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Grandir en restant à la même taille

5 Mar

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Source : leblogdeco.fr

En propos liminaire, il me faut dire que ce billet est le 500ème posté sur ce blog. Nombre à la fois impressionnant et symbolique qui m’a donné l’envie de sortir des sentiers battus, de tenter d’écrire LE récit ou LA réflexion ou LA divagation humoristique ou LE poème génial qui réjouirait votre cœur de lecteur ou de lectrice. Et puis malgré plusieurs jours de réflexion, aucune inspiration hors du commun ne m’est venue. J’en ai conclu que finalement, il n’y avait rien de tel que de rester soi. Et que le sujet que j’avais envie d’aborder, pour cette occasion, c’était peut-être justement cela, l’art d’être soi tout en évoluant.

Nous avons tous fait ce constat entre 18 et 20 ans, parfois un peu plus tôt, parfois un peu plus tard, que notre corps avait décidé de faire la grève et de cesser de se développer – en tout cas verticalement, le chocolat et le vin ayant tendance après 20 ans à provoquer un étrange phénomène de croissance horizontale mais là n’est pas le sujet. Cet arrêt a, il faut le concéder, le notable avantage de permettre d’investir dans des vêtements et des chaussures que nous ne sommes plus contraints à changer tous les six mois, ce qui, sauf pour les vrais accros du shopping disposant de surcroît d’un budget conséquent, est une excellente chose. Lire la suite

A propos de la joie

13 Mar

Allemagne 24-27 Août 2015 Frankfurt (1393)

Dans le climat de morosité actuel, avec les difficultés que chacun peut avoir, auxquels il faut ajouter le pessimisme des médias, les soucis que peuvent avoir nos proches, et puis bien sûr l’horreur de toutes ces guerres qui sévissent près de nous, il est difficile parfois de sourire encore.

Après cette introduction, bien évidemment, j’ai conscience qu’il va falloir sortir les rames pour vous donner cette envie de sourire, ou même de continuer à me lire. Je suis très très mauvaise en barque et en kayak, aussi continuerai-je à me servir des mots, pour tenter de parler de la joie. Parce que je suis convaincue que nous avons tous le pouvoir de la trouver en nous et en les autres, ou plutôt avec les autres. La joie, à mon sens, c’est l’énergie moteur qui fait que l’on garde son instinct de vie dans toutes les circonstances. Cette flamme qui donne envie de s’accrocher quoi qu’il nous en coûte parfois. Pour tous ces petits moments d’une rare intensité que l’on ne voudrait rater pour rien au monde. Lire la suite

Message de service de 2014

1 Jan

Stockholm (31) Moderna Museet

Ce matin, enfin disons aujourd’hui juste un peu après midi, j’ai entendu sonner à ma porte. N’attendant personne, je me suis dit que ça devait être une erreur, ou alors que c’était le calendrier des postiers, et comme j’ai déjà celui des fleuristes et des pompiers, ça ira merci. Du coup je relève juste un peu mon coussin, j’incline un tout petit peu plus l’écran de l’ordinateur, et je continue à regarder ce documentaire très technique sur les nanotechnologies (en fait un film avec plein de guimauve à l’intérieur). Et voilà que ça re-sonne à la porte. Prenant mon courage à deux jambes, je saute du lit avec grâce (merci de faire semblant d’y croire), enfile à la va vite les 1ers vêtements que je vois et vais ouvrir.

