Tag Archives: nostalgie

Lettre à la télévision

28 Nov

Chère télévision,

D’aussi loin que je me souvienne, tu as toujours fait partie de ma vie. Je dis d’aussi loin que je me souvienne, car j’ai grandi à une époque où les recommandations sur l’exposition à toi n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui, mais aussi où tu étais le seul écran présent dans les foyers et où les membres desdits foyers te consacraient un temps plus limité qu’en ce 21ème siècle. Un temps aussi, où, sans émissions spéciales diffusées sur toi pour mettre en garde sur le temps à te consacrer, l’on savait d’instinct qu’il fallait que les enfants jouent et dessinent et inventent des histoires et, seulement ensuite, te regardent leur raconter des histoires ou les distraire avec des jeux télévisés.

J’ai donc grandi en te voyant plus souvent éteinte qu’allumée, mais en ayant, comme les enfants d’aujourd’hui, une attirance pour ces autres mondes que je découvrais lorsque tu t’animais. Tu m’as fait découvrir Tom & Jerry, Bug’s Bunny, Bip bip et le coyote, Woody Woodpecker, et puis plus tard Princesse Sarah qui reste mon coup de coeur de petite fille, le club Dorothée, Il était une fois la vie, Les mondes fantastiques auxquels je rêvais de participer comme nombre d’enfants, Hugo délire et certainement d’autres émissions que j’oublie et dont se souviennent encore les nostalgiques des années 1980 et 1990.

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Lettre au passé

1 Juil

Automne an 2013 (20)

Je ne sais pas si vous avez déjà vu l’un de ces films où une petite fille écrit à sa future moi de dans vingt ans (ne voyez là aucune allusion, même purement fortuite, à la marionnette d’un certain Jacques C. parlant de son boulot de dans deux ans au début des années 1990). Ou l’un de ceux où la même fillette reçoit un message du futur pour l’aider à affronter l’adolescence et les choix de ses jeunes années d’adultes. Des films souvent un peu mièvres qui passent sur une chaîne gratuite de la TNT l’après-midi. Malgré la qualité la plupart du temps limitée de leur réalisation, on peut s’y laisser emporter, ce qui m’a donné envie d’en reprendre le principe. Mais aspirant à dépasser le stade de la médiocrité pour atteindre celui de l’acceptable, voire du plaisant, j’ai décidé de m’adresser directement au passé (parce que le futur est une page qui s’écrira bien assez vite, et que, ne le connaissant pas, j’aurai du mal à en parler).

Cher Passé,

Je me permets de t’écrire parce que je sais que je ne te reverrai plus, hors des songes et des traces que tu as laissées çà et là, sous la forme de photos, d’objets glanés ici et ailleurs ou de souvenirs ancrés dans ma mémoire. Désormais, seule ton évocation sera possible, et, si agréable puisse-t-elle être par moments, elle ne remplacera jamais ta présence physique.

Depuis toujours, nous avons tout partagé, et pourtant, tu n’as de cesse de te défiler, tel du sable fin que l’on essaierait de faire tenir dans sa main. Toujours visible lorsque l’on regarde en arrière, il faut bien se résoudre à ce que tu ne sois jamais présent à mes côtés. Je dois dire aussi que tu n’as pas une personnalité simple à gérer, tellement tu es changeant. Tantôt triste, tantôt gai, tantôt calme comme l’eau de la piscine, tantôt agité comme une mer en pleine tempête, il a sans cesse fallu s’adapter à toi. Et surtout, supporter les conséquences de tes caprices, puisque tu n’as jamais été là pour les assumer. Oui, tu es comme cela, tu agis de façon impulsive, et puis tu laisses les autres se débrouiller ensuite avec les troubles que tu as semés, tu n’as que faire des conséquences. Lire la suite

Battements d’elles

9 Mar

battements

Ceux qui ici lisent régulièrement mes chroniques théâtrales savent que j’aime beaucoup le Ciné 13 Théâtre. Et que par conséquent, dès qu’une nouvelle pièce y est jouée, je vais la découvrir sans tarder, ou presque (parce que oui, tout de même, je regarde le pitch avant, et que parfois ça ne m’inspire pas). C’est ainsi que j’ai été découvrir le seul en scène de Pierre-Olivier Scotto. J’insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un one-man show tels qu’on les connaît habituellement, même si certaines répliques visent à faire rire. J’ai ainsi pu découvrir cet acteur au parcours déjà riche, ayant commencé à la Comédie-Française avant de la quitter pour écrire, jouer et mettre en scène plusieurs pièces pour certaines auréolées de succès. Pour les cinéphiles, il est le réalisateur du Roman de Lulu avec Thierry Lhermitte.

