Tag Archives: Le Lucernaire

Le déni d’Anna

17 Avr

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Amis de la rationalité et des rebondissements en série, je préfère vous prévenir d’emblée, le déni d’Anna n’est pas pour vous. Parce que cette histoire de famille et de deuil est un exemple emblématique de ce que l’on appelle le théâtre de l’absurde, dont Eugène Ionesco et Samuel Beckett font partie des représentants les plus connus, bien que de nombreux autres auteurs aient pratiqué le genre.

Enfin après cette brève parenthèse, revenons au 21ème siècle et à cette pièce écrite par Isabelle Jeanbreau, qui prend place dans une famille en apparence tout ce qu’il y a de plus normal. La mère est atteinte d’un cancer et n’en a plus pour très longtemps à vivre. Sa propre mère, un peu harpie, et son frère au caractère bien trempé sont venus pour l’entourer dans ses derniers jours. Lire la suite

Le collectionneur

5 Déc

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 Alors que les adaptations de roman sont habituellement plutôt l’apanage du cinéma, le théâtre s’y met également de temps à autre en portant sur les planches L’obsédé de John Fowles. Le texte met donc en scène Frederick, agent en mairie que personne ne remarque, collectionnant les papillons, et Miranda, jeune chrysalide ayant éclos, étudiant les beaux-arts à Londres. Obsédé par la jeune femme depuis des années, il décide un jour de l’enlever et de la séquestrer dans le but de s’en faire aimer.

Sous des apparences d’idéaliste maladroit au premier abord, le ravisseur va se montrer intraitable avec sa victime, qui cherchera par tous les moyens de s’échapper de la cave à peine aménagée qui lui sert de nouveau lieu de vie. La jeune femme cherchera à user de tous les moyens possibles inspirés par son intelligence et son pouvoir de séduction pour attendrir son bourreau. Mais la lutte psychologique va être d’une difficulté inattendue. Lire la suite

Histoires d’hommes

21 Juil

 

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L’été, à Paris, l’offre théâtrale se raréfie, la priorité revenant à Avignon pour les uns et aux vacances méritées pour les autres. Mais quelques salles résistent et restent ouvertes, parmi lesquelles se trouve Le Lucernaire. Et parmi les pièces à l’affiche figuraient donc ces histoires d’hommes écrites par le très prolixe Xavier Durringer. Une pièce dans laquelle trois femmes, trois amies, racontent donc leurs histoires avec leurs hommes, des coups de cœur aux grosses déceptions, des palpitations des premiers jours à l’érosion des fins de relation, de la tendresse à la négligence. Pour résumer, les hauts et les bas de leurs relations qui ressemblent trop souvent à des montagnes russes. Lire la suite

Les 7 jours de Simon Labrosse

21 Juil

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Pour bien vous introduire les raisons qui m’ont poussée à aller voir ce spectacle, je dois vous dire que je suis une fan presque inconditionnelle de l’écriture de la très québécoise Carole Fréchette, dont j’ai déjà eu la chance de voir sur scène Jean et Béatrice et Je pense à Yu, et de lire quelques autres pièces. J’apprécie aussi énormément le Lucernaire, lieu atypique où l’on peut boire, faire provision de livres, dîner, aller au cinéma, voir des expos temporaires d’art contemporain, et, bien entendu, admirer des pièces de théâtre. Et si l’on réunit carole Fréchette et le Lucernaire, il est assez difficile de dire non.

 

J’ai donc réservé les yeux fermés, ne prenant même pas le temps de relire le pitch de cette pièce régulièrement jouée dans différents théâtre, mais jamais à des dates m’ayant permis d’aller la voir. Mais au fond, comme toujours avec madame Fréchette, l’histoire en elle-même est assez simple, c’est le langage et l’âme des personnages qui fait tout. Ici, Simon est un homme qui cherche du travail. Et pendant 7 jours, il va tenter de proposer ses services à ceux qui pourraient vouloir en bénéficier. Simon est également amoureux d’une femme partie en mission humanitaire en Afrique, à laquelle il envoie chaque jour une cassette enregistrée sur magnétophone, attendant une lettre de sa part en retour avec un espoir relevant presque de la candeur. Lire la suite

Je dois tout à ma mère

27 Mar

Ces derniers temps ont été ceux du seul en scène. Après « Un » et « Deux » Reprise des hostilités,  je suis donc allée découvrir Philippe Honoré sur scène. L’homme n’était pas un complet inconnu pour moi, puisque, en duo avec Philippe Person à la mise en scène, j’avais déjà découvert ses talents textuels (honni soit qui mâle y panse) dans « L’importance d’être Wilde », « Maupassant(es) » et récemment dans l’adaptation des « Enfants du Paradis ». Mais cette fois, ce génie littéraire s’est lancé dans la rédaction d’un texte ne s’inspirant pas d’autres auteurs et qu’il interprète lui-même.

Et ce choix de se lancer sans filet dans le vide est le bon. Surprenant, cet homme fin de corps et d’esprit à la figure bonhomme nous joue l’histoire d’un fils matricide ou désireux de le devenir. Parce qu’à 46 ans, sa mère continue de lui empoisonner la vie. Pour autant qu’il puisse l’aimer, cette vieille femme aigrie et despotique, ou devenue despotique par aigreur ne lui laisse rien passer, se déchaînant en critiques dès qu’elle le voit ou lui parle au téléphone. Alors, lorsqu’un soir, l’un de ses amis lui suggère de la « buter » et lui apprend même qu’il connaît des gens qui pourraient faire le sale boulot, l’idée commence à germer dans son esprit jusqu’à le séduire et le faire succomber.

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Les enfants du paradis

10 Mar

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Les enfants du paradis, pour beaucoup d’entre vous, c’est ce film réalisé par Maurice Carné en 1945 sur un texte de Jacques Prévert avec Arletty et Jean-Louis Barrault. Ce film un peu oublié d’ailleurs, bien que certaines répliques en soient gravées dans la mémoire collective, des phrases aussi belles que « Paris est tout petit, pour ceux qui s’aiment comme nous, d’un aussi grand amour » ou « Non seulement vous êtes riche, mais encore vous voulez qu’on vous aime comme si vous étiez pauvre! Et les pauvres, alors? Soyez un peu raisonnable, mon ami. On ne peut tout de même pas tout leur prendre, aux pauvres! ».

Mais bien au-delà de ça, les enfants du paradis, c’est l’ambiance du théâtre et des saltimbanques. Dans le Paris des années 1830, lorsque Frédéric Lemaître, jeune acteur, se fait embaucher dans un théâtre, où travaillent Nathalie, fille du directeur, et Baptiste, qui joue la pantomime, et dont Nathalie est éperdument amoureuse. Garance, en croisant ce petit monde, va bouleverser leur univers. Lire la suite

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