Tag Archives: couple

Quand les femmes s’imaginent le prince charmant

27 Mai

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Après avoir un peu écorné les messieurs récemment à l’occasion d’une petite diatribe sur ceux d’entre eux que l’on peut qualifier de nazebroques, je tenais à rééquilibrer un peu les choses. Parce que je ne peux pas décemment aspirer à l’équité de traitement dans la vie professionnelle et estimer dès que je suis sortie de l’espace ouvert, que nous, femmes avons, toutes les vertus, tandis que les hommes seraient d’odieux lobbyistes exigeant tout de nous sans être prêts à lâcher sur rien. Je ne me ferai pas la voix de ce féminisme de mauvais aloi qui n’envisage le progrès que dans la lutte. Parce que, dans cette série de batailles que nous menons pour tenter de conquérir le cœur d’un preux chevalier, nous aussi avons (bien que ce trait de caractère soit très léger) une microscopique tendance à vouloir le fondant au chocolat (celui qui ne fait pas grossir), le pâtissier, ses tablettes de chocolat, et le cerveau d’Einstein. Une petite infiltration au cœur de nos idéaux s’impose donc, pour mieux comprendre ce que peuvent être nos aspirations amoureuses.

Parmi les désirs communément exprimés, il y a celui du bad boy. On pourrait croire que, passés 25 ans, ce garçon devient aussi attirant que ne l’est Justin Bieber pour un mélomane, et pourtant, le fantasme demeure. Se promener au bras de cet homme mystérieux et imprévisible qui sent bon l’aventure et dont le côté macho donne le sentiment d’être protégée (ceci tant que sa bad boy attitude ne se traduit pas en violence envers sa copine). La joie de vivre au jour le jour, d’avoir un mec qui soit un peu rock’n’roll, avec lequel demain est toujours différent d’aujourd’hui. Son assurance attire, ses tatouages excitent, son côté spontané fait voyager. Mais avoir un vrai bad boy qui va se battre à la première occasion, passe sa vie en pantalon baggy et en marcel, et n’a aucun projet d’avenir, ça, non. Le bad boy charmant a un travail fixe et si possible correctement rémunéré, n’est impliqué dans aucun trafic d’aucune sorte, et a des accès de spontanéité qui nous mènent en we dans les pubs des Pays-Bas ou sur les plages du Touquet. Et veille bien à ne pas laisser apparaître certains de ses tatouages lors des présentations à ses beaux-parents. Lire la suite

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L’amour est un concerto à quatre mains

27 Fév

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Aujourd’hui est un jour symbolique, puisque c’est le 200ème billet que je poste sur le blog. J’aurais pu faire comme si de rien n’était, ou écrire un texte en deux cent mots, en 200 lignes, en 200 phrases. En fait, j’ai préféré mettre l’amour à l’honneur, la relation amoureuse plus précisément. Et de faire parler d’autres que moi sur le sujet. Il y a quelque temps déjà, j’avais demandé une libre participation de qui voulait sur ce à quoi chacun aspirait dans sa relation amoureuse, actuelle pour certains, à venir pour d’autres. Léopoldine, Grégoire, Working Girl et Daniel ont eu la gentillesse de me répondre. Des jolies choses.  Je les ai lues et relues. Et j’ai retenu ce qui m’a touché. J’espère avoir le plus possible respecté leur pensée. Je les remercie vraiment pour ce qu’ils ont livré avec naturel, poésie et simplicité.

Aspirer, c’est réaliser un mouvement vers un idéal. Un idéal qui est lui-même en mouvement. Un mouvement vers souvent plus d’exigence. En partant de cet infime qui fait tout, celui de deux regards qui se croisent. Les yeux se fixent, le cœur bat, un sourire s’esquisse, et l’on comprend que cette attraction est mutuelle. Et l’on se laisse embraser, consumer, tourbillonner dans des étourdissements enivrants.

