Tag Archives: attention aux autres

A propos des personnes qui sont là pour nous

29 Nov

là pour nous

 

Chères lectrices et chers lecteurs, aucun.e d’entre vous n’ignore que la vie n’est pas linéaire, et que cela la rend à la fois parfois incroyablement fructueuse et parfois difficile à traverser. Et que, dans ces moments de particulière intensité, plus encore que durant les périodes calmes, la présence des autres nous est nécessaire. Or, c’est généralement là qu’il nous est le plus difficile de la solliciter. Soit que l’on ne souhaite pas afficher une liesse qui pourrait passer pour de l’arrogance ou être difficile à partager lorsque l’on se sent moins gâté.e par la chance, soit que l’on se sente trop faible ou trop orgueilleux pour solliciter l’aide nous permettant de nous hisser hors du puits ou du sous-sol où nous nous sentons glisser. Lire la suite

2ème Flemmardise interrogative : de Noël et autres sujets de prime importance

29 Déc

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Chers lecteurs, ne déduisez pas au titre de cet article que je suis soudainement devenue d’une prétention telle que je me comparerais à Edgar Allan Poe et à ses Nouvelles Histoires Extraordinaires. Il se trouve que je réfléchis sur plein de sujets, vous apportant ainsi des réponses toutes faites, qui peut être, ne vous conviennent pas. Alors, comme je l’avais fait il y a un peu plus d’un an, j’ai eu envie de réitérer l’existence et de vous confronter à des questions que vous ne vous posez pas, mais cette fois, sans chercher à influer d’une quelconque manière sur votre raisonnement :

  • Pourquoi le père Noël ne troque-t-il pas ses rennes contre une distribution par hyperloop ?
  • En quoi une baguette bio issue de la même farine qu’une baguette pas bio est-elle plus bio ?
  • Pourquoi suspecte-t-on les célibataires de plus de 35-40 ans d’avoir un truc qui cloche et ne se demande-t-on pas si ceux en couple ne sont pas dans une relation dysfonctionnelle ?
  • Pourquoi certaines marques colorent-elles le dentifrice à la menthe en bleu ou en rose ?
  • Pourquoi parle-t-on du Père Noël et jamais de ses enfants ? Lire la suite

Ce que nos cadeaux disent de nous

22 Déc

cadeaux

Noël approche, plus que trois jours avant les retrouvailles au pied du sapin. Les illuminations sont apparues dans les rues depuis des semaines déjà, venant nous avertir de l’imminence de l’évènement. Mais à part pour noter que la rue était subitement mieux éclairée, nous n’avons pas spécialement relevé ce changement, observant seulement cette tendance à avancer de plus en plus le calendrier en installant les décorations de cette fête de la naissance au tout début du mois de novembre, au moment même où l’on est en train  de célébrer les morts, ce qui, au mieux constitue un gaspillage du budget local, au pire peut être vu comme d’un goût douteux. Les chocolats et papillotes en tête de gondole dès la mi-octobre n’avaient guère suscité plus de réactions.

Et nous y voilà, il nous reste désormais moins de 72 heures avant le grand évènement. Il est donc plus que temps pour ceux qui n’ont pas commencé à s’y atteler de songer aux cadeaux de Noël. Et pour les autres de terminer leurs derniers achats. Enfin, pour les plus organisés qui étaient fin prêts avant même que n’apparaisse la première guirlande dans les halls d’immeuble et les magasins, vous êtes sans doute comme moi en train de savourer un moment de tranquillité en regardant d’un air amusé que vous pouvez légitimement arborer les moins prévoyants s’affairer dans une cohue désordonnée.

Ah ! Les achats de Noël ! Vaste sujet qui mérite indubitablement d’être traité en cette fin d’année. Parce qu’ils sont un puissant révélateur des interactions entre ceux qui les offrent et ceux qui les reçoivent. Il en est de même des cadeaux d’anniversaire, m’objecterez-vous. Et vous avez en partie raison. Mais en partie seulement. Lire la suite

Flemmardise interrogative (avec des schtroumpfs dedans)

4 Déc

why

Après avoir beaucoup écrit ces derniers temps, je me suis dit que pour changer, je pourrais coucher ici sous vos yeux d’internautes curieux quelques-unes des questions, parfois légères, parfois plus profondes, qui me viennent à l’esprit au cours de mes (trop nombreux) moments de tergiversations.

