Tag Archives: comédie musicale

La poupée sanglante

15 Août

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Le mois d’août à Paris est en général un peu triste pour les amateurs de théâtre, les comédiens étant comme les autres autochtones en vacances méritées. Seulement, si la foule compacte dans le métro ne manque pas aux quelques valeureux travailleurs encore présents, les soirées sans théâtre, elles, sont plus pesantes. Le théâtre de la Huchette l’a apparemment bien compris, en choisissant de lancer une comédie musicale spécialement pour l’été, « la poupée sanglante », adaptation légèrement (mais juste ce qu’il faut) déjantée du roman éponyme de Gaston Leroux. Lire la suite

Gutenberg Le Musical

20 Mai

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Parfois, au milieu de mes pérégrinations théâtrales, il me vient l’envie de voir un spectacle différent. Surtout s’il a l’air joyeusement déjanté. Lorsque j’ai eu connaissance de l’existence de Gutenberg, le musical, le nom m’a aussitôt plus. Et puis j’ai regardé ou plutôt écouté le « trailer » (en Français : la vidéo de promotion du spectacle contenant suffisamment d’éléments pour se faire une idée de ce qu’on va voir, mais en même temps gardant une grande part de mystère ; vous avouerez que le terme anglais a le mérite de la brièveté) et j’ai encore plus eu envie de voir ce spectacle qui promettait d’être totalement loufoque (comme quoi le trailer était efficace).

Afin de donner tout de même une toute petite note de sérieux à cet article qui n’en contiendra guère plus que son sujet, et pour votre culture, Gutenberg the Musical a été écrit par les Américains Scott Brown et Anthony King (que vous ne connaissez pas et moi non plus, mais a fait bien quand même de citer leur nom) et joué pour la 1ère fois à New York en format court de 45 minutes en 2005 avant de débarquer en version complète à Londres et off-Broadway en 2006 (merci monsieur W pour tout ce savoir). Donc en gros 10 ans plus tard, une équipe de frenchies un petit peu barrés a relevé le pari de transposer ce musical parodique (parce qu’il s’agit d’un spectacle humoristique sur les musicals en fait) sur la scène d’un microscopique théâtre parisien, le charmant Aktéon, sis dans le 11ème arrondissement. Et donc toujours pour vous permettre de retenir plein de noms inconnus qui vous feront briller dans votre prochain dîner mondain, l’adaptation a été réalisée par Baptiste Delval, la chorégraphie par Johan Nus, la scénographie par Cécilia Delestre et la mise en scène par Nicolas Guilleminot assisté de Stéphanie Robert (vous remarquerez qu’une fois de plus, les femmes n’ont pas les rôles les plus importants, et qu’en plus il n’y en a pas sur scène, fin de la parenthèse sur l’égalité professionnelle). Lire la suite

Singin’ in the rain

30 Mar

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La comédie musicale est peu présente en France et il est difficile d’en trouver qui vous mettent des paillettes dans les yeux. Heureusement, il y a le Théâtre du Châtelet qui y remédie de temps à autre. Et cette année, après avoir inauguré « un américain à Paris » en première création mondiale avant que le spectacle parte à Broadway et ailleurs, il revisite un autre classique du cinéma américain. Par chance, j’ai pu réserver, en m’y prenant « seulement » trois mois à l’avance une place dans une catégorie à prix raisonnable et avec une bonne visibilité. Ce qui m’a permis d’assister à la première de ce magnifique spectacle, le 12 mars. Que les moins prévoyants se rassurent, face au succès, une session de rattrapage a été prévue à partir du 27 novembre.

Le rideau s’ouvre donc sur un magnifique décor d’entrée de salle de cinéma où le tout Hollywood vient assister à la première du nouveau film de Don Lockwood et Lina Lamont, les deux étoiles du cinéma muet, jouant mélo aristocratique sur mélo chevaleresque. Costumes luxueux de rigueur pour tous les acteurs et personnalités présentes. Mais derrière l’apparente alchimie du couple sur grand écran se cache le caractère aussi détestable que la voix de crécelle de Lina, qui exaspère son partenaire au plus haut point. Et sa jalousie abusive envers celui qu’elle considère à tort comme son fiancé alors qu’il n’éprouve pour l’actrice qu’un cordial mépris. C’est lors de cette première qu’il rencontre Kathy Selden, une comédienne de théâtre vivant de petits boulots en attendant de percer et en tombe très amoureux. Piquée au vif, Lina lui jouera un mauvais tour lors d’une réception où elle est employée comme danseuse.  Lire la suite

My Fair Lady

12 Déc

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Je préviens ce soir tous ceux qui me lisent que vous pouvez m’envier. Vraiment. Parce que j’ai eu la chance inouïe d’aller voir My Fair Lady au Théâtre du Châtelet. Quand je dis chance, je m’étais jetée sur l’espace réservation le jour même de l’ouverture des ventes pour la saison 2013-2014, ce qui doit déjà remonter au mois de juin. La chance, il faut tout de même la provoquer un petit peu. Toujours est-il que j’ai eu une place. Très très très haut dans cette magnifique salle, au 6ème et dernier étage (ce qui m’a permis de me souvenir que mes quadriceps et mes grands adducteurs n’étaient pas sollicités à échéances très régulières), mais pile en face de la scène (mon expérience m’a permis de comprendre certains principes lors de la réservation des places comme l’importance d’éviter tout risque d’angle mort, quitte à être perchée au dernier balcon).

