Tag Archives: bonheur

La onzième bougie

15 Nov

Ce texte est une participation à la Team Ecriture qui donne toujours d’agréables défis à réaliser. La contrainte était la suivante : écrire une histoire se passant en bord de mer, un jour de pluie, en intégrant les mots voyages de noces, boîte et mordu. Les liens vers les autres participation se trouvent à la fin de ce billet.

Biarritz 1_2 septembre 2011 (214)

Ce week-end au bord de la mer, c’était son idée. Et elle avait eu raison de me pousser à l’accompagner. Malgré la pluie typique du pays basque, celle qui peut ne pas s’arrêter du lever du soleil à l’heure de l’apéritif, voire plus tard. 55 années avaient passé, mais pourtant, ces grandes plages totalement vides en cette fin de septembre semblaient ne pas avoir pris une ride. Je dois avouer que j’avais beaucoup d’appréhension à revenir sur ces lieux. Biarritz, Espelette, Guéthary, tous ces lieux que nous aimions tant, Madeleine et moi, depuis que nous les avions découverts pendant notre voyage de noces, en 1959. Depuis, nous y étions retournés tous les 5 ans pour une nouvelle lune de miel. Souffler une bougie pour chaque 5 ans en admirant le coucher de soleil au rocher de la vierge. Seulement, Madeleine était partie voir la vierge trois ans plus tôt, me laissant seul avec mes dix bougies. Jamais je n’aurais pensé y retourner. Mais l’insistance de notre petite-fille avait fini par avoir raison de mes résistances. Lire la suite

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Les mots me manquent

1 Sep

CIMG3261

Les mots se sont installés au cœur de mon existence,

Ils apparaissent pour en faire jaillir l’essence,

Leur présence aide à expliciter le sens,

De chaque joie ou peine, de chaque expérience.

Mais parfois les mots s’échappent,

De temps à autre l’émotion les happe,

Il ne sert à rien alors d’invoquer leur retour,

Lorsqu’envahis par les sentiments ils sont partis faire un tour.

Devant certains évènements ma pensée en effet louvoie,

Me laissant désespérément sans voix,

Frappée par la violence de ce qui se déroule sous mon regard,

Heurtée par des phrases atroces prononcées d’un air hagard.

J’aimerais tant alors trouver LA bonne réplique,

Avant que la laideur à nouveau ne me pique

De cette méchanceté acerbe et gratuite

Devant laquelle la seule issue sera finalement la fuite.

Mais même en m’éloignant de ces personnes atroces,

Qui ne conçoivent la vie qu’en se montrant féroces,

Le désordre provoqué en moi par la cruelle scène

Ne cesse de me trotter dans la tête, obscène.

Après cette agression, je cherche à évacuer la douleur,

Me défouler, crier, laisser sortir mes pleurs,

Surtout ne pas chercher à enterrer ma peine,

Au risque qu’un jour elle irrigue toutes mes veines.

Garder pour soi ses souffrances parce qu’on ne sait pas les exprimer

Conduit à agir comme un opprimé et à trop se renfermer,

A défaut de savoir les nommer je préfère les laisser déborder,

Pour pouvoir revenir à de saines idées.

Lorsque survient enfin ce bienheureux moment,

Celui d’un authentique apaisement,

Les lettres se rassemblent pour former de belles phrases

Faisant définitivement du passé table rase.

C’est alors que se rouvre une période sereine,

Où la joie de nouveau devient reine.

Mais là aussi les mots peuvent me manquer

Au fond de mon palais ils peuvent rester bloqués.

Lorsque je contemple un beau coucher de soleil,

Et que toutes ces couleurs mêlées m’émerveillent,

Quand je découvre une rue ou un bâtiment fantastique,

Ou lorsqu’avec un être aimé je partage des minutes magiques.

Dans ces temps suspendus que je voudrais éternels,

Où le silence sublime cet instant passionnel,

Décrire ce que je ressens n’a que peu d’importance,

L’essentiel est pour moi de savourer ma chance,

En souriant et gravant ce souvenir dans ma mémoire,

Ce bonheur qui sera décisif dans mon histoire.

