Tag Archives: Carole Fréchette

La peau d’Elisa

8 Jan

la peau d elisa

 

Depuis quelques années déjà, j’éprouve une grande sympathie pour le théâtre québécois en général et pour Carole Fréchette, l’une de ses grandes représentantes, en particulier. Tout a commencé avec Jean et Béatrice, pièce qui m’émeut autant à la lecture que sur scène. Et puis j’ai vu le très beau et émouvant Je pense à Yu et je frissonne encore en repensant à la performance de l’excellente Yilin Yang. J’ai poursuivi mon exploration avec les Sept jours de Simon Labrosse, puis avec les Quatre morts de Marie et Small Talk (non chroniqués ici faute de temps ou parce que les représentations étaient peu nombreuses).

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Les 7 jours de Simon Labrosse

21 Juil

labrosse

Pour bien vous introduire les raisons qui m’ont poussée à aller voir ce spectacle, je dois vous dire que je suis une fan presque inconditionnelle de l’écriture de la très québécoise Carole Fréchette, dont j’ai déjà eu la chance de voir sur scène Jean et Béatrice et Je pense à Yu, et de lire quelques autres pièces. J’apprécie aussi énormément le Lucernaire, lieu atypique où l’on peut boire, faire provision de livres, dîner, aller au cinéma, voir des expos temporaires d’art contemporain, et, bien entendu, admirer des pièces de théâtre. Et si l’on réunit carole Fréchette et le Lucernaire, il est assez difficile de dire non.

J’ai donc réservé les yeux fermés, ne prenant même pas le temps de relire le pitch de cette pièce régulièrement jouée dans différents théâtre, mais jamais à des dates m’ayant permis d’aller la voir. Mais au fond, comme toujours avec madame Fréchette, l’histoire en elle-même est assez simple, c’est le langage et l’âme des personnages qui fait tout. Ici, Simon est un homme qui cherche du travail. Et pendant 7 jours, il va tenter de proposer ses services à ceux qui pourraient vouloir en bénéficier. Simon est également amoureux d’une femme partie en mission humanitaire en Afrique, à laquelle il envoie chaque jour une cassette enregistrée sur magnétophone, attendant une lettre de sa part en retour avec un espoir relevant presque de la candeur. Lire la suite

Je pense à Yu

25 Mai

Lorsque j’ai su qu’une nouvelle pièce de Carole Fréchette était à l’affiche, mon attention a immédiatement été attirée. Parce que j’aime ses écrits. Je vous ai déjà parlé de Jean et Béatrice, qui est un de mes textes de théâtre préférés. Il y a aussi la peau d’Elisa, ce quasi-monologue à la frontière du fantastique, fait de phrases qui ne m’ont pas laissée indifférente. Faute de temps, j’étais passée à côté des 7 jours de Simon Labrosse à l’automne. Cette fois, prévenue bien à l’heure, j’ai rapidement pris ma place. Et je ne suis pas déçue du voyage.

D’abord du lieu lui-même. Parce que oui, il existe encore des théâtres parisiens où je n’ai jamais mis les pieds, et la salle des Artistic Athévains faisait partie de ceux-là. Ce qui est une erreur. Parce qu’elle fait partie de ces endroits où l’on se sent bien. A la fois moderne par sa construction et son mobilier et hors du temps, grâce à cette librairie cafétéria, ou à ce café livresque, prenez-vous comme vous voulez. L’architecture de la salle de spectacle aussi. Si les gens sujets au vertige peuvent être impressionnés, il n’en reste pas moins que l’idée d’avoir une pente très forte permet que chaque rangée de siège dépasse suffisamment de celle de devant pour ne pas être gêné par son voisin de devant, si grand soit-il. La « petite » femme que je suis en sait gré au concepteur.

Mais je digresse encore une fois au lieu d’en venir au spectacle lui-même. Volontairement, j’ai choisi d’en lire le moins possible. Pour me laisser surprendre par cette auteur québécoise qui jusque-là ne m’a pas déçue. Je savais juste qu’il s’agissait de l’histoire d’une femme découvrant l’existence de Yu, jeune chinois ayant blasphémé un portrait de Mao en 1989 et emprisonné pour cela. Mais je n’avais aucune idée de ce qu’un événement en somme si bénin – la lecture d’un article sur Internet – pouvait donner sous la plume de la talentueuse Carole. Et cela a dépassé toutes mes espérances. Lire la suite

Jean et Béatrice

10 Déc

JB

Avec un peu de retard, parce qu’elle n’est plus à l’affiche, ou avec beaucoup d’avance, parce qu’elle est programmée à Avignon en mars prochain, je voudrais vous parler d’une pièce que j’affectionne au point d’être allée la revoir et d’avoir fait l’acquisition du texte. Cette pièce, c’est Jean et Béatrice, écrite par la canadienne Carole Fréchette, dont les pièces semblent actuellement très prisées dans notre belle capitale (celle-ci par exemple a été plusieurs fois mise en scène en 2010-2011).

L’histoire commence comme souvent de façon simple. Une femme, Béatrice, placarde une annonce sur les panneaux de son quartier : « Jeune héritière, lucide et intelligente, qui n’a jamais aimé personne, recherche un homme qui pourra l’intéresser, l’émouvoir et la séduire. Dans l’ordre. Récompense substantielle ».  Cette femme vit seule dans son appartement en haut d’un immeuble qui semble désaffecté et dont l’ascenseur est en panne. Naturellement, la pièce ne pourrait pas prendre forme sans qu’un homme se présente. Et ce sera Jean, un homme un peu brut de décoffrage au premier abord, venu pour gagner, et dont on apprend très rapidement que la principale activité consiste à « collectionner les billets de vingt ». Lire la suite

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