Tag Archives: rêves

Au gré du vent

31 Déc

vent

Ndlr : l’action de cette petite histoire se déroule à Londres, mais par souci de ne pas faire frémir les personnes natives ou bilingues, aucun anglicisme ni tentative de

Depuis aussi loin qu’elle pouvait s’en souvenir, Judith aimait ce musée Elle s’y sentait bien et venait régulièrement s’y ressourcer. Les collections lui étaient devenues familières au fil de ses visites, à tel point qu’elle repérait d’un coup d’œil chaque nouvelle acquisition et qu’il était rare que son œil la trompât. L’atmosphère si particulière du V&A de Londres ne lassait pas de la séduire et de l’aspirer vers ce lieu. En trois ans passés dans cette ville, elle avait bien dû s’y rendre plus d’une trentaine de fois, la gratuité de l’entrée la poussant pour ainsi dire « à la consommation » d’œuvres.

En plus de l’attirance qu’elle éprouvait pour ces meubles de diverses époques, le rayon des ferronneries, les costumes de cinéma, les sculpture gréco-romaines et autres trésors étonnant dont recelait le musée de Victoria & Albert, elle y trouvait l’espace que les loyers de cette cité bouillonnante ne lui permettaient pas d’avoir dans le micro-studio qu’elle s’était résolue à louer à prix d’or après une année de colocation mouvementée. Ce samedi-là, elle était donc venue une énième fois se perdre dans ce labyrinthe et rêvasser, comme à son habitude. Lire la suite

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L’art de la composition

10 Août

composition

 

Une fois n’est pas coutume, j’ai décidé pour une fois d’écrire un billet bref. Une fois pourrait toutefois devenir une coutume, parce que la concision a du bon.

Plusieurs fois au cours des dernières semaines, j’ai eu des échanges sur différents sujets qui m’ont conduit à cette réflexion : la vie est imparfaite certes, et on peut faire avec sans en souffrir.

Je n’entends pas par là qu’il faut cesser d’écouter ce qu’on ressent, ou nier la gravité de certains événements, oublier ses échecs ou ne pas chercher à se donner le plus de moyens possible pour accomplir ses rêves. Seulement, les évènements graves ne peuvent pas être changés, les échecs sont advenus et certains rêves ne s’accomplissent pas, même s’ils correspondent à des désirs maintenant. Ou les conditions ne permettent pas à l’instant présent qu’ils s’accomplissent. Lire la suite

Que sont devenus nos rêves d’enfant ?

12 Mai

Lorsque nous étions enfants, nous avions des rêves rocambolesques, qui changeaient au gré de nos humeurs. Nous nous rêvions pilotes de chasse, sauveur de l’humanité, présidents du monde (chose que seuls des gens comme Edwy Plénel ont réussi à accomplir…), inventeurs d’un tapis volant plus rapide que celui d’Aladin, bâtisseurs de palais, et autres vocations grandioses. Nous serions tous beaux, riches et intelligents, les guerres n’existeraient plus, les colombes seraient plus nombreuses que les pigeons parisiens, des cigognes nous apporteraient des bébés qui feraient leurs nuits en deux jours, et nous serions un couple de prince et princesse qui ne se disputeraient jamais pour savoir qui descendrait la poubelle le dimanche soir (parce que, esclavagistes que nous étions alors sans le savoir, nous aurions 4 domestiques pour s’en occuper). Et puis nous aurions une voiture de course et des robes cousues avec du fil d’or, une maison avec six chambres, une terrasse et une piscine en sous-sol en plein quartier latin à Paris ou surplombant Porquerolles… bref, tout serait pour le mieux dans notre monde enchanté.

Et puis, nous voilà aujourd’hui, loin de cette période où nous n’avions cure du réalisme, toujours avec des rêves, mais bien différents de ce qu’ils étaient alors. C’est pourquoi je vous propose ce soir un petit tour d’horizon sur la façon dont nos aspirations se sont transformées à l’insu de notre plein gré.

Le tapis volant : puisque j’en parlais, je vais commencer par celui-là. En fait, depuis nos jeunes années, nous avons sans doute tous pu tester le truc, mais bien différemment de la façon dont nous nous imaginions la chose : le tapis a glissé, nous avons volé, fin de ce fantasme stupide. Mais si on arrivait à inventer une petite cabine que nous serions la seule à posséder (parce que sinon, retour des embouteillages) avec chauffage et thermos intégré pour l’hiver, toit ouvrant et mini-frigo pour l’été, nous permettant de nous élever au-dessus du trafic, nous serions toujours preneurs.

Devenir infirmière. Mais pourquoi diable, nous petites filles, voulions exercer ce métier ? La vue du sang nous fait horreur, les horaires décalés très peu pour nous, quant à la reconnaissance, qu’elle soit humaine ou financière, elle est loin d’être à la hauteur de l’implication des hommes et des femmes qui en ont fait leur profession.

Gagner beaucoup d’argent. Alors là-dessus, je suis partagée. Parce que gagner beaucoup d’argent, c’est encore le rêve de beaucoup de gens. Et sans rien faire de préférence (et la Cie nationale des amusements à cocher et à gratter, elle, a fait fortune grâce à cela). Il y en a aussi qui deviennent traders, mais bon, Kerviel a quand même montré qu’on pouvait devenir endetté à hauteur de 4,9 milliards d’euros (ce qui est quand même très inférieur au déficit annuel de la France il faut malgré tout le redire), ça mérite d’y réfléchir à deux fois.  Pour ma part, je serais très fière si je gagnais une jolie somme grâce à une chouette innovation ou en tout cas par le fruit de mon travail. Sinon, je pense qu’il y a plus important quand même que l’appât du gain pour le gain. Un bon niveau de confort je le souhaite à tout le monde, crouler sous l’argent non. Encore moins s’il n’est pas mérité. Lire la suite

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

Des images... et des mots

rienaredire

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Wandering City et tout le reste

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#EtaleTaCulture – La Culture Générale pour briller en société

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