Et là je me retrouve face à une femme charmante qui porte un sachet à la main. Une nouvelle voisine ? La femme me salue poliment, me dit qu’elle est toute nouvelle ici, et qu’elle a apporté du chocolat, qu’elle espère que ça me fera plaisir. Là, mon esprit méfiant de Parisienne peu habituée à la convivialité cogite : attends ma fille, une personne aimable et qui te fait un cadeau, tu ne trouves pas ça louche ? Et si elle était en train de me refaire le coup de Blanche-Neige et que ses chocolats étaient empoisonnés ? D’un autre côté, elle n’a pas l’air du genre ceinture noire de karaté, et puis les gens gentils, ça existe, et je doute que le miroir magique m’ait désignée comme la femme la plus belle en ce royaume. Je la fais donc entrer, ça me permettra de connaître au moins une personne dans cet immeuble où l’anonymat règne en maître. Lire la suite

Le silence est tout juste en plaqué or

21 Sep

Depuis des années, vous entendez sans doute, peut-être même la prononcez-vous vous-même, cette célèbre phrase qui dit que « la parole est d’argent, le silence est d’or ». Personnellement, je n’aime pas du tout, mais alors vraiment pas cette phrase. Et pour commencer, je commence par m’insurger contre cette odieuse discrimination dont l’argent souffre depuis des décennies, voire depuis des siècles, en raison de cette fameuse expression, qui le rabaisse à un rang inférieur. Or, qu’on le veuille ou non, il faut quand même reconnaître que l’argent dirige quand même un petit peu, voire même beaucoup le monde d’aujourd’hui. Et que tous ceux qui le considèrent avec mépris lorsqu’ils prononcent cette phrase seraient emmerdés et faits comme des rats légèrement ennuyés si à la fin du mois, ils ne recevaient pas l’argent qui leur est dû en contrepartie de leur travail. Et que l’on retire à ces dames et demoiselles tous leurs bijoux en argent pour les remplacer par de l’inox et du plastique argenté et elles risquent de devenir hystériques et de vous envoyer un bloc d’inox à la figure de se montrer un tant soit peu contrariées.

Si maintenant, on analyse vraiment cette phrase, ça dit en substance que la valeur du silence est de loin supérieure à celle de la parole. A l’heure où je vous écris, le gramme d’argent est en effet évalué à 0,52€ par gramme et celui de l’or à 31,51€ pour la même quantité, ce qui nous fait approximativement un rapport de 1 à 60. Si vous réfléchissez bien, vous ne pouvez quand même pas sérieusement estimer que le vide sonore vaut 60 fois plus que les mots prononcés. Imaginez un peu votre prochaine conversation téléphonique : vous composez le numéro, tout content d’appeler un  ami / votre amoureux(se) / votre cousine ou toute autre personne que vous pouvez être heureux d’appeler, ça décroche, et rien. Pas un mot. Pas de « allo ». Pas de « je suis ravi de t’entendre », ni de « et toi, tu vas bien ? » (vous aviez pourtant une super nouvelle à annoncer). Vous attendez, vous rappelez, toujours rien. Vous envoyez frénétiquement un texto pour dire « je ne sais pas ce qui se passe, je ne t’entends pas », et là, pour ne pas vous laisser dans le doute indéfiniment, votre interlocuteur vous répond lui aussi par texto « aucun souci technique, c’est juste que je ne dis rien parce que le silence est d’or ». Franchement, vous le prendriez bien, vous ? Vous ne vous sentiriez pas coupé dans votre élan et victime d’une mauvaise farce ? Et si le matin, plus personne ne vous disait bonjour parce que tout de même, c’est 60 fois plus rentable de ne pas le faire ? Sans compter la catastrophe intergalactique qui se produira inévitablement si plus aucune parole n’est dite ou écrite ne serait-ce que pendant une demi-journée. Moralité : cette expression ne vaut rien, elle est à jeter à la poubelle.

Et cette nécessité de s’en débarrasser n’est pas liée qu’à la question de la valeur de l’argent. Elle tient aussi à la nature du silence. Si l’on se montre un peu moins joueur et que l’on resitue un peu les choses dans leur contexte, l’idée sous-jacente est que, dans certains cas, il vaut mieux se taire plutôt que de risquer une parole que l’on pourrait regretter. Ce qui n’apparaît pas ici, c’est que se taire peut être dangereux. Lire la suite