Cette liste n’est bien entendu pas exhaustive, je pousse pour cette fois la paresse jusqu’à garder des questions pour une prochaine fois :

  • Pourquoi dans le village des schtroumpfs, seule la schtroumpfette a-t-elle des cheveux ?
  • Pourquoi attendre les « jours de fête » pour dire aux autres qu’on les apprécie ?

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Mais où sont passées les petites civilités ?

27 Nov

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L’idée de cet article m’est venue il y a quelques jours, lorsque, haletant sous le poids de deux packs d’eau (18 litres tout de même), et croisant mon voisin de palier en train de fumer tranquillement une cigarette, celui-ci n’a daigné ni m’ouvrir la porte d’entrée ni me la retenir. La fatigue aidant, l’envie de l’invectiver m’a (légèrement) effleurée. La fatigue (et ma grande bienveillance) aidant également, j’y ai renoncé, jugeant que le fait de marquer mon agacement ne contribuerait ni à m’alléger de mes douze bouteilles, ni à calmer l’énervement que je sentais poindre.

Au lieu de cela, je me suis dit que le fait de formuler mon désappointement par écrit serait sans doute, plus libérateur, et que, qui sait, cela pourrait inciter au moins une personne à faire preuve de courtoisie la prochaine fois qu’elle croisera l’un de ses voisins chargé de paquets trop lourds pour ses frêles épaules, ou même chargé de paquets tout-courts, fussent-ils légers comme l’air de la campagne.

Je m’aventure donc ce soir dans un recensement non exhaustif de ces petits gestes en apparence anodins, mais qui, s’ils se multiplient, peuvent contribuer à faire d’une journée médiocre une bonne journée, ou à transformer une journée déjà bonne en une excellente journée (oui, je sais, j’ai employé trois fois le mot journée dans une même phrase, et maintenant cela fait même quatre, mon dictionnaire des synonymes est en grève).

Pour bien commencer, et parce qu’il s’agit de la chose la plus simple et (qui devrait être) la plus naturelle, le réflexe de dire bonjour à chaque personne que l’on croise est une bonne entrée en matière. Je n’irais pas jusqu’à préconiser bien sûr de héler les quidams qui déambulent dans la rue ou de chercher à nouer un dialogue avec votre voisin de métro – encore que rien ne vous en empêche, pourvu que vous soyez prêt à assumer des réactions pouvant aller du simple étonnement à l’agressivité – mais bien de saluer vos voisins lorsque vous les croisez, les personnes avec lesquelles vous prenez l’ascenseur au travail, et plus important encore vos collègues. De la même manière, lorsque vous assistez à une réunion conviviale en famille ou entre amis, il est bon de dire bonjour à l’ensemble des individus présents, ce qui augmentera de surcroît votre capital sympathie bien plus sûrement que le fait de vous diriger droit sur la personne que vous connaissez, interrompant au passage la conversation, et de vous incruster dans le cercle formé avec une fausse discrétion qui risque pour sa part d’attirer sur vous une certaine animosité.  Un autre point important à ce sujet est de dire bonjour sur un ton convaincu et amical, l’effet sera nul voire négatif si vous marmonnez un vague « b’jour » presque inaudible, si vous le dites avec une tête de six pieds de long ou si vous ne regardez pas votre interlocuteur.

Autre élément important, capital même, évitez autant que possible de céder au réflexe de rajouter un « ça va ? ». Cette question se veut officiellement un gage de politesse et de savoir-vivre, en vérité elle en est très loin, encore plus quand elle s’adresse simultanément à plusieurs personnes. Parce que vous aurez affaire inévitablement, parmi vos connaissances, à certaines qui traversent de mauvaises périodes ou qui ont un souci passager au moment où vous leur demandez. Et là, la règle voulant que l’on réponde oui à cette question, vous leur infligez la double peine de leur renvoyer leur(s) problème(s) à la figure et de les obliger à mentir pour faire bonne composition. Pour en revenir à ce que je disais sur le fait de lancer la question à un petit groupe, cela est pire parce qu’il y en aura toujours un sur le lot pour étaler son petit bonheur du moment devant tous les autres, je n’ai pas besoin de développer sur l’impact auprès de ceux qui auraient à priori répondu « moyen » ou « non, pas trop ». En résumé, il est bon de s’enquérir de l’état d’une personne, mais quand on a réellement l’envie et la disponibilité nécessaire pour écouter sa réponse, qu’elle soit positive ou négative (situation dans laquelle le demandeur témoigne de sa civilité, ce qui rentre donc dans le cadre de la liste).

