Tag Archives: féminité

Apprendre à (ne pas) être une vraie femme

8 Juin

vraie femme

 

Aujourd’hui, je demande toute votre indulgence car je m’apprête à me livrer à un exercice expérimental de blogueuse mode et beauté. Parce que la vie, l’amour, le théâtre, les grandes questions existentielles, tout ça, c’est bien joli mais une blogueuse se doit normalement de parler de ces choses fondamentales que sont le mascara, les gommages, les fringues et les sacs à mains. Et le fait que jusque-là, je me sois refusée à l’exercice risque à terme d’engendrer une suspicion sur ma véritable identité.

Il est donc temps d’assumer ma féminité et d’y aller moi aussi de mes recettes géniales pour être une jeune femme fraîche et pimpante, bien habillée et ni trop ni trop peu maquillée, ayant toujours le bon accessoire sur elle. Sans compter tout le potentiel que ma science de la girly attitude peut conférer à mon modeste blog pour attirer des annonceurs désireux d’accoler leur illustre nom au tout petit mien pour que je vante les propriétés exceptionnelles de leur crème comestible au tofu pour renforcer l’hydratation de la langue et des gencives (ne voyez là aucune ironie, je crois sincèrement à la vertu de ce type de produits). Place donc à mes exceptionnels talents jusque-là judicieusement cachés pour aider les demoiselles et dames de notre époque à être au sommet de l’élégance.

Commençons donc par le commencement et le rituel beauté du matin (parce qu’au risque d’ébranler un mythe, la femme n’a pas une tête parfaite et une odeur de muguet au réveil). Il convient donc pour remplir son « devoir » de commencer par appliquer une lotion ou une crème hydratante pour la peau. Puis un soin contour des yeux pour éviter les cernes. Puis une base matifiante pour pouvoir commencer à se maquiller. Puis un unificateur de teint (l’ordre de ces 2 étapes m’échappe parfois). Là, il est temps d’appliquer la poudre ou le fond de teint et de rehausser d’une touche de blush. Ensuite, on passe aux yeux avec un fin trait de crayon, auquel on rajoute de l’ombre à paupières dont la teinte aura été dûment choisie en fonction de la couleur des yeux. Puis un petit coup de recourbe-cils et application du mascara. Le cas échéant également, retrait d’un à deux poils disgrâcieux au niveau des sourcils. Puis achèvement du maquillage par l’application d’un rouge à lèvres ultra-longue tenue (sur dents propres et blanchies par un soin spécial, naturellement) rehaussé d’une touche de gloss. Trois retouches a minima sont à prévoir dans la journée, donc prévoir une trousse de secours au travail ou dans tout autre lieu fréquenté régulièrement (surtout pas dans le sac à main, cela obligerait à en avoir un énorme). Naturellement, vous l’aurez compris, de la théorie à ma propre pratique, il y a un fossé large comme celui qu’auraient pu creuser 15 mines antipersonnel. Ce qui nous amène à un rituel ultra-simplifié : brossage de dents (on ne rigole pas avec ça les amis, commencer la journée avec l’haleine fétide et faciliter la venue des caries, non merci), aspersion d’eau fraîche sur le visage pour se réveiller (l’eau est un très bon hydratant), puis application grossière d’un pot d’anticernes et d’une crème teintée aux vertus hydratantes, avec ajout d’un peu de rouge à lèvres pour se donner un peu de crédibilité. Ce qui permet de passer de 40 à 7 minutes chrono devant le lavabo le matin (adieu narcissisme et incantation de miroir, mon beau miroir, la fausse vraie femme ne se facilite pas la confiance en elle, mais passons). Lire la suite

Fière d’être une femme

8 Mar

femme

Aujourd’hui 8 mars, nous célébrons la Journée Internationale de la Femme. Alors j’aurais pu choisir de vous faire un long plaidoyer sur les inégalités dans le monde professionnel (qui sont en effet une réalité) ou vous faire verser une larme sur le sort de toutes ces femmes en France et dans le monde qui ne sont pas libres, voire qui sont quasi sans droits (j’ai quand même et j’espère que vous aussi une pensée pour elles). Mais je me suis dit que nous baignons déjà assez dans la morosité ces temps-ci, entre un hiver qui n’en finit pas et une crise omniprésente.

Du coup, j’ai eu plutôt envie d’affirmer ma fierté d’être une femme. Et de ne pas être égale à un homme. Parce que pas égale ne veut pas dire moins bien ou inférieure, juste différente, et que parmi ces différences, il y en a quand même un certain nombre qui sont à notre avantage :

  • La liberté vestimentaire : sans être une fashion addict, il faut bien reconnaître qu’en matière d’habillage, nous sommes de grandes privilégiées. Nous pouvons tout nous permettre, du jean délavé à LA robe qui fait culminer notre féminité à son maximum. Même dans la sphère professionnelle, nous disposons d’une marge de manœuvre plus grande que les hommes : dans les univers très stricts et policés, nous pouvons quand même varier nos tenues au-delà du seul costume cravate ; et dans les ambiances codifiées (jeunes cool, friday wear toute la semaine, exubérance des agences de com’, années 70…), nous pouvons beaucoup plus facilement affirmer notre style et éviter de nous conformer à l’uniforme en vigueur. Sans oublier bien sûr les chaussures : notre collection de baskets, escarpins, ballerines, bottes et bottines est un plaisir que les hommes ne connaîtront jamais.
  • La coiffure : là encore, nous pouvons nous faire plaisir. Courte, longue, colorée ou balayée, lisse ou frisée, notre chevelure s’épanouit au gré de nos envies, même après l’adolescence. Certes, nous avons parfois la contrariété de voir notre brushing hyper travaillé se faire balayer par une petite bourrasque, mais globalement, nous nous amusons. Et puis nous pouvons aussi jouer avec les accessoires pour transformer notre allure sans même changer de coupe. D’ailleurs, à propos de coupe, même quand le coiffeur nous a ratées (et ça arrive plus souvent qu’on ne le voudrait), il y a toujours moyen de rectifier le tir en réarrangeant nos cheveux. Alors qu’un homme n’aura comme alternative que d’attendre la repousse…
  • Nous sommes fortes… : contrairement à un mythe sans doute élaboré par la gente masculine, les femmes ont une force particulière, qui ne se voit peut-être pas sur un ring de boxe (même s’il faut se méfier, nous pouvons aussi réaliser de beaux uppercuts), mais qui est peut-être plus précieuse encore, la force intérieure. Nous avons souvent (je ne voudrais pas généraliser à l’extrême non plus) cette capacité à écouter, apaiser, mener notre barque avec subtilité mais détermination, à savoir on ne sait par quel miracle parfois concilier job, tâches ménagères, organisation de sorties et vie familiale pour celles qui sont concernées, qui fait d’ailleurs que nous sommes appréciées du sexe opposé. Lire la suite
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