Tag Archives: Comédie Bastille

Renata

18 Déc

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En voyant l’affiche de Renata, j’ai tout de suite été attirée. Même si je ne connaissais pas les acteurs et que la référence à Almodovar sur les publicités du métro parisien ne me parlait pas spécialement, n’étant pas spécialement férue de ce célèbre réalisateur. Il y avait simplement dans ces couleurs, l’atmosphère et le micro-pitch, des atouts – ou des atours qu’en sais-je – qui ne m’ont pas laissée insensible. Et puis, en Parisienne dispersée qui court partout de façon néanmoins consciente et assumée, j’ai oublié que j’avais été un temps attirée. Jusqu’à un vendredi soir où, prise une énième fois d’une envie compulsive de théâtre et regardant les pièces se jouant ce soir-là, mon regard a recroisé la fameuse affiche.

Il est rare que je me laisse appâter si facilement, par quelques mots et un visuel. Et qu’en plus cette attirance se mue en coup de foudre. Et cela a bien été le cas avec ce vaudeville adapté d’une pièce argentine de Javier Maestro. L’histoire est, comme dans presque tout vaudeville, relativement simple : un riche juif argentin, vivant en France en l’occurrence décède, laissant ses 4 domestiques – Monique, son mari Philippe, leur fils Jean, et Blanche la sœur de Monique – face à la crainte de se retrouver à la rue. Lire la suite

Célimène et le cardinal

8 Mai

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Occuper la 6ème place du 6ème rang un 6 du mois aurait pu être de mauvais augure. Fort heureusement, la Comédie Bastille avait prévu pour exorciser le sort la présence d’un cardinal sur scène, et pas n’importe quel cardinal puisque celui-ci n’est pas moins que l’égal de Mazarin (Mazette, si vous me permettez ce mauvais jeu de mots). Mais il n’est pas que cet illustre membre du clergé, puisqu’il est aussi Alceste, alias le Misanthrope de Molière, vingt ans après ses coups d’éclat de jeunesse. Et qu’il vient rendre visite à Célimène, ayant elle aussi dépassé les 40 ans, mariée à un bourgeois, donc éloignée de l’aristocratie où elle frayait alors, et mère de 4 enfants. Lire la suite

Les voisins du dessus

4 Oct

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Après quelques semaines de travail et le retour de températures plus fraîches que celles connues en vacances, mon choix théâtral s’est porté un vendredi soir sur l’affiche colorée des Voisins du dessus, qui promettait d’être une comédie pétillante. Et en effet, dès l’ouverture du rideau, sur l’intérieur de l’appartement d’Octave et Julie, entièrement repli de meubles et accessoires hérités ça et là de la famille, on sent que l’on ne va pas s’ennuyer. « Biquet et Biquette », jeunes mariés, ont une vie rigide et réglée comme du papier millimétré. Ils viennent d’emménager au rez-de-chaussée d’une petite maison bien au calme et pensent profiter de leur nouveau petit nid.

Mais c’est sans compter sur les habitants de l’étage. Très vite, ils vont découvrir que leurs voisins du dessus sont loin d’être aussi discrets que l’environnement autour de leur logement. Et plus ennuyeux, qu’ils débutent leur journée à 18 heures et aiment festoyer toute la nuit à grand renforts de musique rythmée. Ils découvrent rapidement aussi que les dits voisins sont un couple d’homos décomplexés très éloigné de leur environnement très conservateur habituel. Lire la suite

Rupture à domicile

28 Jan

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Ayant conscience de ne pas avoir frustré que les non Franciliens lors de mes dernières chroniques théâtrales de pièces vues tardivement ou trop tôt arrêtée, je vous parlerai cette fois d’une comédie, réussie qui plus est, et qui démarre tout juste. Ce qui vous laisse donc le temps de réserver vos billets et d’aller faire fonctionner vos zygomatiques.

Marc, de son premier prénom, a ainsi la rupture pour métier. Il se fait payer par des clients qui désirent rompre avec un minimum d’élégance mais sans avoir le courage de s’acquitter eux-mêmes de cette tâche. Selon le budget et l’inventivité de ses clients, qu’il a pour principe de ne jamais rencontrer en personne, il sonne donc à la porte avec fleurs, chocolat, parfums, et discours plus ou moins long.

Et ce soir comme bien d’autres, il a été embauché pour une mission. Celle de plaquer pour un dénommé Hippolyte (vous aussi, ce prénom vous rappelle Phèdre ?) une jeune femme prénommée Gaëlle. Seulement Gaëlle le connaît sous son 2ème prénom, le vrai cette fois, Eric. Et elle ne s’attendait certainement pas à le voir débarquer chez elle en préparant le repas pour son amoureux. Parce que Gaëlle a quitté Eric sans explication 7 ans auparavant, rupture dont il ne s’est jamais remis. Tout se complique naturellement lorsqu’Hyppolite, revenant sur sa décision, débarque lui aussi chez Gaëlle, qui lui présente son ex sous un 3ème prénom, Julien (vous suivez encore ?). Lire la suite

Lapidée

15 Jan

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Je suis sortie du Ciné 13 Théâtre il y a maintenant 2 heures et je n’ai pas réellement de mots pour décrire Lapidée. Elle fait partie de ces moments qui vous marquent, de ces souvenirs que vous ne voulez pas oublier parce que l’émotion vous a saisi comme ça tout entier (ou tout entière). Pendant ces quelques dizaines de minutes, le public n’était plus au théâtre ou en train de voir un spectacle. Il était silencieux, entièrement connecté à cette femme, dont le sort se jouait ses ses yeux.

Cette femme, c’est Aneke, médecin danoise mariée à Abdoul, médecin yéménite avec lequel elle a fait ses études. Après avoir obtenu leur diplôme, s’être mariés et avoir eu deux petites filles, ils décident de vivre au Yémen. Sous la pression parentale, Abdul abandonnera en partie ses idées progressistes pour prendre une deuxième femme. Aneke ne le supportant pas lui fera une scène en public. Il n’en faudra pas plus pour que le piège se referme sur elle, et que pour préserver son honneur, il fasse courir la rumeur qu’elle l’a trompé et l’enferme dans sa cave en attendant le procès. Lire la suite

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