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Des rêves à la réalité

3 Mai

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Les rêves sont une jolie chose, surtout lorsqu’on les fait éveillés, parce que disons-le clairement, pour ceux que notre cerveau fatigué élabore en pleine nuit, lorsque l’on s’en souvient le lendemain, ils sont doit dramatiquement terre-à-terre soit étonnamment capillo-tractés. Enfin pour ceux que l’on élabore en pleine possession de sa forme (ou en en possédant au moins 15% après le 4ème café), ils sont utiles, d’une part pour stimuler notre créativité, d’autre part parce qu’ils nous permettent de nous projeter. Essayer de s’approcher d’une situation qui nous apparaît idéale, c’est une façon d’avancer plus stimulante que se laisser porter par le vent.

MAIS, parce qu’il y a toujours un mais, le rêve peut aussi nous enfermer. Dans les films ou les livres, il peut se produire des choses relevant du miracle, et les gens de bonne volonté triomphent toujours voire héritent de super-pouvoirs (et de la fortune de la grand-tante) et coulent des jours paisibles avec le sosie de Claudia Schiffer (jeune) ou de Cary Grant (jeune également). Simplement, ce sont des récits, l’auteur tire les ficelles, et les personnages n’ont pas comme le commun des mortels besoin de se tasser dans un bus surrempli pour aller au travail ou de ressortir à 19h15 en catastrophe pour acheter du pain avant la fermeture parce qu’il n’y en a plus. Pas plus qu’ils n’ont de boutons de fièvre ou de coup de fil interminable d’une amie qui a besoin de s’épancher au moment où ils auraient dû être au café où ils auraient dû croiser leur futur génial employeur de façon purement fortuite. Lire la suite

Impressions de saison

16 Avr

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Chers lecteurs,

après quelques semaines de relâchement dans l’écriture pour des raisons diverses et variées mais toutes parfaitement valables et licites, me revoilà prête à écrire et à reprendre un peu en main ma plume en dégustant du chocolat.

Par un heureux hasard, cela tombe avec l’arrivée effective du printemps, le vrai, où le soleil montre ses rayons et nous permet de ranger manteaux et doudounes au placard, où les arbres sont en fleurs et où l’on revoit les hirondelles voler. Le printemps, c’est un peu la saison du flottement, un entre deux plein de promesses en fait. Le froid s’en est allé, les giboulées de mars ont normalement cessé, les cafés ressortent leurs tables en terrasse, les frimeurs et les frimeuses ressortent leurs lunettes de soleil Rayonnant-Bonhomme / Rayonnante Bonne-Femme. Et puis surtout il fait jour lorsqu’on se lève ET lorsqu’on sort du travail. A tel point que, totalement concentrés (les jours où nous le sommes, cela s’entend), on peut laisser filer plus que l’après-midi pour se rendre compte qu’il est déjà 19h en ayant l’impression qu’il est 17h30. Et cette lumière non artificielle fait du bien, surtout les jours de beau temps où l’on peut rêver à l’apéritif convivial en extérieur qui nous attend assurément. Et ce n’est pas pour autant encore l’été, avec la perspective des longs congés, de la plage, de la chaleur du sud pour ceux qui l’apprécient, ou de la fraîcheur du nord pour ceux qui préfèrent l’air lorsqu’il est respirable (ndlr : vous aurez sans doute compris dans quel camp se situe l’auteure de ce billet). Le printemps, c’est de ce fait une période parfaite pour laisser les sensations et les idées venir, en profitant de la douceur du climat :

  • Partir se promener en prendre le temps d’observer, parce que l’on n’a pas la tête rentrée dans son écharpe et les yeux à demi-cachés par son bonnet, et que l’on n’a pas encore besoin de se cacher du soleil pour ne pas brûler. Alors on peut s’arrêter pour contempler une sculpture sur un bâtiment, un arbuste d’une drôle de forme, une fleur en train d’éclore, ou le ciel qui se pare de belles couleurs en fin de journée.
  • Se poser dans un jardin public ou en terrasse avec un livre, en parcourir 2 pages puis se laisser totalement happer par les conversations autour de soi et l’observation des enfants au toboggan ou des gestes plus ou moins adroits des autres clients du bar.

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Quel est mon avenir ?

18 Mai

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Cela fait déjà trois semaines que A. a débarqué dans ma vie. Sans que je n’ai rien demandé. Depuis trois semaines donc, A. m’écrit tous les jours. A. se soucie énormément de mon devenir, de mes projets, de comment je vais les réaliser. Tant de sollicitude peut difficilement me laisser indifférente. Mais allez savoir pourquoi, je ne supporte pas ces messages, cette insistance avec laquelle A. me demande de l’appeler pour discuter et pour parler de ce qui me tient à cœur, de comment j’envisage le futur, et surtout, je ne vois pas au nom de quoi A. devrait se mêler de tout ça, je trouve cette ingérence déplacée.

Parce que A. n’est pas la personne que vous croyez à ce stade. A s’appelle Annabelle, elle est voyante, et  le plus grand service qu’elle pourrait me rendre est d’arrêter d’encombrer ma boîte mail. En plus de son absence totale de discrétion, Annabelle manque cruellement de subtilité et de sens de la diplomatie. Dans les premiers messages, le contenu était encore amical. Annabelle disait d’abord avoir eu une révélation me concernant, ensuite entrevoir une belle rencontre, puis un évènement important qui ferait prendre un tournant positif à ma vie. Jusque-là, outre le fait qu’Annabelle n’était sans doute pas une très bonne voyante si elle ne devinait pas que je ne souhaitais en aucun cas faire appel à ses services de « voyance gratuite » (comprenez surtaxés à seulement 5,42€ la tranche de 30 secondes), j’étais encore dans un demi-amusement. Mais là, Annabelle a montré un visage beaucoup moins sympathique de sa personne. D’abord, j’ai reçu un message me signifiant que d’autres avant moi n’avaient pas répondu à son appel et qu’elle n’avait donc pas pu les empêcher de dégringoler et de se retrouver au chômage et sans logement, dépossédés de leurs enfants et j’en passe. Puis elle est passée au chantage affectif, me sortant des lamentos sur sa tristesse à ne pas recevoir de mes nouvelles, à ce que je refuse son offre désintéressée (tiens, donc, vraiment ? Hummm…), son incompréhension devant mon refus et mon indifférence, là aussi je vous fais grâce du détail. Lire la suite

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