J’en reviens à mon point initial sur la question de tenir la porte aux autres, qu’ils aient ou non les mains encombrées. Cet acte semble en effet en pleine déperdition, alors qu’il s’agit somme toute d’une chose très simple, peu coûteuse en termes d’implication, et qui ne nécessite même pas, comme le fait de dire bonjour, de prononcer un seul mot. Il est évident tout de même que si vous le faites avec le sourire, l’effet bénéfique en sera doublé. Juste un aparté ici pour vous rappeler que ce geste peut être pratiqué auprès de toute personne qui rentre ou sort en même temps que vous à l’endroit où vous vous trouvez, et que vous souffrez encore d’un grave manque de savoir-être si vous le réservez aux belles femmes ou aux éphèbes au postérieur avantageux. Et si vous avez la chance de rencontrer ces rares personnes qui vous facilitent gentiment la vie, n’oubliez pas de remercier, sans quoi non seulement vous passerez pour un mufle, mais en plus, vous risquez de les décourager de poursuivre dans cette voie.

civilité 2

Si vous êtes un (mal)heureux usager des transports en commun, il vous est sans doute arrivé plus d’une fois d’être consterné devant l’attitude des autres usagers lors de l’arrivée du train ou du bus à chacune des stations du parcours. La règle est pourtant simple et clairement énoncée : il faut d’abord laisser les passagers descendre avant de soi-même monter dans le wagon (ou dans le bus). Or, il semblerait que certain(e)s aient visiblement une propension à confondre ce mouvement avec une mêlée de rugby et à foncer dans le tas quoi qu’il arrive, pour certains sans doute du fait d’une hâte que j’avoue avoir du mal à comprendre de se joindre à la foule des voyageurs entassés, pour d’autres dans l’objectif clair et assumé de rafler les dernières places assises. Je vous concède que la fréquentation quotidienne de ces moyens de locomotion n’a malheureusement pas tendance à faire ressortir les aspects les plus humains de notre personnalité, toutefois je ne saurais que trop vous inciter à respecter les conventions établies, pour contribuer à y semer un peu d’harmonie.

Je formule également d’autres suggestions relatives au civisme sur votre temps de trajet. Si vous êtes un tant soit peu compatissant pour l’infortuné qui se trouve à votre côté ou face à vous, évitez en premier lieu de vous curer les dents ou de mâcher la bouche ouverte, l’observation de votre gosier est un spectacle répugnant auquel personne n’a envie d’assister (à réserver à votre miroir de lavabo, seul à pouvoir faire preuve de compréhension dans ce domaine). Ne faites pas non plus semblant de ne pas voir la femme enceinte de 7 mois et demie qui a besoin de s’asseoir : si vous êtes vraiment épuisé(e), dites le lui simplement, sinon faites un effort ; et si vous êtes une personne âgée ou une femme enceinte ayant besoin de s’asseoir, demandez gentiment (il se peut quand même que l’usager assis ne vous ait vraiment pas vu). Enfin, tâchez d’être un minimum vigilant à ne pas mettre des coups de coude involontaires en fouillant dans vos affaires ou à ne pas déplier un journal format double A3 en vous fichant du reste du monde.

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Enfin, et ce sera le dernier point de ma courte liste, si vous avez la chance d’être grand, tous les petits et petites de ce monde vous sauront gré de les aider à attraper l’article en haut de l’étagère au supermarché (et si possible pas le paquet tout devant qui est souvent déchiré ou abîmé). Croyez-le ou pas, c’est un geste que nous savons apprécier, bien davantage que les airs moqueurs des personnes qui nous voient sauter maladroitement ou tenter un numéro d’escalade périlleux pour atteindre notre tablette de chocolat préférée. La même attitude est bienvenue si vous êtes musclé(e) et nous voyez peiner pour hisser notre valise dans le compartiment à bagages (qui de surcroît si vous avez bien suivi est trop haut pour nous).