Votre bonheur dépend de vous

22 Juil

Musée Mimara

Chers et précieux lecteurs, je profite de l’été pour parler de bonheur. Par pur effet d’imitation je dois bien l’avouer. Parce que, voyant le soleil revenir, et avec lui les robes sortir des placards, les jardins refleurir et les enfants sourire gaiement en courant sur la plage ou dans les champs, chacun y va de son laïus sur l’optimisme et la joie de vivre. Sans aucune originalité (je sais, je vous avais habitués à mieux), je me faufile donc dans ce vaste mouvement panurgien pour vous livrer à mon tour quelques phrases sur cette vaste question de notre épanouissement personnel.

Nous disons tous chercher le bonheur, ou a minima, chercher à être heureux, sans vraiment savoir ce que cela signifie, au fond. Avec très souvent l’idée que l’on pourra prétendre avoir atteint notre but le jour où tout ira bien sans cesse. C’est souvent là que le bât blesse. Parce que cela n’est simplement pas possible. On n’a pas mémoire d’avoir déjà vu un être humain ne jamais s’être cogné le gros orteil au coin d’une table, ni avoir attrapé la grippe, ni avoir perdu un de ses proches, ni avoir échoué à un examen ou un entretien d’embauche, et n’avoir jamais entendu que des phrases élogieuses et pleines d’enthousiasme de la part de ses proches. Est-ce à dire que l’on n’atteindra jamais le bonheur que nous cherchons ? Lire la suite

50ème article – 50 petits et grands bonheurs

29 Jan

Votre blanchiment dentaire en 30 minutes chez Instinct Sourire dans NEWS images-h

Nous y voilà, déjà le cinquantième article que je poste sur ce blog, et toujours autant de plaisir. Alors, pour célébrer cela, et tout en trinquant à la tisane aux cinquante prochains sujets à venir, j’ai envie de placer mon écrit du jour sous le signe de la joie, en vous livrant cinquante de mes petits bonheurs (ne cherchez pas d’ordre ou de hiérarchie, le bonheur ça se livre brut et désordonné) :

  1. Recevoir des nouvelles d’un ami pas vu depuis longtemps .
  2. Arriver à en faire plus que prévu dans une journée (pas facile lorsque l’on a une tendance hyperactive).
  3. Le décollage de l’avion en partance pour des vacances à l’étranger.
  4. Arriver dans son logement de vacances, ouvrir sa valise pleine à craquer et disposer ses affaires pour le temps du séjour avant de filer profiter de son lieu de villégiature.
  5. S’allonger dans une prairie déserte au retour du printemps et s’enivrer de l’odeur de l’herbe fraîche.
  6. Repérer LA paire de chaussures dont on a toujours rêvé, l’essayer, l’adopter.
  7. Lire une phrase au hasard, et se dire qu’elle a été écrite juste pour soi à ce moment précis où elle apparaît sous nos yeux (non, je ne parle pas de l’horoscope de 20 minutes).
  8. Découvrir un roman, se dire que l’auteur doit avoir pénétré votre âme pour l’avoir conçu, s’y plonger sans arriver à en ressortir avant le point final.
  9. Flâner dans une librairie le samedi après-midi, parcourir les rayonnages en bois ancien, ouvrir quelques titres, découvrir les mots et le style d’un auteur de nous inconnu (et parfois des autres aussi).
  10. Relire « Le Petit Prince » pour la dixième fois et être toujours aussi émue que la première fois, se dire que c’est un texte qui sait apprivoiser son public.
  11. Aller à l’Opéra Garnier pour la première fois de sa vie, être aussi émerveillée qu’une gamine devant une maison de poupée.
  12. Entendre « La Ci Darem La Mano » du Don Giovanni de Mozart pour la première fois, savoir d’emblée qu’on va réécouter cet air jusqu’à la lassitude.
  13. Et puis dans la foulée, réécouter l’Ave Maria de Schubert par Sumi Jo, et sentir l’émotion monter en soi.
  14. Après ces délices musicaux, mettre un CD (oui ça existe encore) de musique électro ou de danses latines dans son lecteur, et danser n’importe comment (en ayant pris le soin au préalable, si l’on a un vis-à-vis, de tirer les rideaux).
  15. Chanter des airs d’un autre âge dans des endroits incongrus, c’est-à-dire partout ailleurs que sous la douche.
  16. Croiser ce petit enfant (sage) qui vous fait son numéro de charme dans les transports ou la file d’attente d’une obscure administration.
  17. Voir quelqu’un sourire dans le métro parisien, d’un sourire franc et contagieux.
  18. Arriver à la boulangerie juste au moment où les baguettes sortent du four. Lire la suite
amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

Des images... et des mots

rienaredire

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