Tag Archives: partage

Nos vies foutraques

25 Sep

A une période où les réseaux sociaux ne cessent de gagner en influence, il est de bon ton de mettre sa vie en scène, avec des photos sur Instagram de moments heureux parfaitement cadrés ou rognés pour ne pas laisser apparaître le petit détail du lieu de villégiature qui trahirait que le village de bord de mer choisi n’est pas à la hauteur des plus belles plages de Guadeloupe, ou des portraits pris du meilleur angle avec le filtre ou la retouche peau de pêche, des grandes leçons sur le rebond professionnel sur LinkedIn, des posts sur Facebook témoignant de nos magnifiques avancées sur tous les plans, et des tweets avec le juste dosage de causticité et d’optimisme, ou encore des montages sur tik tok, des essais de vidéo à la pointe de l’originalité sur Youtube, des stories sur snapchat, etc.

Toute cette mise en scène demande un peu voire énormément de temps selon le nombre de réseaux investis, des savoir-faire techniques également pour nombre de ces réseaux, du talent et de la créativité pour procéder à un habile « storytelling » de sa vie, et certainement d’autres prérequis ou compétences que j’oublie de lister ici. Nous sommes ainsi très nombreux à chercher à donner une bonne apparence de nous-mêmes, pour des raisons pouvant aller du besoin légitime de reconnaissance ou de « se vendre » lorsque nous utilisons les réseaux professionnels en quête d’un nouvel emploi ou de clients à de la pure valorisation narcissique. Comportements que nous adoptons naturellement aussi hors de la « toile », la volonté de paraître à son avantage n’ayant bien sûr pas attendu Marc Zuckerberg, Jack Dorsey ou Zhang Yiming pour se développer, en témoignent déjà les peintures et écrits hérités des siècles passés.

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Espoir du soir

15 Déc

Londres Août 2013 (1043)

A certaines périodes, hélas bien malgré soi,

On se sent moins en forme, on erre un peu, l’air las,

On peine à ressentir de délicieux émois,

Le diapason refuse de nous donner le la.

Pour contrer l’amertume de cette humeur sournoise,

On cherche à regoûter aux douceurs de la vie,

Le chocolat fondu sur la tarte vergeoise,

Et autres menus plaisirs qui comblent nos envies. Lire la suite

Dire ce que l’on ressent

9 Sep

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Il y a quelques jours, je posais la question de dire ou ne pas dire aux gens ce qui nous brûle la langue lorsqu’on les voit ou qu’on les écoute parler. Ce soir, je poursuis sur la question de la franchise suite à une discussion enfiévrée en fin de journée autour d’un verre avec deux hommes (des amis, n’allez pas penser à mal). L’un des protagonistes se plaignait d’une femme le poursuivant de ses assiduités, malgré les signaux de non réceptivité qu’il disait lui avoir envoyés. L’autre estimait également qu’éconduire la dame par des biais détournés constituait sans nul doute la meilleure solution. Là, malgré les bonnes manières que l’on m’a inculquées selon lesquelles une demoiselle se doit de rester douce et discrète, mon caractère prit le dessus et j’intervins prestement pour condamner assez vivement ce comportement. Je le dis alors tout de go, pour moi la meilleure réponse à ces empressements était d’y couper court en disant simplement à l’intéressée que ses élans n’étaient pas partagés. Mais les deux sieurs me faisant face, décidément d’accord, me répliquèrent que s’ils choisissaient cette solution, la belle en souffrirait. Certes, j’en convins, tout en soulignant qu’il était inévitable qu’elle éprouve de la déception si le sieur tant apprécié ne l’aimait pas en retour, et qu’une formule directe ou détournée ne changerait rien à ce fait. Mon argumentation dut être peu convaincante, car je vis clairement qu’ils ne démordraient pas de leur position. Je n’insistai donc point, renouant en cela avec la savoir-vivre hérité de mon éducation.

Au-delà de l’anecdote, que vous jugerez ou non plaisante, j’ai donc eu envie d’évoquer cet aspect de la franchise, qui consiste à dire, avec diplomatie mais pour autant sans fard, son véritable ressenti à ceux et celles que l’on apprécie. Peut-être aussi ma prose est-elle liée au fait que lorsque j’ai une idée, je n’en démords que difficilement, et que, n’ayant pas réussi à convaincre mes amis, je fais de vous mes nouveaux cobayes, allez savoir… Lire la suite

Copines, amies, hommage à ces femmes pas si ordinaires

21 Août

copines

Précieuses, parfois un peu chieuses, rigolotes, parfois un peu poivrotes, passionnées, parfois un peu compliquées, que serait notre vie de jeunes femmes épanouies sans nos précieuses amies ? De celle fidèle en toute circonstances, qui nous connaît par cœur à la plus délurée ayant toujours de bonnes idées pour s’amuser, en passant par la raisonnable courageuse sachant tout endurer, je voudrais rendre hommage à toutes ces filles si précieuses avec lesquelles la solidarité se pratique tant dans les rires que dans les soirs de blues. Avec un peu de dérision, avec pas mal d’émotion aussi.

J’avais envie, par facilité, par habitude aussi, de les ranger un peu au carré dans une typologie allant de la fée du logis à la révoltée qui rugit. Mais ce serait en amplifiant certains de leurs traits réduire ce qui fait leur attrait. Très longtemps, pratiquement toute mon adolescence durant en fait, je fuyais leur compagnie. Pour moi, elles n’étaient que des chipies péroreuses et crâneuses. J’aimais mieux avoir des copains, ils étaient plus francs et aimaient faire du patin. Jusqu’au jour où ces derniers commencèrent à penser davantage à en rouler, des patins, qu’à glisser dessus au square municipal. Et de préférence aux plus chipies, celles qui savaient le mieux minauder (on est un peu con quand on a 17 ans, et qu’il y a une jeunette bien maquillée sur la promenade).

Dépourvue d’une partie de ma compagnie, faisant face à quelques jalousies, et ayant conscience que seuls les imbéciles ne changent pas d’avis, je décidai alors de redonner leur chance à mes paires (je laisse aux misogynes leur droit de contestation sur cette orthographe). Et le temps me donna raison. Lire la suite

Hymne à mon agenda papier

6 Déc

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Je souhaite ici narrer l’histoire rafraîchissante

Qui, un peu hors du temps, se voudrait distrayante,

D’une passion entretenue toujours fidèlement

Qui ne saurait défier les barrières du temps

Celle que j’ai conçue depuis quelques années

Pour un petit objet paraissant suranné,

Un carnet plein de charme aujourd’hui oublié

Que je veux faire renaître du fond des cavités,

Le témoin de très beaux moments d’intimité

Vécus toute l’année : mon agenda papier. Lire la suite

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

Des images... et des mots

rienaredire

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Chroniques erratiques d'une emmerdeuse

Wandering City et tout le reste

Les confidences extraordinaires du Professeur Bang

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Étale Ta Culture !

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