pour se pérenniser, celui de la prolifération des papillons, spécialement en zone urbaine. Je sens déjà certains d’entre vous s’étonner, et chercher la dernière fois où il leur est arrivé de croiser ce charmant animal aux ailes chatoyantes sur la Grand-Place du centre-ville. Je me dois donc de préciser que je ne compte pas vous parler d’entomologie, mais de cette tendance de beaucoup, si ce n’est la majorité des jeunes (ce qui inclut de manière très large les vrais jeunes, les encore jeunes, et les moins jeunes qui refusent de vieillir) de butiner de relation amoureuse éphémère en relation éphémère sans amour, sans aucune intention de transformer l’éphémère en engagement sérieux et sur la durée. Tout au plus apprécient-ils le confort de l’ « éphémère durable », qui consiste à laisser l’habitude d’être avec leur partenaire s’installer sans pour autant envisager à un quelconque moment que ledit partenaire fasse partie de leur existence ad vitam aeternam. Un peu à l’image des abonnements mensuels reconduits par renouvellement tacite mais que l’on est libre d’interrompre à tout moment. Lire la suite

Votre bonheur dépend de vous

22 Juil

Musée Mimara

Chers et précieux lecteurs, je profite de l’été pour parler de bonheur. Par pur effet d’imitation je dois bien l’avouer. Parce que, voyant le soleil revenir, et avec lui les robes sortir des placards, les jardins refleurir et les enfants sourire gaiement en courant sur la plage ou dans les champs, chacun y va de son laïus sur l’optimisme et la joie de vivre. Sans aucune originalité (je sais, je vous avais habitués à mieux), je me faufile donc dans ce vaste mouvement panurgien pour vous livrer à mon tour quelques phrases sur cette vaste question de notre épanouissement personnel.

Nous disons tous chercher le bonheur, ou a minima, chercher à être heureux, sans vraiment savoir ce que cela signifie, au fond. Avec très souvent l’idée que l’on pourra prétendre avoir atteint notre but le jour où tout ira bien sans cesse. C’est souvent là que le bât blesse. Parce que cela n’est simplement pas possible. On n’a pas mémoire d’avoir déjà vu un être humain ne jamais s’être cogné le gros orteil au coin d’une table, ni avoir attrapé la grippe, ni avoir perdu un de ses proches, ni avoir échoué à un examen ou un entretien d’embauche, et n’avoir jamais entendu que des phrases élogieuses et pleines d’enthousiasme de la part de ses proches. Est-ce à dire que l’on n’atteindra jamais le bonheur que nous cherchons ? Lire la suite

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