Tag Archives: bienveillance

Les fantômes de la rue Papillon

10 Mar

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En ces temps non pacifiés où les insultes communautaristes fusent et où les relations entre les forces de l’ordre et la population sont, sinon ambivalentes au moins complexes, écrire une pièce traitant du racisme et mettant indirectement en scène la police était un pari risqué. Parce qu’il est tout aussi facile d’attiser les tensions existantes que de tomber dans la caricature lorsque l’on touche à ces sujets, sur lesquels l’actualité récente montre qu’il est difficile de réagir sans affect d’une part, et de parvenir à un jugement un tant soit peu objectif d’autre part.

Dominique Coubes a réussi, en écrivant (et en mettant en scène) « les fantômes de la rue Papillon » à éviter ces deux écueils et à livrer une pièce qui amène à réfléchir sans mettre d’huile sur le feu. L’auteur a en effet choisi le parti d’une certaine tendresse et de beaucoup de poésie pour cette histoire qui est avant tout celle de la rencontre entre deux cultures et deux générations. L’histoire, c’est celle d’Haïssa, un jeune Maghrébin, qui se fait abattre par « erreur » par la police lors d’un contrôle d’identité où son mobile est confondu avec une arme (la scène introductive est matérialisée par des voix off) et devient un fantôme. A l’endroit même, où, en 1942, monsieur Joseph, luthier juif qui devait, sous le contrôle de la police, monter dans le bus avec sa famille (sans connaître la destination du voyage), tente d’aller récupérer son stradivarius en espérant qu’il leur permettra le cas échéant de s’assurer financièrement des jours décents, s’était fait abattre, devenant également un fantôme. Lire la suite

Le méchant et le bienveillant

3 Sep

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Lecteur, lectrice, au cours de mon été, un phénomène que je connaissais déjà m’est apparu de façon plus flagrante encore qu’à l’accoutumée. Celui du méchant et du bienveillant. Le méchant étant en général celui qui s’intéresse à autrui pour mieux lui casser de l’aspartame sur la colonne vertébrale, et le bienveillant celui qui s’intéresse au même autrui juste parce qu’il juge cela normal. Cela ne veut pas dire que le second est un candide et qu’il aime tout le monde. Juste qu’il cherche à comprendre les autres et qu’il n’éprouve pas de plaisir à les écraser. Alors que le méchant, pour d’obscures raisons que toute ma bienveillante empathie n’a pas réussi à identifier, se sent grandi lorsqu’il parvient à rapetisser l’autre.


Mais quittons cette introduction théorico-philo-psychanalysante pour entrer dans l’observation empirico-technico-pratique réalisée in situ (oui, la rentrée professionnelle m’incite à me remettre au jargon, si vous n’avez rien compris, c’est normal, c’est le but de tout bon jargon). En résumé, observons ce qui se passe dans la réalité :


Gérer un simplet 
: je vous vois déjà objecter que le terme de simplet n’est pas d’une extrême bienveillance envers l’individu qui n’a guère de chance d’inventer un jour le robot à thé ou café qui viendra nous déposer directement le délicat breuvage issu de sa machinerie interne au lit. Mais il faut savoir aussi appeler les défauts par leurs noms, et il est hélas des gens pour qui ce qualificatif semble avoir été inventé.
Le bienveillant, donc, face au simplet, comprenant rapidement qu’il n’y a pas grand-chose à apprendre de cette personne, adoptera une attitude discrète, l’écoutant avec patience sans pour autant l’encourager à étaler ses opinions. Il prendra acte poliment et restera courtois le temps de la rencontre.

Le méchant, lui, voit dans le simplet une parfaite victime. Il fera donc en sorte que celui-ci  en raconte le plus possible à son auditoire, le plaçant en quelque sorte dans le rôle du con au dîner du même nom. Et dès que celui-ci ne pourra plus entendre, il rebondira sur chaque maladresse avec une délectation qui lui fera briller les yeux.

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Votre bonheur dépend de vous

22 Juil

Musée Mimara

Chers et précieux lecteurs, je profite de l’été pour parler de bonheur. Par pur effet d’imitation je dois bien l’avouer. Parce que, voyant le soleil revenir, et avec lui les robes sortir des placards, les jardins refleurir et les enfants sourire gaiement en courant sur la plage ou dans les champs, chacun y va de son laïus sur l’optimisme et la joie de vivre. Sans aucune originalité (je sais, je vous avais habitués à mieux), je me faufile donc dans ce vaste mouvement panurgien pour vous livrer à mon tour quelques phrases sur cette vaste question de notre épanouissement personnel.

Nous disons tous chercher le bonheur, ou a minima, chercher à être heureux, sans vraiment savoir ce que cela signifie, au fond. Avec très souvent l’idée que l’on pourra prétendre avoir atteint notre but le jour où tout ira bien sans cesse. C’est souvent là que le bât blesse. Parce que cela n’est simplement pas possible. On n’a pas mémoire d’avoir déjà vu un être humain ne jamais s’être cogné le gros orteil au coin d’une table, ni avoir attrapé la grippe, ni avoir perdu un de ses proches, ni avoir échoué à un examen ou un entretien d’embauche, et n’avoir jamais entendu que des phrases élogieuses et pleines d’enthousiasme de la part de ses proches. Est-ce à dire que l’on n’atteindra jamais le bonheur que nous cherchons ? Lire la suite

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