Tag Archives: spectacle comique

Née sous Giscard

22 Juin

giscard

Comme certains d’entre vous le savent, je ne cours pas après les spectacles d’humoristes. Que cela soit clair, j’aime beaucoup rire, mais j’ai tendance à trouver que beaucoup de ces prestations se ressemblent. Formés auprès des mêmes « comiques », les élèves ont en effet tendance à user des mêmes blagues, des mêmes tics et des mêmes ressorts en termes d’interactivité. Donc je freine un peu sur ce type de sorties. Et en même temps, lorsqu’une personne seule est douée, je suis ravie de la découvrir. Camille Chamoux est douée, on peut le dire sans risquer l’erreur.

La jeune femme, née en 1979, sous Giscard donc, comme le titre de son spectacle l’indique, nous livre pendant 1h30 ses états d’âme de fille de la génération X et sa « nostalgie » des époques où elle n’est pas née. Elle nous parle de son enfance à l’école et des doutes des trentenaires, nés avec le choc pétroliers et n’ayant connu que la crise. De la musique qui était à la mode quand elle était ado et de celle qu’elle aurait voulu connaître alors, comme Aznavour.

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Gustave Parking

8 Août

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Pour ceux d’entre vous qui suivent régulièrement mes critiques, vous savez ou avez peut-être deviné que le one-man-show est un genre qui chez moi engendre la méfiance. Disons pour être plus explicite que je considère les artistes de show comique en solo (mais c’est pareil quand ils sont en duo) avec le même scepticisme que lorsqu’un membre du gouvernement promet qu’il ne va pas augmenter les impôts. Mais la conjonction de plusieurs facteurs m’a conduit à prendre le risque un peu inconsidéré d’aller voir Gustave Parking :

  • D’abord, nous sommes au mois d’août, et même la 2ème semaine d’août, et la plupart des salles sont fermées, ce qui réduit considérablement l’offre.
  • Dans la plupart des salles qui restent ouvertes se jouent des boulevards contemporains lourdauds, qui sont un peu au théâtre ce que le cubis est au vin.
  • Le spectacle d’Audrey Vernon l’autre jour m’avait un peu remise en confiance, d’où la disposition à redonner une chance au genre.

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Le bal des crapules

21 Juin

L’été approchant m’est venue soudain une idée de légèreté. Et comme ce n’est pas le ciel et ses orages à répétition qui vont nous l’apporter, j’ai décidé de passer outre ma frilosité sur le vaudeville contemporain pour aller assister au bal des crapules. En minimisant les risques tout de même, puisque jusque-là, ce que j’ai vu au Mélo d’Amélie, petit théâtre du quartier Montorgueil, m’avait toujours plu (si vous y allez, prévoyez quelques minutes pour parcourir le passage couvert du Grand Cerf qui se trouve juste à côté).

Me voilà donc mardi soir, seul vrai jour de grande chaleur, dans ce théâtre de poche comme je les aime, craignant de friser la déshydratation, ayant souvenir d’y avoir déjà eu très chaud, mais au final supportant mieux l’atmosphère que dehors où le climat se fait lourd pour mieux préparer le fabuleux orage que nous réserve le lendemain (mais à ce stade, je l’ignore encore).

Et le spectacle commence, tout de suite dans un rythme effréné, avec des acteurs qui courent, sautent et se poursuivent en se disputant. Esprit de Feydeau, je t’ai reconnu. Puis stop et retour en arrière pour comprendre comment on en est arrivé là. Et au départ, les ingrédients sont bien là : un couple mal assorti, lui riche et impuissant, elle fort caractère et cupide, a invité le voisin du dessous et la voisine du dessus pour les faire tomber amoureux, dans l’espoir qu’ils déménagent et revendent leurs appartements, afin de disposer du triplex dont rêve Madame, monnaie d’échange pour le bébé que veut Monsieur.

Mais naturellement, rien ne va se passer comme prévu. Et ça bondit, puis ça rebondit à chaque fin de phrase, laissant à peine au spectateur le temps d’admirer ce décor original, très travaillé et très amusant sur le thème des tomates (je ne vous en dis pas plus) relevé de sièges en revêtement peau de zèbre. Lire la suite

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