Tag Archives: huis clos

Le collectionneur

5 Déc

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 Alors que les adaptations de roman sont habituellement plutôt l’apanage du cinéma, le théâtre s’y met également de temps à autre en portant sur les planches L’obsédé de John Fowles. Le texte met donc en scène Frederick, agent en mairie que personne ne remarque, collectionnant les papillons, et Miranda, jeune chrysalide ayant éclos, étudiant les beaux-arts à Londres. Obsédé par la jeune femme depuis des années, il décide un jour de l’enlever et de la séquestrer dans le but de s’en faire aimer.

Sous des apparences d’idéaliste maladroit au premier abord, le ravisseur va se montrer intraitable avec sa victime, qui cherchera par tous les moyens de s’échapper de la cave à peine aménagée qui lui sert de nouveau lieu de vie. La jeune femme cherchera à user de tous les moyens possibles inspirés par son intelligence et son pouvoir de séduction pour attendrir son bourreau. Mais la lutte psychologique va être d’une difficulté inattendue. Lire la suite

Chambre froide

14 Sep

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Qu’on le veuille ou non, il faut rendre aux grandes salles parisiennes ce qui appartient aux grandes salles parisiennes : elles ont l’art de produire des spectacles magnifiques. Et avec Chambre Froide, la Pépinière, qui m’avait déjà permis entre autres de découvrir le cercle des illusionnistes, ne fait pas défaut. Tout commence donc dans cette magnifique cuisine géante d’un blanc immaculé, qui pourrait à elle seule susciter de multiples vocations de décorateur de théâtre (et la jalousie de tous les Parisiens dont l’appartement tout entier n’égale pas les dimensions de cette pièce…).

Trois femmes y sont réunies, à l’occasion du dîner mensuel qui réunit depuis le lycée 4 couples mariés dont l’un est absent ce soir-là. Toute ressemblance avec Desperate Housewives est apparemment revendiquée par Sally Micaleff qui assure la mise en scène. Après le repas, le rituel veut que les femmes passent à la cuisine tandis que les hommes jouent au mini-golf dans le salon de cette demeure que l’on imagine ainsi d’une taille conséquente. Des couples huppés de la bonne société américaine, en quelque sorte. Lire la suite

Huis Clos

14 Sep

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Je dois vous avouer que, de Sartre, j’avais une image un peu poussiéreuse. Datant du jour où j’avais été mise au défi de dépasser la page 20 de « qu’est-ce que la littérature ? » (défi relevé haut la main puisque j’étais parvenue à la page 21 paragraphe 2, l’essentiel est de gagner, pas de gagner avec les honneurs). Et pourtant, découvrant le pitch de Huis Clos, je n’ai même pas frémi. Trois personnages condamnés par leur mort à être colocataires pour l’éternité, se découvrant, se toisant, tentant de s’amadouer quand ils ne s’affrontent pas, essayant surtout de découvrir pourquoi ils sont là, l’aventure était séduisante. Et qui plus est portée par la sympathique troupe des Boss’Kapok, dont j’avais déjà pu découvrir le travail à deux occasions.

C’est donc sans appréhension que je me suis rendue pour bien commencer le week-end au Laurette Théâtre, petite salle d’à peine 50 places du quartier République, condamnée finalement pour mon plus grand bonheur au premier rang par ma tendance prononcée de presque retardataire chronique (comprenez que j’arrive entre 1 et 5 minutes avant l’heure fatidique, mais tout de même avant, il faut le souligner).

A peine installé, le public se trouve donc nez à nez avec un croque-mort sans doute adepte de la nuit des morts-vivants et de la revanche des zombies 1 à 4 au maquillage très réussi, faisant rentrer un à un les trois nominés (non, nous ne sommes pas à la télévision, pas de vote par sms donc) dans leur dernière demeur, composée de trois fauteuils aux ressorts défoncés et poussiéreux au possible (il fallait tout de même bien à un moment que le côté poussiéreux de l’auteur ressorte). Un homme à l’air placide, une femme rebelle et une séductrice. Lire la suite

Bobby Fischer vit à Pasadena

1 Nov

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Ce soir, je vous parlerai d’un spectacle qui n’est plus programmé. Emploi du temps chargé oblige, je n’ai hélas pas eu le temps de poster mes impressions à temps pour vous inciter à y aller. Mais avec un peu de chance, il connaîtra peut-être un prolongement ailleurs en France. Son passage au Théâtre de la Tempête en ce début d’automne était d’ailleurs déjà une reprise après sa création au Théâtre de Sartrouville en 2012.

Ce spectacle, c’est donc Bobby Fischer vit à Pasadena, un titre qui ne pouvait  être trouvé que par un Suédois, Lars Norén de son nom. Le public est donc disposé tout autour du plateau pour assister à ce huis clos familial remarquable. Le cadre est donc la maison d’une famille aisée revenant d’une séance au théâtre. Le salon plus précisément, large pièce ouvrant de nombreuses possibilités en termes de placement et d’interactions entre les personnages. Et puisque l’on en parle, il est temps d’en venir à ces fameux caractères par lesquels tout se joue : le père, démagogue avec ses enfants mais passablement lâche ; la mère, femme dévouée mais frustrée qui se consacre à son garçon ; ledit garçon, jeune adulte psychotique sortant tout juste du centre où il était jusque-là gardé ; la fille, rebelle alcoolique n’ayant jamais pu se relever après la mort de sa petite fille. Lire la suite

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