Dire ce que l’on ressent

9 Sep

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Il y a quelques jours, je posais la question de dire ou ne pas dire aux gens ce qui nous brûle la langue lorsqu’on les voit ou qu’on les écoute parler. Ce soir, je poursuis sur la question de la franchise suite à une discussion enfiévrée en fin de journée autour d’un verre avec deux hommes (des amis, n’allez pas penser à mal). L’un des protagonistes se plaignait d’une femme le poursuivant de ses assiduités, malgré les signaux de non réceptivité qu’il disait lui avoir envoyés. L’autre estimait également qu’éconduire la dame par des biais détournés constituait sans nul doute la meilleure solution. Là, malgré les bonnes manières que l’on m’a inculquées selon lesquelles une demoiselle se doit de rester douce et discrète, mon caractère prit le dessus et j’intervins prestement pour condamner assez vivement ce comportement. Je le dis alors tout de go, pour moi la meilleure réponse à ces empressements était d’y couper court en disant simplement à l’intéressée que ses élans n’étaient pas partagés. Mais les deux sieurs me faisant face, décidément d’accord, me répliquèrent que s’ils choisissaient cette solution, la belle en souffrirait. Certes, j’en convins, tout en soulignant qu’il était inévitable qu’elle éprouve de la déception si le sieur tant apprécié ne l’aimait pas en retour, et qu’une formule directe ou détournée ne changerait rien à ce fait. Mon argumentation dut être peu convaincante, car je vis clairement qu’ils ne démordraient pas de leur position. Je n’insistai donc point, renouant en cela avec la savoir-vivre hérité de mon éducation.

Au-delà de l’anecdote, que vous jugerez ou non plaisante, j’ai donc eu envie d’évoquer cet aspect de la franchise, qui consiste à dire, avec diplomatie mais pour autant sans fard, son véritable ressenti à ceux et celles que l’on apprécie. Peut-être aussi ma prose est-elle liée au fait que lorsque j’ai une idée, je n’en démords que difficilement, et que, n’ayant pas réussi à convaincre mes amis, je fais de vous mes nouveaux cobayes, allez savoir… Lire la suite

Les mots me manquent

1 Sep

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Les mots se sont installés au cœur de mon existence,

Ils apparaissent pour en faire jaillir l’essence,

Leur présence aide à expliciter le sens,

De chaque joie ou peine, de chaque expérience.

Mais parfois les mots s’échappent,

De temps à autre l’émotion les happe,

Il ne sert à rien alors d’invoquer leur retour,

Lorsqu’envahis par les sentiments ils sont partis faire un tour.

Devant certains évènements ma pensée en effet louvoie,

Me laissant désespérément sans voix,

Frappée par la violence de ce qui se déroule sous mon regard,

Heurtée par des phrases atroces prononcées d’un air hagard.

J’aimerais tant alors trouver LA bonne réplique,

Avant que la laideur à nouveau ne me pique

De cette méchanceté acerbe et gratuite

Devant laquelle la seule issue sera finalement la fuite.

Mais même en m’éloignant de ces personnes atroces,

Qui ne conçoivent la vie qu’en se montrant féroces,

Le désordre provoqué en moi par la cruelle scène

Ne cesse de me trotter dans la tête, obscène.

Après cette agression, je cherche à évacuer la douleur,

Me défouler, crier, laisser sortir mes pleurs,

Surtout ne pas chercher à enterrer ma peine,

Au risque qu’un jour elle irrigue toutes mes veines.

Garder pour soi ses souffrances parce qu’on ne sait pas les exprimer

Conduit à agir comme un opprimé et à trop se renfermer,

A défaut de savoir les nommer je préfère les laisser déborder,

Pour pouvoir revenir à de saines idées.

Lorsque survient enfin ce bienheureux moment,

Celui d’un authentique apaisement,

Les lettres se rassemblent pour former de belles phrases

Faisant définitivement du passé table rase.

C’est alors que se rouvre une période sereine,

Où la joie de nouveau devient reine.

Mais là aussi les mots peuvent me manquer

Au fond de mon palais ils peuvent rester bloqués.

