Tag Archives: manufacture des abbesses

Pour le meilleur et pour le dire

3 Sep

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Le spectacle vivant, surtout en région parisienne, propose régulièrement de très belles créations qui permettent à tous types de publics de passer de jolies soirées (ou matinées selon le cas), placées sous le signe du rire ou de l’émotion. Pour autant, comme dans l’ensemble des disciplines artistiques, les vrais coups de cœur, les pièces qui transportent véritablement, ne sont pas légion. Et me concernant, « pour le meilleur et pour le dire » en est un. Qui réunit de surcroît à la fois le rire et l’émotion. Lire la suite

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Fuck America

30 Août

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La Manufacture des Abbesses a comme à son habitude décidé de faire preuve d’audace et d’originalité dans sa programmation en accueillant la compagnie du Théâtre du Rictus, laquelle se définit comme « explorant à travers de textes contemporains les mythes fondateurs de notre civilisation ». Deux pièces de cette troupe des Pays de la Loire sont ainsi à l’affiche : Asphalt Jungle de Sylvain Levey et Fuck America d’Edgar Hilsenrath, auteur connu avant tout pour avoir écrit « le nazi et le barbier ».  Bien que très différentes, ces deux spectacles semblent (j’insiste bien sur le verbe sembler puisque je n’en ai vu qu’un) avoir en commun de jouer à la fois sur la noirceur et l’humour, et d’inviter le public à se questionner sur notre époque.

Dans « Fuck America », l’on fait la connaissance de Jakob Bronsky, qui, en 1952, 13 ans après sa première demande au consulat américain pour fuir le nazisme, peut enfin quitter l’Europe pour débarquer à Ellis Island. Ayant ainsi survécu aux ghettos nazis sans jamais préciser comment – en grande partie parce qu’il cherche à occulter cette période plus que sombre –, il découvrira assez rapidement que New York ne permet pas à tous ses habitants de goûter au fameux rêve américain. Lire la suite

Criminel

20 Nov

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Ayant adoré Mécanique instable et plus encore Chute d’une nation du génial Yann Reuzeau, c’est sans hésitation et quasiment les yeux fermés que je me suis rendue à la Manufacture des Abbesses pour découvrir son dernier texte, qu’il met également en scène « Criminel ». L’histoire est celle de Boris qui vient de passer 15 ans en prison pour le meurtre de son père, un homme violent qui l’a toujours maltraité. Et pour avoir été reconnu coupable d’avoir agressé sa sœur Camille qui a frôlé la mort ce jour-là. Avec un réel mystère qui plane autour de ce deuxième crime. Lire la suite

La rafle du Vel d’Hiv

6 Sep

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Il peut spontanément et légitimement paraître un peu plombant, à peine passées les vacances d’été, de commencer la saison théâtrale par une pièce qui ne parle pas d’un sujet léger, comme son titre le laisse en effet apparaître. Et pourtant, paradoxalement, je me réjouis d’avoir vu ce spectacle-là pour ma « rentrée théâtrale ». Parce que j’y ai trouvé précisément ce qui fait que je cours les salles tout au long de l’année et que je trouve dans ce loisir ma bulle d’oxygène : j’ai été touchée par les mots de Maurice Rajsfus (l’auteur), par l’engagement de Philippe Ogouz (le comédien) et aussi énormément par l’accompagnement de Paul Predki à l’accordéon. Lire la suite

Madame Diogène

26 Août

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En cette fin de mois, d’août les théâtres tournent encore hélas au ralenti, beaucoup ne rouvrant leurs portes que d’ici 15 jours – 3 semaines. La Manufacture des Abbesses a choisi de faire sa rentrée ce mercredi avec une pièce audacieuse, l’adaptation du roman « Madame Diogène » d’Aurélien Delsaux, mise en scène par l’auteur lui-même.

L’histoire n’a pas vraiment goût de sable chaud, puisque ce sont plutôt les déchets, la poussière et les cafards qui poussent chez Madame Diogène, prototype de la vieille femme marginale de certains faits divers, vivant recluse et entassant des choses inutiles et sales qui, selon ses propres mots, ont fini par constituer un vrai cafard-naüm, et naturellement à attirer l’attention des voisins sur elle, à cause des murs poreux et des vilaines petites bêtes qu’ils voient désormais grouiller chez eux. Lire la suite

Independence

17 Mai

Independence est une pièce que je qualifierais de pièce d’ambiance, parce qu’elle ne vaut pas tant par son histoire que par l’impression qui s’en dégage. La trame en est relativement simple : Kim, première d’une fratrie de trois filles, revient à Independence dans l’Indiana, au bout de 4 ans d’absence, appelée en urgence par sa sœur Jo. Elle pense que leur mère Evelyn, qui oscille entre caractère fantasque et folie, a besoin de sa présence. En fait, Jo, enceinte d’un gars du coin, souhaite réunir toute sa famille autour d’elle. Lire la suite

Autopsie de l’amour

5 Déc

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L’idée de base de la pièce, programmée en ce moment à la Manufacture des Abbesses est intéressante : montrer comment deux personnes en mal d’amour décident de former un couple et comment celui-ci évolue au cours des mois, des semaines, des années… Malheureusement, c’est cette même idée qui empêche le spectacle de prendre pleinement corps.

A la base donc, un homme qui se sens seul rencontre une femme lors d’une soirée, et lui propose d’être sa petite amie en « CDD rémunéré de 5 mois ». Elle, thésarde en psychologie, accepte, souffrant elle aussi de solitude. Vivant côte à côte, ils se prennent au jeu de l’amour. Seulement, ils ne formeront jamais un couple. On les voit donc, passant leur temps à vouloir se séparer, n’y parvenant jamais ou plutôt y renonçant toujours, mais sans jamais avoir de projet commun, de vision, d’envie de grandir avec l’autre en le faisant grandir aussi. Lire la suite

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

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rienaredire

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