Tag Archives: Théâtre 13

Intra muros

10 Avr

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Pour les initiés du théâtre, et même pour les non initiés, on ne présente plus Alexis Michalik, auteur et metteur en scène d’un talent rare, justement auréolé de succès par le porteur d’histoire qui se joue de façon quasi-ininterrompue depuis septembre 2012, puis par le cercle des illusionnistes  et plus récemment par Edmond (que j’admets n’avoir pas [encore] vu) que vous pouvez également aller admirer au Théâtre du palais-Royal.

Le jeune génie de 34 ans nous revient donc avec sa nouvelle création, Intra muros, et renoue avec l’esprit de ses débuts, à savoir une création collective et chorale, avec changements de personnages et de costumes de visu, et le temps qui file à vitesse grand V pour cette histoire où se révèlent petit à petit les véritables lies qui unissent toutes ces personnalités. Lire la suite

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La Carte du Temps – Trois visions du Moyen-Orient

9 Mai

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Il est complexe de parler du Moyen-Orient en 2015 sans que le discours revête un côté passionnel, surtout lorsque l’on parle d’Irak, d’Israël et de Palestine. L’auteur américaine Naomi Wallace a pourtant fait ce choix en 2010 lorsqu’elle a écrit ce faux tryptique, et elle a eu raison. D’abord parce qu’elle a du talent, et puis surtout parce qu’elle a choisi de ne pas faire un travail de journaliste commentant des faits, mais de montrer ces humains pris en otage d’intérêts qui les dépassent.

Dans le premier des textes représentés, « entre ce souffle et toi », un père palestinien vient à la rencontre d’une jeune infirmière israëlienne à l’heure où elle termine son travail. Sa présence n’a rien de fortuit, et pourtant, il est difficile de prime abord de comprendre pourquoi il est là. L’homme paraît délirant, il est surtout déchiré par la mort de son jeune fils quelques années plus tôt, tué par des soldats Israëliens en pleine rue. La jeune femme qui commence par le voir comme un doux dingue commence ensuite à prendre peur face à l’insistance de cet homme à la carrure imposant à lui parler à elle. Petit à petit, elle va découvrir la vraie raison de sa visite, qui est qu’il est persuadé que les poumons de son fils ont été transplantés à l’infirmière et que son enfant vit en elle. De l’hébétude face à cette thèse, elle passera à l’opposition farouche tandis que lui ne démordra pas de son argumentation, cherchant à retrouver une part de son enfant. L’on voit lors de cette première séquence un duel des sentiments, une prégnance des résistances, la force aussi de deux désespoirs forts, celui d’un père détruit et d’une jeune femme dont la survie est incertaine malgré sa greffe quelques années plus tôt. Et puis il y apparaît aussi cette force de l’espoir, que le jeune garçon ne soit pas totalement mort, que l’infirmière déjoue les statistiques encore plusieurs années. Il est difficile de ne pas se laisser toucher par ces personnages, que leur ethnie sépare et que leur humanité rapproche. Et de vouloir très fort que l’humanité gagne plus souvent. Lisa Spatazzi et David Ayala sont très convaincants dans ce face à face où l’on retient souvent son souffle. Lire la suite

Femme de chambre

2 Sep

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Après six semaines de semi-abstinence pour causes variées (festivals, vacances, fermetures saisonnières), le monde du spectacle vivant reprend ses marques dans la capitale. Et pour cette nouvelle saison, je me permets de tricher un peu et de vous présenter une pièce vue en tournée pendant mes vacances (selon un principe fameux un peu revisité : si le théâtre ne viens pas à toi, tu iras vers le théâtre). Il s’agit de « Femme de chambre », adapté d’un roman allemand écrit par Marcus Orths (ne vous inquiétez pas, il s’agit juste d’une précision, si vous ne connaissez pas cet auteur, personne ne pourra légitimement vous le reprocher). Récompensée cet été lors du prix créé par le Théâtre 13, cette pièce contemporaine revient donc pour trois dates à la Maison des Métallos.

L’histoire en elle-même est relativement simple. Lynn, une jeune femme apparemment ordinaire, sort de l’hôpital psychiatrique (il ne sera pas précisé la raison de son séjour) et se fait embaucher comme femme de chambre dans l’hôtel dirigé par son ex-petit ami (lequel en profite de temps à autre pour glâner un petit avantage en nature de la demoiselle). Lynn est un personnage un peu déboussolé. Comme tous ceux qu’elle croise d’ailleurs. Elle s’ennuie, elle souffre de n’avoir rien à espérer, elle se cherche des occupations et des objectifs. En attendant, elle fait preuve d’un zèle peu commun pour tuer le temps, allant même jusqu’à nettoyer les chambres non réservées.

Curieuse, elle fouine dans les sacs des hôtes. Un jour, cédant comme parfois à la curiosité, elle entend les clients qui vont rentrer dans la chambre, et, dans la panique, se cache sous le lit. Ce sera le début d’un nouveau rituel qu’elle répétera tous les mardi. Lire la suite

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

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rienaredire

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