Tag Archives: Artistic Athévains

Espèces d’espaces

1 Avr

especes d'espaces

De Pérec et de l’OuLiPo (Ouvroir de Littérature Potentielle), j’avoue que je n’avais que quelques notions fragmentaires en arrivant aux Artistic Athévains pour voir Espèces d’Espaces. Intéressée par les mécanismes de ce style littéraire qui connaît toujours un succès certain comme en témoigne le très dynamique site dédiés aux évènements et publications liés à l’OuLiPO, j’avais lu il y a quelques années « la vie mode d’emploi » du même Pérec qui fut une des plus grandes figures de ce style. Il s’agit donc d’un groupe de mathématiciens et de littéraires, qui, une fois n’est pas coutume ont réussi à s’entendre pour écrire à partir de différentes contraintes donnant une écriture serpentant en une sorte de labyrinthe que les auteurs construisent et étoffent en même temps qu’ils visent à en sortir. N’étant sans doute pas assez claire, je vous invite pour les curieux à cliquer sur les liens hypertexte. Et pour les autres, j’en reviens donc au spectacle.

Espèces d’espaces est donc une sorte d’OVNI s,cénique parce qu’il double la contrainte de l’écriture de Pérec d’une contrainte d’interprétation de ces fameux espaces décrits dans l’oeuvre dans l’espace limité d’une scène de théâtre. Avec un mouvement inverse à celui de l’ouverture successive des poupées gigognes puisque l’on passe de l’espace restreint du lit à celui de la chambre puis de l’immeuble, et ainsi de suite jusqu’à en arriver à l’univers. Le tout sans qu’aucune anticipation ne se fasse de manière évidente, c’est là tout le génie de l’œuvre adaptée. Lire la suite

Chat en poche

5 Déc

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Feydeau est tellement connu qu’au final il n’est pas si connu que ça. Si le roi proclamé du vaudeville doit se lasser de voir « le dindon », « on purge bébé » et « ne te promène donc pas toute nue » joués et rejoués sur toutes les scènes francophones, ce « chat en poche » est beaucoup moins représenté. Pour ma part je n’en avais pas entendu parler jusqu’au printemps, lorsque ce spectacle a vu le jour dans la confortable salle des Artitic Athévains (d’où l’on voit très bien partout grâce à des gradins très bien conçus, particulièrement appréciable lorsque l’on est de taille modeste). N’ayant hélas pas eu l’occasion de découvrir cette œuvre, j’ai sauté sur l’occasion de cette reprise pour réserver une place.

Et mon intuition positive a été la bonne puisque ce spectacle est tout simplement brillant. L’on y voit le jeune fils Dufausset, venu faire ses études de droits à Bordeaux, débarquer chez les Pacarel, famille amie de son père, et être confondu à tort avec un jeune soliste d’opéra qui doit interpréter le livret écrit par la jeune fille de la maison, et que son père souhaite promouvoir grâce au ténor que Dufausset doit aussi lui adresser. On imagine bien les quiproquos se multiplier. Lire la suite

Je pense à Yu

25 Mai

Lorsque j’ai su qu’une nouvelle pièce de Carole Fréchette était à l’affiche, mon attention a immédiatement été attirée. Parce que j’aime ses écrits. Je vous ai déjà parlé de Jean et Béatrice, qui est un de mes textes de théâtre préférés. Il y a aussi la peau d’Elisa, ce quasi-monologue à la frontière du fantastique, fait de phrases qui ne m’ont pas laissée indifférente. Faute de temps, j’étais passée à côté des 7 jours de Simon Labrosse à l’automne. Cette fois, prévenue bien à l’heure, j’ai rapidement pris ma place. Et je ne suis pas déçue du voyage.

D’abord du lieu lui-même. Parce que oui, il existe encore des théâtres parisiens où je n’ai jamais mis les pieds, et la salle des Artistic Athévains faisait partie de ceux-là. Ce qui est une erreur. Parce qu’elle fait partie de ces endroits où l’on se sent bien. A la fois moderne par sa construction et son mobilier et hors du temps, grâce à cette librairie cafétéria, ou à ce café livresque, prenez-vous comme vous voulez. L’architecture de la salle de spectacle aussi. Si les gens sujets au vertige peuvent être impressionnés, il n’en reste pas moins que l’idée d’avoir une pente très forte permet que chaque rangée de siège dépasse suffisamment de celle de devant pour ne pas être gêné par son voisin de devant, si grand soit-il. La « petite » femme que je suis en sait gré au concepteur.

Mais je digresse encore une fois au lieu d’en venir au spectacle lui-même. Volontairement, j’ai choisi d’en lire le moins possible. Pour me laisser surprendre par cette auteur québécoise qui jusque-là ne m’a pas déçue. Je savais juste qu’il s’agissait de l’histoire d’une femme découvrant l’existence de Yu, jeune chinois ayant blasphémé un portrait de Mao en 1989 et emprisonné pour cela. Mais je n’avais aucune idée de ce qu’un événement en somme si bénin – la lecture d’un article sur Internet – pouvait donner sous la plume de la talentueuse Carole. Et cela a dépassé toutes mes espérances. Lire la suite

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