Tag Archives: Geoffrey Dahm

Trois précédé de Un et de Deux

1 Mai

Il y a trois ans, je découvrais dans la salle du Tarmac le spectacle Un de Mani Soleymanlou. Et j’étais pleinement séduite. Trois ans plus tard, le même homme revient à Paris avec Trois. Mais il n’oublie pas d’emporter les racines de ce cheval de Trois, soit Deux et Un.

Et c’est bien de racines qu’il est question pour ce triptyque réjouissant de 4h30 (pauses comprises). Dans Un, sans tomber dans la redite de ce que j’avais pu en dire il y a trois ans (j’espère que vous n’êtes pas perdus dans les chiffres), Mani Soleymanlou raconte son histoire, de ses premières années en Iran à son arrivée à Paris avant un départ pour le Canada à l’âge de 9 ans, pays où il est désormais établi, et où il a vécu à Toronto, Ottawa et Montréal. Et à travers ces multiples déplacements, il interroge son identité, celle d’un homme qui a en lui un peu de tous ces endroits où il a vécu sans faire réellement parie d’aucun. Dans Deux, il réalise une sorte de mise en abyme, en mettant fictivement en scène son comparse québécois Emmanuel Schwartz comme nouvel interprète de Un. L’occasion pour ce dernier de livrer aussi un peu de qui il est. Et de renvoyer à Mani ses propres questions. Lire la suite

Roméo et Juliette

20 Jan

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J’ai eu la chance jeudi d’assister à la Première de Roméo et Juliette grâce à une femme adorable, Christine, auteure du blog théâtral le théâtre côté cœur que je vous encourage vivement à lire régulièrement. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que, si l’on en juge à la foule présente à l’appel et par la joyeuse cohue qu’elle formait, la pièce était attendue. Je crois que l’ouvreuse du 2ème étage où je me trouvais, a dû courir l’équivalent d’un marathon en moins d’une heure, son record méritant de figurer dans le Guinness.

Comment d’ailleurs ne pas attendre une telle pièce ? Une œuvre majeure du Sieur Shakespeare mise en scène par Nicolas Briançon, désormais l’un des incontournables de la place parisienne, avec à l’affiche la jeune Ana Girardot, fille d’Hippolyte (non, pas celui de Phèdre, il faut suivre un peu là) et l’éphèbe Niels Schneider (qui plaît apparemment aux amatrices d’éphèbes de mon entourage, ne faisant pas partie de cette catégorie je ne fais que relayer). Le tout dans le joli Théâtre de la Porte Saint-Martin, avec son superbe lustre brillant de mille reflets dorés. Une affiche plus que prometteuse, donc.

Etant moi-même généralement séduite par le travail de Briançon, je suis arrivée aussi réjouie que tous les spectateurs. J’avais été plus qu’enthousiaste par son adaptation dans la même salle du Songe d’une Nuit d’Eté. J’ai aussi eu la chance de le voir dans Volpone et dans Jacques et son maître , et je m’étais même traînée voir sa mise en scène du marquis de Sade, qui, malgré la conservation de 2 ou 3 monologues élevant le gore au rang d’art, était bien pensée. J’étais très curieuse de savoir ce qu’il allait faire de ce texte, dont la lecture pour ceux qui s’y sont livrés, n’est pas forcément des plus aisées. Ayant déjoué les pièges tendus par les transports en commun, me voici donc, installée en corbeille, avec une très bonne visibilité sur la scène, un a priori positif, une curiosité aiguisée, lorsque la pièce démarre enfin.

Et là, je dois avouer que la première heure a été longue. Peut-être parce que c’est une première et que les acteurs découvraient les réactions du public. Ou parce que la trame n’est pas encore bien tissée. Ou parce que le texte est complexe. Toujours est-il que je me suis surprise deux à trois fois à ne plus regarder que les placements et les mouvements des comédiens. Et puis, je n’ai pas eu l’impression de voir alors Roméo et Juliette, leur candeur, leur absolutisme, ces caractères qui finiront par les conduire à la fin tragique que vous connaissez tous. Globalement, donc, toute cette première partie est plutôt gaie et légère, visuellement sympathique, mais émotionnellement neutre. L’on commence enfin à rentrer un peu dans la pièce une fois les deux tourtereaux mariés par le frère Laurent (interprété par le très doué Bernard Malaka que j’ai découvert). Lire la suite

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