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Manager, une vraie fonction

28 Nov
Crédits : photo-libre.fr

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Cela fait déjà quelque temps (trop à mon goût) que je ne vous ai pas entretenu sur le monde de l’entreprise. Vous l’aurez sans doute compris pour ceux qui ont lu mes précédents articles sur le sujet, ce qui s’y passe m’intéresse pour de multiples raisons qui mériteraient un article à elles seules. Cela dit, ce n’est pas de cela que je souhaite parler ce soir mais de management et de managers. Parce que le système actuel, en tout cas en France, est catastrophique. Combien d’entre nous ne se plaignent pas au moins une fois par semaine de leur(s) manager(s) ? Les « mon n+1 est un connard » ou « mon n+2 n’écoute rien » sont légion aujourd’hui, et rien ne semble hélas présager d’une amélioration. Certes, nous avons cette mentalité de râleurs qui nous fait cracher facilement les uns sur les autres, et là le manager est une cible toute désignée, même si globalement, nous n’en sommes pas non plus trop mécontents (un conseil, si vous êtes franchement contents de votre n+1, faites-le lui comprendre ça l’encouragera à rester). Pour autant, il existe un vrai problème avec le système tel qu’il est pensé.

Déjà ce terme de manager que l’on emploie parce que tout simplement c’est un concept qui ne semble pas être français. Penchons-nous donc sur sa traduction. Littéralement, « to manage » signifie gérer. Le manager serait donc un gestionnaire. On sent bien qu’il manque là quelque chose, si l’on considère que sa tâche est simplement de veiller à gérer ce qui constituerait son actif, à savoir un certain montant de ressources financières et un certain volume d’heures de travail en vue d’obtenir une production. Il manque là la dimension relationnelle du poste. Essayons maintenant avec ce fameux N+1/1,5/2/2,5 etc. (oui, nous aimons beaucoup les échelons hiérarchiques en France). Donc N représente le ou les individu(s) situé(s) sur le même palier que vous, et au palier du dessus, vous avez les +1, les +1,5 etc., ce qui fait que le manager devient un « homme banal » qui est posté à l’entresol, sur la mezzanine ou à l’étage du dessus. Bref qu’il n’est pas votre voisin et que pour lui parler il faut sonner à la porte. Ça ne dit pas grand-chose de son rôle non plus, mais il a certainement une vue plus agréable que la vôtre depuis son bureau. Lire la suite

C’est l’histoire d’une entreprise…

22 Août

New York Mars 2013 (1161)

C’est l’histoire d’une entreprise qui croyait qu’elle fonctionnait d’elle-même, comme cela, qu’il suffisait de mettre des ordinateurs et des gens dedans et que ça fonctionnerait. Elle vivait depuis de nombreuses années déjà, et, malgré son âge de sénior, elle était encore bonne à l’usage. Elle avait déjà vécu, traversé de bonnes et de mauvaises périodes, et toujours elle se dressait là, fièrement. Contente de son avancement.

Et puis un jour, elle vit que ses bénéfices commençaient à diminuer. Au début, elle ne s’en inquiéta pas. Un plan d’amortissement, un mauvais investissement, tout cela s’expliquait parfaitement. Elle n’alla pas chercher plus loin, voir si quelque chose se passait à l’intérieur. C’est sûr, ça allait repartir. Mais 2-3 années se passèrent et la chute continuait. Il fallait désormais agir. On commencerait par baisser les coûts. On allait retarder d’un an le changement des équipements et prendre des fournisseurs moins chers.

Seulement, cela ne suffit pas, au contraire les choses s’aggravèrent. L’entreprise n’était pas contente. Elle se dit que les gens dedans n’y mettaient pas du leur. Certains se plaignaient même, que les nouveaux fournisseurs faisaient du moins bon travail et que cela faisait perdre de l’argent. Et que les machines tombaient en panne plus souvent et que cela faisait perdre du temps. Ces râleurs mettaient du mauvais esprit, sûrement ils démotivaient les autres. Il fallait s’en séparer, ils furent donc licenciés. Les autres en furent bien peinés, ils avaient perdu ceux qui les comprenaient et voulaient les aider. Mais désormais ils avaient peur, ils se remirent donc à l’ouvrage sans broncher. En plus, cette fois, les machines avaient été changées.

Et puis une crise arriva, une nouvelle, l’entreprise demanda à ses « collaborateurs » de retrousser leurs manches et de se serrer les coudes pour y faire face. Proférant à demi-mot d’assez claires menaces. Si elle ne maintenait pas ses bénéfices, si elle ne les augmentait pas d’ailleurs tout bonnement, il faudrait de nouveau « faire des économies ». Lire la suite

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