Les yeux qui clignotent et les papillons dans le ventre, c’est souvent ce par quoi on se fait emporter, adolescent(e), lorsque les choses sont simples ou tout ou moins le paraissent. Plaire ou ne pas plaire, la question est souvent essentiellement celle-là. Prendre l’initiative pour certaines au charme remarqué, attendre comme une « wallflower » d’être remarqué lors du quart d’heure américain pour de jeunes garçons timides lors des premières boums et des soirées qui suivront. Ces premières amours qui se font et se défont plus vite que les mois passent.

Et puis on grandit un peu, on expérimente, on saisit chaque possibilité et l’on s’adapte ensuite. Souvent, ça ne marche guère longtemps. Jusqu’au jour de cette première grande passion qui deviendra plus tard un joli souvenir empreint de nostalgie. Cette relation où l’on s’est tapé dans l’œil, où l’on ne voit plus rien, où il est inutile de se raisonner. Vivre cette folie qui donne des ailes, passer le cap des 3 semaines, des 2 mois, des 6 mois, un peu plus parfois. Comme un tour du monde en Concorde avec atterrissage d’urgence en Argentine. Lire la suite

Sweet summer sweat

29 Déc

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L’hiver s’installant progressivement, l’on cherche la chaleur où l’on peut, et il y a quelques jours, je suis allée voir si elle se trouvait au théâtre. Le titre de la pièce, faisant référence à la douce transpiration de l’été (vous comprendrez à ces mots pourquoi beaucoup n’aiment pas traduire les titres anglais) m’a interpellée. Sept petites scènes qui parlent d’amour, de séduction, de regrets, de plaisir charnel, de solitude et de relations. Avec douceur. Sur un ton léger comme un soir d’été. Et sans que les acteurs ne s’épargnent pour ne pas transpirer. D’où le nom.

Il est difficile de résumer cette pièce, parce qu’avant tout elle se regarde, elle est vraiment faite pour être vue jouée sur ce tout petit espace scénique. La rencontre à l’arrêt de bus, l’amour entre vieux à la retraite, les adolescents qui ont envie de passer à l’acte sans assumer totalement, la mère et son fils, je ne voudrais pas non plus trahir trop de surprises. Lire la suite

Les vermisseaux de l’amour

24 Déc
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Chers lecteurs, vous le savez, j’aime bien parler d’amour. Et en cette période de Noël, où les guirlandes clignotent dans les foyers et où l’on fait fondre de la guimauve dans les cheminées, tout plein d’amour coule de partout et les familles se retrouvent, la dinde et le chapon étant l’occasion d’une agréable trêve à la fin d’une année plus ou moins réussie. Dégustons donc notre foie gras avec joie, oublions les soucis quelques jours, ressortons les gros pulls ridicules et mangeons des truffes au chocolat jusqu’à écœurement.

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Petit essai sur le célibat

4 Août

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L’été est là, enfin, et pour l’occasion, le sujet des amours est sur toutes les langues. Entre les vacances en amoureux, les amours de vacances, les amours déçues de l’année, les magazines font leurs choux gras, les pique-niques de l’été sont le lieu pour faire le point sur les potins et les soirées autant d’occasions de faire des rencontres. Avec comme un mot d’ordre : c’est l’été, faut s’lâcher.

Pour autant, l’on sait qu’entre les couples qui ne survivront pas à leurs premières vacances ensemble, ceux que la première pluie annonçant l’automne viendra séparer (si la découverte du corps de l’autre sans bronzage ne l’a pas déjà fait) et ceux qui n’auront simplement fait de rencontres qu’amicales (ce qui est déjà plaisant), il restera encore un certain nombre de célibataires à l’automne. Ce qui permettra aux mêmes magazines de titrer « se remettre de vos ruptures d’été ». Lire la suite