Lorsque je contemple un beau coucher de soleil,

Et que toutes ces couleurs mêlées m’émerveillent,

Quand je découvre une rue ou un bâtiment fantastique,

Ou lorsqu’avec un être aimé je partage des minutes magiques.

Dans ces temps suspendus que je voudrais éternels,

Où le silence sublime cet instant passionnel,

Décrire ce que je ressens n’a que peu d’importance,

L’essentiel est pour moi de savourer ma chance,

En souriant et gravant ce souvenir dans ma mémoire,

Ce bonheur qui sera décisif dans mon histoire.

50ème article – 50 petits et grands bonheurs

29 Jan

Votre blanchiment dentaire en 30 minutes chez Instinct Sourire dans NEWS images-h

Nous y voilà, déjà le cinquantième article que je poste sur ce blog, et toujours autant de plaisir. Alors, pour célébrer cela, et tout en trinquant à la tisane aux cinquante prochains sujets à venir, j’ai envie de placer mon écrit du jour sous le signe de la joie, en vous livrant cinquante de mes petits bonheurs (ne cherchez pas d’ordre ou de hiérarchie, le bonheur ça se livre brut et désordonné) :

  1. Recevoir des nouvelles d’un ami pas vu depuis longtemps .
  2. Arriver à en faire plus que prévu dans une journée (pas facile lorsque l’on a une tendance hyperactive).
  3. Le décollage de l’avion en partance pour des vacances à l’étranger.
  4. Arriver dans son logement de vacances, ouvrir sa valise pleine à craquer et disposer ses affaires pour le temps du séjour avant de filer profiter de son lieu de villégiature.
  5. S’allonger dans une prairie déserte au retour du printemps et s’enivrer de l’odeur de l’herbe fraîche.
  6. Repérer LA paire de chaussures dont on a toujours rêvé, l’essayer, l’adopter.
  7. Lire une phrase au hasard, et se dire qu’elle a été écrite juste pour soi à ce moment précis où elle apparaît sous nos yeux (non, je ne parle pas de l’horoscope de 20 minutes).
  8. Découvrir un roman, se dire que l’auteur doit avoir pénétré votre âme pour l’avoir conçu, s’y plonger sans arriver à en ressortir avant le point final.
  9. Flâner dans une librairie le samedi après-midi, parcourir les rayonnages en bois ancien, ouvrir quelques titres, découvrir les mots et le style d’un auteur de nous inconnu (et parfois des autres aussi).
  10. Relire « Le Petit Prince » pour la dixième fois et être toujours aussi émue que la première fois, se dire que c’est un texte qui sait apprivoiser son public.
  11. Aller à l’Opéra Garnier pour la première fois de sa vie, être aussi émerveillée qu’une gamine devant une maison de poupée.
  12. Entendre « La Ci Darem La Mano » du Don Giovanni de Mozart pour la première fois, savoir d’emblée qu’on va réécouter cet air jusqu’à la lassitude.
  13. Et puis dans la foulée, réécouter l’Ave Maria de Schubert par Sumi Jo, et sentir l’émotion monter en soi.
  14. Après ces délices musicaux, mettre un CD (oui ça existe encore) de musique électro ou de danses latines dans son lecteur, et danser n’importe comment (en ayant pris le soin au préalable, si l’on a un vis-à-vis, de tirer les rideaux).
  15. Chanter des airs d’un autre âge dans des endroits incongrus, c’est-à-dire partout ailleurs que sous la douche.
  16. Croiser ce petit enfant (sage) qui vous fait son numéro de charme dans les transports ou la file d’attente d’une obscure administration.
  17. Voir quelqu’un sourire dans le métro parisien, d’un sourire franc et contagieux.
  18. Arriver à la boulangerie juste au moment où les baguettes sortent du four. Lire la suite
Les carnets du bien-être

Des idées et des outils pour se détendre et se ressourcer

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La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

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Des images... et des mots

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Chroniques erratiques d'une emmerdeuse

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