Tag Archives: feydeau

Dormez je le veux

26 Jan

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Rien de tel qu’un petit théâtre du dimanche soir pour bien terminer le week-end et échapper aux pensées sombres, ou même aux pensées tout court, sur la reprise du lundi matin. Surtout lorsqu’il s’agit d’une comédie de Feydeau, déjà un peu loufoque à l’origine eu égard à son auteur, rendue complètement déjantée par une troupe de joyeux drilles tout aussi soucieux (parce que oui, être un trublion est une affaire sérieuse) de s’amuser eux-mêmes que de distraire le public. Lire la suite

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Chat en poche

5 Déc

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Feydeau est tellement connu qu’au final il n’est pas si connu que ça. Si le roi proclamé du vaudeville doit se lasser de voir « le dindon », « on purge bébé » et « ne te promène donc pas toute nue » joués et rejoués sur toutes les scènes francophones, ce « chat en poche » est beaucoup moins représenté. Pour ma part je n’en avais pas entendu parler jusqu’au printemps, lorsque ce spectacle a vu le jour dans la confortable salle des Artitic Athévains (d’où l’on voit très bien partout grâce à des gradins très bien conçus, particulièrement appréciable lorsque l’on est de taille modeste). N’ayant hélas pas eu l’occasion de découvrir cette œuvre, j’ai sauté sur l’occasion de cette reprise pour réserver une place.

Et mon intuition positive a été la bonne puisque ce spectacle est tout simplement brillant. L’on y voit le jeune fils Dufausset, venu faire ses études de droits à Bordeaux, débarquer chez les Pacarel, famille amie de son père, et être confondu à tort avec un jeune soliste d’opéra qui doit interpréter le livret écrit par la jeune fille de la maison, et que son père souhaite promouvoir grâce au ténor que Dufausset doit aussi lui adresser. On imagine bien les quiproquos se multiplier. Lire la suite

Les fiancés de Loches

8 Août

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Cela faisait au moins quatre ans que je n’avais pas remis les pieds au Théâtre du Palais Royal, depuis une malheureuse expérience d’achat de places à visibilité plus que réduite. Je n’avais donc que peu de souvenirs de cette salle autres que celui d’un poteau et d’une voisine sans gêne. Et puis, en voyant la bande annonce des fiancés de Loches, ces costumes chatoyants et ces chansons entraînantes, je me suis dit qu’il était temps de rompre ma bouderie et de redonner une chance à la salle. Sans prendre de risque cette fois, direction l’orchestre afin de profiter de l’ensemble de la scène.

Et première découverte, cette salle est richement décorée, de dorures, d’anges et d’angelots, ce qui ravit mon âme d’amatrice de baroque rococo (amis de l’art roman, concentrez-vous sur la scène). Sens de la ponctualité aigu oblige (comprenez la fille qui arrive sur son siège à 20h58’40 pour un début à 21h), je n’ai toutefois guère le temps d’admirer le plafond et le lustre avant le lever de rideau. Et un début plein d’entrain à l’agence pour l’emploi où une petite foule vient chercher une place avant de se faire congédier pour la pause déjeuner de l’agent. Celui-ci reçoit la visite de son confrère de l’agence matrimoniale, qui découvre qu’une escroquerie de son comptable l’oblige à fermer. Il se fait alors embaucher dans l’établissement du docteur Saint-Galmier, sorte de thermes pour fous. Lire la suite

Amours et Feydeau

21 Nov

Avant même de parler de la pièce, très réussie (mon parti pris étant de ne parler ici que de celles que je recommande), il faut dire que le Ciné 13 Théâtre est un lieu à part, où l’on est un peu comme chez soi. D’abord parce que les gens qui y travaillent sont accueillants, et en ces temps de crise, où beaucoup font la tête, c’est un point à souligner. Ensuite parce que c’est un théâtre qui soigne sa programmation en privilégiant la qualité, l’innovation et la passion, et permet à des talents de se révéler.  A ce titre, je vous recommande très vivement le festival Capsules qui a lieu au mois de juin. Je poursuis sur l’accueil en ajoutant qu’il y a un bar convivial à l’intérieur, et en ce moment, en prime, une mini-expo de peintures autour de la Tour Eiffel. Mais surtout, la salle elle-même est atypique : les premiers qui y rentrent ont ainsi le bonheur de pouvoir s’étaler dans les grands canapés rouges des deux premiers rangs ou dans les canapés du 3ème rang. Les autres sont bien installés aussi, rassurez-vous, mais sur des sièges plus classiques.

J’en viens donc à la pièce elle-même, ou comment Feydeau retrouve un nouveau souffle grâce à ces quatre acteurs hyper doués. Trois pièces courtes de Feydeau donc, que pour ma part je ne connaissais pas, mais dont les vrais initiés ont sûrement vu plusieurs versions, en tout cas au moins pour « Feu la Mère de Madame », Amours et piano et Les pavés de l’Ours étant peut-être plus confidentielles. Dans tous les cas, on se régale dans ce décor d’époque de voir se croiser les personnages et les quiproquos grandir, selon l’implacable mécanique du grand Georges. Toute la finesse de l’écriture est restituée et grandie par le jeu volontairement caricatural des membres de cette sympathique troupe qu’il faudra continuer à suivre. Les costumes participent pleinement au spectacle, tantôt esthétiques et reflétant bien l’époque, tantôt presque burlesques. Mais ce qui fait tout le charme de cette mise en scène, c’est la touche de modernité qui est ajoutée au texte original par les chansons qui y sont insérées, drôles et touchantes à la fois, et portées par la voix magnifique de la comédienne. J’étais devenue une sceptique de Feydeau, déçue par des représentations trop brouillonnes et des portes qui ne claquaient pas au bon moment, me voilà de nouveau amoureuse de son œuvre…

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