Les vrais faux couples

28 Avr

Il y a quelque temps déjà, je vous parlais de mon envie d’être aimée d’un homme, et de l’aimer aussi, enfin en gros de vivre une romance à la Disney, les histoires de partage des tâches ménagères en plus, les robes de meringue en moins. Rassurez-vous (ou pas), c’est une envie qui perdure, je ne crois pas à la félicité dans le célibat éternel. Je dis toujours oui au couple. Mais pas à n’importe quel prix, et c’est l’objet de mon article du jour.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais il m’arrive souvent en effet, lorsque je vois deux personnes ensemble, de me demander ce qui peut bien les réunir. Parfois, je me dis que peut-être, ce qu’elles véhiculent à l’extérieur n’est qu’une facette parmi d’autres, ou que j’assiste juste à une scène de leur vie, que peut-être que l’un des deux est dans un mauvais jour, ou les deux, allez savoir. Être à deux, c’est un défi de chaque journée, bien évidemment, et il est logique d’avoir ses jours sans, ou même des périodes un peu sous tension. Mais tout de même, il est des duos dont l’apparence a de quoi intriguer.

Pas plus tard qu’hier, dans la salle d’attente du dentiste, j’en ai eu l’illustration. Avec un couple de vieux. Oh, pardon, j’ai dû choquer quelques défenseurs du politiquement correct, je reprends donc : avec un couple d’âge mûr (vraiment mûr, dont on peut dire qu’il frisait le blet). Donc je vous refais la scène : monsieur et madame arrivent dans la salle d’attente et s’assoient chacun à un bout de la pièce, ce qui déjà en soi est étrange. Là-dessus, chacun commence à feuilleter, lui son journal, elle les magazines mis à disposition, avant que « la scène » ne commence. Donc madame se met à parler (très fort, puisque son conjoint est à l’autre bout de la pièce et sans doute pas affublé de l’ouïe d’un jeune homme de 20 ans) de coiffeur. Monsieur réagit mollement puis fait semblant de ne pas entendre (le quidam que je suis se rendant compte d’une mauvaise foi ostensible plutôt que de l’oubli de son sonotone). Elle se répète, lui grogne toujours en l’ignorant, puis annone 2 mots. Elle reprend, arguant on ne sait pourquoi qu’elle ne peut pas y aller lundi, qu’elle ira le 29. Elle lui demande c’est quand le 29. Lui fait semblant de réfléchir, dit que c’est mercredi. Avant de réaliser que le 29 c’est mardi. Donc palabres interminables sur le 29 et sur mardi, madame s’enfonçant dans un délire sur le 29, mardi, le 30 et ses cheveux, monsieur ignorant totalement sa femme, et les quidams ayant envie de fuir loin, très loin, et se disant même qu’au final, ils seront plus à l’aise une fois sur le siège du dentiste. Visiblement en tout cas, ces deux vieux (pardon, ces deux personnes âgées) ne respiraient pas l’amour.

Encore une fois, tout cela était peut-être juste passager, ou lié à la pleine lune. Mais ça pose question. Parce que des épisodes comme cela, nous en avons tous vu. Ou vécu. Ou peut-être certains d’entre vous vivent-ils cela aujourd’hui au quotidien. Ce sentiment qu’il y a deux personnes qui partagent un toit pour des raisons difficiles à expliquer. Lire la suite

Je t’aime, tu es parfait… Change

20 Déc

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Il est de coutume d’employer l’expression « Un Mars, et ça repart » face aux petites baisses de forme. Pour ma part, ce serait plutôt « Une soirée au théâtre, et ça repart ». C’est donc fidèle à cette devise personnelle que je suis allée voir ce spectacle il y a quelques jours, à l’affiche du Théâtre Trévise jusqu’au 5 janvier, après son succès durant tout l’automne au Vingtième Théâtre.

Une comédie musicale, en plus adaptée d’un show de Broadway (dixit l’affiche, je n’ai pas été vérifier), sur le thème éternel de l’amour et de ses imperfections, cela sonnait comme une douce promesse. Et s’il arrive que les promesses n’engagent que ceux qui y croient, y compris dans le spectacle vivant, celle-ci est plus que tenue. Durant une heure et demie, le temps se suspend et notre esprit se laisse propulser au mouvement des balançoires qui font partie de ce décor très simple, qui laisse toute sa place au jeu des comédiens. J’ai été séduite par toutes ces scènes qui racontent les joies et tracas du couple, du 1er rendez-vous au 3ème âge, caricaturant gentiment nos mauvais comportements et nos contradictions. Lire la suite

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

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