Donc une fois mes 156 marches montées (je dis 156 au hasard je précise bien), je suis fin prête pour profiter de ce show attendu depuis six mois, que le Châtelet a eu la gentillesse de reprogrammer après le succès rencontré en 2010. Et dès les premières notes de l’orchestre, sur lequel j’ai une vue plongeante (privilège des spectateurs sportifs), j’ai su que j’allais aimer. Je n’avais pas tellement de doute, mais cette confirmation était quand même agréable. Lire la suite

I was looking at the Ceiling and then I saw the Sky

18 Juin

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La semaine dernière était celle des premières. Première fois que je mettais les pieds au mythique théâtre du Châtelet. Première représentation également de leur nouvelle création : I was looking at the Ceiling and then I saw the Sky. Mon excitation était donc à son comble. D’abord de découvrir cette salle si réputée devant laquelle je suis passée tant de fois sans avoir encore eu l’occasion de la découvrir. Et je n’ai pas été déçue. Si elle n’a pas la magie inégalable du Palais Garnier ou le charme du Théâtre de l’Odéon avec sa magnifique fresque au plafond, elle n’est est pas moins impressionnante, avec son lustre gigantesque (auquel, il faut le dire, il y avait mardi dernier une ampoule grillée) et ses balcons richement décorés avec leurs angelots. Et puis cette hauteur, avec ses je ne sais combien d’étages surplombant les places à l’orchestre, elles-mêmes déjà très nombreuses. Le charme des fauteuils à l’ancienne ont également contribué à me faire succomber au charme de cette salle que j’étais déjà décidée à aimer en y arrivant.

Mais outre la curiosité pour le lieu, je venais aussi y découvrir un spectacle. Et quelques minutes après mon installation vient enfin le moment tant attendu : noir public, air d’ouverture de l’orchestre, ouverture du rideau, entrée des acteurs-chanteurs, et début de cette comédie musicale. Avec des voix réellement magnifiques, de celles qui vous font vibrer. Entre chant lyrique et gospel. Et surtout des timbres atypiques, que l’on n’entendrait ni à l’opéra ni en comédie musicale. La magie opère ainsi.

Mais surtout, plus que tout, j’ai été très séduite par le décor et le travail sur la vidéo et l’éclairage. Lire la suite

Je t’aime, tu es parfait… Change

20 Déc

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Il est de coutume d’employer l’expression « Un Mars, et ça repart » face aux petites baisses de forme. Pour ma part, ce serait plutôt « Une soirée au théâtre, et ça repart ». C’est donc fidèle à cette devise personnelle que je suis allée voir ce spectacle il y a quelques jours, à l’affiche du Théâtre Trévise jusqu’au 5 janvier, après son succès durant tout l’automne au Vingtième Théâtre.

Une comédie musicale, en plus adaptée d’un show de Broadway (dixit l’affiche, je n’ai pas été vérifier), sur le thème éternel de l’amour et de ses imperfections, cela sonnait comme une douce promesse. Et s’il arrive que les promesses n’engagent que ceux qui y croient, y compris dans le spectacle vivant, celle-ci est plus que tenue. Durant une heure et demie, le temps se suspend et notre esprit se laisse propulser au mouvement des balançoires qui font partie de ce décor très simple, qui laisse toute sa place au jeu des comédiens. J’ai été séduite par toutes ces scènes qui racontent les joies et tracas du couple, du 1er rendez-vous au 3ème âge, caricaturant gentiment nos mauvais comportements et nos contradictions. Lire la suite

Attention, maîtres chanteurs

14 Nov

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Pour changer un peu des sujets de fond, et parce que j’ai coutume de passer mes soirées à nourrir mon esprit des belles phrases que seul le théâtre nous fait entendre, j’entame ce soir la première d’une sans doute longue liste de « critiques » de pièce de théâtre. Loin de moi l’idée d’exprimer un regard professionnel sur les oeuvres sur lesquelles je m’exprime, juste l’envie de faire partager mes coups de coeur en la matière.

J’ai donc choisi d’inaugurer cette série par une petite perle musico-théâtrale qui se joue en ce moment même au Théâtre de la Bruyère, salle dont je tiens en premier lieu à saluer la qualité de l’accueil. le spectacle dont il est questions, « Attention maîtres chanteurs » donc, part d’une intrigue simple, qui pourrait même être qualifiée de simpliste si elle n’était pas exploitée avant autant de brio : celle de la reconstitution de la famille Dugosier de la Glotte, de la préhistoire à nos jours. Au centre de l’intrigue, 5 personnages : le couple des maîtres, le couple de valets, et le fils de famille qui est avant tout un merveilleux pianiste.

Chaque époque sert donc pour notre plus grand plaisir de prétexte à des répliques bien senties, mais surtout à une réinterprétation des plus beaux airs d’opéra et d’opérette par des artistes lyriques tous dotés d’un talent peu commun et d’une prestigieuse carrière de chanteurs d’opéra. A leurs qualités vocales s’ajoute un sens de la dérision peu commun pour des comédiens de cette stature, une envie de s’amuser qui est communicative et à laquelle ils cèdent pour le plus grand bonheur du public, et une finesse hors pair dans l’écriture, tant dans les dialogues que dans la transformation des paroles de certains des airs choisis. On rit donc beaucoup, on s’attendrit un peu, on participe d’une façon parfois inattendue (mais point trop ne faut en dévoiler), et on ressort surtout le sourire aux lèvres, avec un goût de revenez-y….

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