Tag Archives: émotion au théâtre

Pour le meilleur et pour le dire

3 Sep

meilleur

 

 

Le spectacle vivant, surtout en région parisienne, propose régulièrement de très belles créations qui permettent à tous types de publics de passer de jolies soirées (ou matinées selon le cas), placées sous le signe du rire ou de l’émotion. Pour autant, comme dans l’ensemble des disciplines artistiques, les vrais coups de cœur, les pièces qui transportent véritablement, ne sont pas légion. Et me concernant, « pour le meilleur et pour le dire » en est un. Qui réunit de surcroît à la fois le rire et l’émotion. Lire la suite

Clôture de l’amour

28 Mai

 cloture

 

Cela fait maintenant quelque temps que je ne vous ai pas parlé théâtre. Non pas parce que j’ai cessé d’y aller, mais parce que je n’y ai rien vu de suffisamment notable pour en parler. Jusqu’au week-end dernier où j’ai découvert « Clôture de l’amour » à la Folie Théâtre, charmant lieu situé dans une impasse du 11ème arrondissement, où l’on est toujours bien installé en attendant la représentation (autant le dire, la petite salle est peu confortable, tandis que la grande est assez agréable).

J’avais repéré la pièce il y a déjà quelque temps, mais, hasard du calendrier, l’occasion ne s’est présentée qu’une semaine avant que le spectacle ne s’arrête. Aussi ne puis-je que vous encourager, Franciliens, qu’à annuler toutes vos activités prévues pour vendredi et samedi soir pour aller vous faire votre impression par vous-même. Pour ma part, je suis restée totalement sans voix d’émerveillement, mais aussi de ce que cette représentation suscite comme émotions.

Le texte de Pascal Rambert est, comme vous pouvez le deviner, un écrit sur la rupture. Un homme, interprété par le ténébreux Régis Lionti, rentre chez lui où se trouve sa compagne et lui annonce froidement que leur relation est terminée. Brutalement même. Et il n’aura de cesse de lui expliquer avec une violence morale presque insoutenable qu’elle ne peut pas lutter contre cette décision, la détruisant intérieurement presque jusqu’à l’écroulement. Lire la suite

Le cercle des illusionnistes

10 Fév

Déjà séduite il y a un an par le Porteur d’histoire et le talent d’écrivain d’Alexis Michalik, je n’ai pas hésité très longtemps lorsque j’ai vu qu’il avait écrit et mis en scène une nouvelle pièce, « le cercle des illusionnistes ». Après le succès de son premier spectacle, toujours à l’affiche près de 4 ans après sa création, l’homme était forcément attendu au tournant. Ne voulant pas tomber dans le piège trop facile de la comparaison (d’autant que mes souvenirs de mars dernier commencent un peu à s’essouffler), ou du suivisme, j’ai donc refusé de lire quoi que ce soit à ce sujet, et je suis arrivée à la Pépinière, ayant tout juste lu les 8 lignes de résumé et prête à accueillir ce spectacle comme une découverte à part entière, en faisant fi de mes impressions sur ce que j’avais vu et entendu en 2013.

Et il se trouve que ce spectacle est réellement magique et m’a emportée comme rarement je le suis. Et pas seulement pour les tours de magie et d’illusion qui égrènent les 1h45 que l’on ne voit pas passer. Juste parce que tout y est merveilleux. Lire la suite

Alinéa-Rose

8 Fév

alinea rose

Comme certains lecteurs ici le savent, et d’autres pas encore, le Ciné 13 Théâtre, niché en plein cœur du vieux Montmartre, est l’une de mes salles de prédilection. Pas seulement pour son environnement très agréable, mais aussi pour son atmosphère particulière, la chaleur du lieu où l’on peut boire un verre le soir ou flâner sur les banquettes du sous-sol pour les séances de l’après-midi le week-end. Pour l’intérieur de la salle aussi, son côté hors du temps. Et pour les mythiques et très confortables grands canapés rouges des premiers rangs dont j’ai déjà parlé à maintes reprises.

Et surtout, la salle sait très bien choisir sa programmation, Alinéa-Rose en est une nouvelle fois la confirmation. Rose, fringante jeune active chargée de cours à Sciences-Po, sortant d’une grosse déception amoureuse, trouve un appartement extraordinaire en plein cœur de Paris à vendre pour une somme très inférieure au prix du marché et saute sur cette occasion de se reconstruire et de construire sa vie par la même occasion.

Seulement, cette « bonne affaire » cache une surprise de taille : l’appartement est en effet vendu occupé par un septuagénaire au fort caractère, qui, selon l’alinéa 17 du contrat de vente, fort judicieusement masqué par le notaire au moment de l’achat, a légalement le droit d’y habiter jusqu’à sa mort. Lire la suite

Mon année de spectatrice

1 Jan

Nous voilà rendus au terme de 2013, qui fut une année record en ce qui concerne la découverte de spectacles vivants, puisque ma consommation est passée à une dose tous les 3,9 jours en moyenne. Et je dois avouer que ce fût également un bon cru, ma notation personnelle, sur une échelle de 0 à 20, donnant les résultats suivants sur les 94 candidats ayant passé la sélection :

  • 6 seulement ont une note inférieure à 10/20 (6%)
  • 29 ont obtenu entre 10/20 et 13/20 (31%)
  • 44 ont obtenu entre 14 et 17/20 (47%)
  • 15 passent la barre des 18/20 (16%)

Il y a donc tout lieu de se satisfaire du dynamisme et de la créativité de la scène française, nous avons des atouts à valoriser et des troupes qui méritent pleinement d’être découvertes.

Cette année, cela a aussi été celle de la découverte de trois salles mythiques : la Comédie-Française, place Colette, avec sa salle Richelieu tout juste rénovée, brillant de mille feux grâce à son fabuleux lustre, avec son très beau foyer auquel succède la galerie des bustes des plus illustres auteurs classiques ; le théâtre du Châtelet, impressionnant vu du haut du 6ème étage où j’ai pu assister avec ravissement à la reprise de My Fair Lady, entourée des angelots dorés qui ornent les balcons ; et enfin le Théâtre de l’Odéon, aux fauteuils spacieux et confortables, surplombé de la magnifique fresque du plafond peinte par André Masson. J’aime cette impression d’entrer dans un magnifique écrin, de perturber en quelque sorte ces lieux qui ne s’animent que 3 à 4 heures par jour pour retourner ensuite à leur paisible silence.

L’important restant tout de même ces quelques dizaines de minutes qui me transportent ailleurs. Et ayant vu tant de merveilles, je ne pourrais me contenter de vous en sélectionner 3 ou 4 sans avoir l’impression de ne pas rendre hommage à d’autres qui m’ont émue, fait rire, surprise, envoûtée, que sais-je encore… D’où l’idée, plutôt que de n’en nommer que 5 à 10, de parler de toutes celles que, pour une raison ou une autre, j’ai trouvées réellement marquantes.

Je me dois toutefois de dévoiler celles qui pour moi méritaient les meilleures notes de l’année, sur des critères purement subjectifs définis uniquement par mon ressenti et non validés par un panel de critiques et de béotiens. Quelques-unes figurent dans plusieurs catégories. Lire la suite

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