Après un parcours riche donc, notre homme a cette fois choisi de se mettre en danger, en se racontant un peu lui-même. Ou plutôt en racontant comment les femmes l’ont fait grandir grâce à ces « battements d’elles » qu’elles lui ont offert. De la dame de la cantine à ses amantes, de la directrice de son école primaire à sa femme, de sa psychanalyste à son ancienne camarade de classe rencontrée au Super U. Lire la suite

Souvenirs et nostalgie

13 Jan

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Nous sommes nombreux aujourd’hui à clamer notre besoin et notre envie d’aller de l’avant, de regarder vers l’avenir et de savoir profiter du moment présent. Et la poursuite de cet objectif est une noble cause, cela va sans dire. Parce que notre bonheur futur se joue là, à cet instant même où nous faisons des choix qui vont engager le déroulement des prochains jours, des prochains mois, des prochaines années. Et aussi parce que chaque petit signe qui passe, bon ou mauvais, un sourire ou une larme, une phrase qui nous touche, une image insolite, une dispute dans le métro ou un enfant qui s’extasie devant un escalator, le chassé-croisé des voitures sur un gros carrefour, toutes ces petites scène de la vie quotidienne sont autant d’instants qui nous remplissent, qui nous nourrissent, et qui nous donnent le sentiment de vivre plus pleinement, de participer au fonctionnement de la grande machine du monde, à la fois spectateurs et acteurs.

Mais ces moments dont nous sommes témoins ou acteurs sont aussi autant de souvenirs que nous emmagasinons, et que nous laissons se réveiller au gré de nos humeurs ou d’autres évènements. Parce que malgré tout, chacun à des degrés différents, nous sommes attachés à notre passé. A toutes ces mêmes petites choses qui nous ont fait arriver là où nous sommes aujourd’hui. Aux grandes choses aussi d’ailleurs. Et nous en conservons tous les traces, pas seulement dans notre cerveau, mais aussi chez nous. Ces lettres, ces photos, ces messages conservés, ces objets rapportés de vacances, ces cadeaux que nous conservons des années par affection pour ceux qui nous les ont offerts. Tout ce qui nous relie à la fois aux autres et à notre vie d’il y a 6 mois, 10 ans, 20 ans… Lire la suite

Jeune ou pas jeune ?

11 Déc

jeune

 

Lecteur, lectrice,

As-tu déjà vécu cette fascinante transition, qui se vit généralement entre 30 et 40 ans, plus précisément dès 31 ans pour les femmes, rapidement matures, souvent vers 39 ans pour les hommes, éternels adulescents (je provoque moi ? mais non, pas du tout enfin…), entre la jeunesse et… en fait euh…disons… la deuxième jeunesse ? N’as-tu jamais vécu ce moment, étrange et pénétrant, où cet âge jusqu’alors inconnu a fait de toi ni tout à fait un jeune, ni tout à fait un non jeune, une personne sans qualificatif d’âge qui s’aime mais peine à être comprise dans sa singularité où se conjuguent vitalité et maturité ?

Ndlr : cet article traite de la trentaine mais se veut accessible aux quadras, quinquas et au-delà, qui revivront peut-être de doux souvenirs, ainsi qu’aux vrais jeunes, qui découvriront ce qui leur pend au nez inévitablement.

Parenthèse refermée, je parlais donc de cet état où l’on réalise que l’on a définitivement plus vingt ans. Pour s’en rendre compte, il y a différents signes qui ne trompent pas :

  • Lorsque l’on a besoin d’une semaine entière pour se remettre d’une soirée à laquelle on est restés jusqu’à 5 heures du matin (mais enfin, comment faisait-on pour tenir le rythme il y a cinq ou dix ans ?)
  • Lorsque pour les mêmes raisons, on se met à préférer les dîners ou les soirées qui commencent vers 20 heures pour s’achever avec le dernier métro/bus/tramway à celles qui débutent aux environs de minuit Lire la suite
amenaviguante

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