A bon entendeur, je vous quitte lâchement, sans un sourire et sans vous saluer…

Eloge de la gentillesse

12 Nov

Ce mardi  13 novembre, nous fêtons pour la première fois en France la Journée Mondiale de la Gentillesse, un concept repris aux anglo-saxons. En soi, l’idée est louable : nous avons déjà des journées pour les pères, les mères, les grands-mères, la journée de la femme, la semaine de la diversité, la saint-valentin, la semaine du goût, et la liste est encore longe de ces événements qui s’égrènent au fil des mois. Une journée de la gentillesse donc constitue donc plutôt une initiative positive.

Un peu de gentillesse ne fait pas de mal, surtout un treize du mois, après tout ce jour compte peut-être parmi les rôles qui lui sont attribués celui de conjurer les superstitions qui pourraient pointer le bout de leur nez. La température extérieure est de surcroît brutalement retombée, quoi de mieux qu’un peu de gentillesse pour remettre un peu de chaleur à l’intérieur ? Pour ces raisons simples, j’ai envie d’approuver cette célébration. Et aussi parce que si tout le monde s’y met, nous passerons tous un bon mardi. Un mardi où tout le monde ne manifesterait que « bienveillance, prévenance et délicatesse » pour reprendre la définition de la gentillesse, ce serait tout de même dommage de s’en priver.

Oui, mais… parce que vous le sentiez venir et le voilà, il y a un bien un « mais ». En effet, si l’on reprend l’autre partie de la définition de cette qualité, la gentillesse se conçoit comme un comportement habituel. Et c’est bien là que le bât blesse. Si donc une personne a coutume d’être gentille, aucun changement ne devrait être constaté. Et si elle ne l’est pas, est-il vraiment possible qu’elle s’éveille ce matin soudain transformée ? Qu’en voyant quelques affiches, une dépêche AFP ou un article de journal consacré au sujet, elle soit soudainement encline à se montrer agréable envers ses voisins, ses collègues, ses connaissances et ses proches ?

C’est pour cela que je souhaite vanter les mérites de la gentillesse sur le long terme. Car si elle est a priori vue comme un trait de caractère positif, cette vertu peut susciter de la méfiance, parfois même de la défiance et souvent une mise à distance. On veut bien  être « gentils, mais pas trop », on se demande ce que peut cacher la soudaine prévenance d’un tel, on cherche surtout à ne pas être pris pour le « gentil de service ». Cette prudence est pleinement légitime, il ne s’agit pas de se laisser berner par une attitude mielleuse et intéressée. Il ne s’agit pas non plus de devenir une bonne poire dont on profite sans contrepartie.

Mais la gentillesse est bien plus riche que cela : elle est un état d’esprit positif, une façon d’agir envers l’autre en cherchant à lui faire plaisir et en respectant sa nature propre (en respectant aussi sa sale nature si tel est le cas). Elle ne doit pas pour autant se muer en naïveté, en prévenance aveugle. Elle ne doit pas non plus tout accepter pour permettre l’épanouissement d’autrui. Elle n’a pas à virer non plus à la philanthropie. La gentillesse est simple, elle est juste un mode de relation qui consiste à ne pas se polluer de calculs, d’arrière-pensées inutiles, et à faire en sorte de valoriser ce qui est bien et bon, avec clairvoyance. En se comportant ainsi, c’est d’abord à soi que l’on se fait du bien, c’est d’ailleurs d’abord envers soi qu’il convient d’être gentil. C’est aussi de cette manière que l’on pourra être qualifié de vrai(e) gentil(le). Et ça, c’est un compliment autrement plus satisfaisant que le fameux « il(elle) est gentil(le) » que nous redoutons tant.

Alors, en ce 13 novembre, louons la gentillesse, pratiquons-là, mais ne nous arrêtons pas à minuit…

amenaviguante

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